Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 18:30

Mai 1997
 
HARD ROY
 
Par Henry Arnaud
 
C’est à l’hôtel Prescott de Beverly Hills, tout près des studios de 20th Century Fox, que Roy Dupuis a élu domicile pour son séjour à Hollywood. Roy est venu rencontrer la presse à Los Angeles pour présenter la série Nikita.
 
Roy, tu sembles être aussi en demande qu’une star de Hollywood. Quel est ton emploi du temps ces jours-ci?
Mon emploi du temps est très chargé. Je suis venu en Californie en coup de vent pour la promotion de Nikita.
 
T’attendais-tu à ce que Nikita connaisse un tel succès?
Je ne m’étais pas fait d’idées là-dessus. Mieux vaut ne jamais s’emballer, il est toujours difficile de savoir quel accueil les téléspectateurs réservent à un feuilleton ou à un film. Le public est très souvent imprévisible.
 
Quand as-tu décidé de te lancer dans le théâtre?
J’ai commencé à faire du théâtre à l’École Nationale de Théâtre, il y a 10 ans. J’avais alors 24 ans. Les circonstances de mon admission sont assez surprenantes. Michelle Lamonte, une camarade de classe de l’école secondaire, m’a un jour proposé de lui donner la réplique pour l’audition d’entrée dans cette école. Deux jours avant, elle m’avait apporté le questionnaire d’un de ses amis, qui ne se sentait finalement pas prêt pour l’audition. Elle m’avait alors dit: «Pourquoi ne te ferais-tu pas passer pour lui?». Ce que j’ai fait, et sans regret, puisqu’ils m’ont choisi parmi 2.000 candidats.
 
Qu’aurais-tu fait dans la vie si tu n’avais pas fait du théâtre?
Je n’en ai pas la moindre idée. J’étudiais en sciences, et je dois t’avouer que j’étais un peu perdu à cette époque-là. Un soir, je suis allé voir le film Molière, d’Ariane Mouchkine, et j’ai eu une révélation. De là, tout a commencé.
 
Quelles sont les grandes étapes de ta carrière?
J’ai fait beaucoup de théâtre amateur – des pièces dans le style de Roméo et Juliette ou Harold et Maude – avant d’en arriver à la télévision. J’ai eu la chance d'être engagé pour Les Filles de Caleb, aux côtés de Marina Orsini. C’était mon premier rôle important, et il m’a valu une Rose d’Or pour l’Acteur de l’année. C’est certainement l’étape la plus importante de ma carrière. J’ai ensuite joué dans les films Being at Home with Claude et Screamers. Ce dernier long métrage m’a fait davantage connaître aux États-Unis.
 
Comment s’est passée l’audition pour Nikita? Les producteurs recherchaient-ils un Québécois ou un francophone pour interpréter le rôle de Michael?
Non. La première chose que m’ont demandée les producteurs de la série a été de perdre mon accent pour incarner ce personnage. J’ai dû insister pour le garder. Je trouve normal de me battre pour mes racines. Je pense que mon accent apporte même un certain charme, un plus à la série. Cela donne un côté intéressant au personnage de Michael. Depuis que les premiers épisodes ont remporté la faveur des téléspectateurs, les producteurs sont désormais tout à fait d’accord avec moi; je dirais même qu’ils adorent ma prononciation.
 
Quels sont pour toi les inconvénients de ce métier?
Être loin de ma terre et de ma maison, dans la campagne qui entoure Montréal; voilà ce qui est le plus difficile. J’ai un appartement à Toronto, puisque c’est dans cette ville que se tournent les épisodes de Nikita, mais je rentre à la maison toutes les fins de semaine, car la vie montréalaise me manque cruellement. Je me sens un peu loin de chez moi à certaines périodes de l’année, principalement durant les Fêtes.
 
Quelles sont tes relations avec ta partenaire, Peta Wilson, alias Nikita?
On s’amuse beaucoup sur le plateau; l’ambiance est très détendue. Le courant est tout de suite passé entre nous. Il faut dire que j’ai très bon caractère! (rires) Peta est australienne. Elle a un sacré tempérament, qui convient parfaitement au personnage de Nikita. Il n’y a aucune relation amoureuse entre nous, même si je pense que mon personnage, Michael, est secrètement amoureux de Nikita. Peut-être que cela sera développé dans de futurs épisodes.

Source:
Article Magazine 7 Jours

 
1997-05-7Jours

 

«Nikita» en français

 

La vraie voix de Roy Dupuis

 

Avez-vous écouté Nikita cette semaine au réseau TVA? On était en droit de craindre le pire. Quand une émission américaine nous arrive en français, traduite en France, il arrive que la différence de langage, les expressions et le ton soient tellement loin de notre façon de parler qu’on a de la difficulté à croire à ce que nous voyons et entendons à l’écran. Or, la traduction de Nikita est très bonne.

 

Avez-vous reconnu la voix de celui qui personnifie le rôle de Roy Dupuis?

Il s’agit bien de la voix de l’acteur: «Je suis le seul acteur de la série à postsynchroniser son propre personnage de l’anglais au français. Quand j’ai lu les textes en français (la traduction est faite en France), j’ai dû changer certaines expressions qui se disaient très mal et qui étaient beaucoup trop en argot parisien. Je n’étais pas capable de dire ces phrases de façon sérieuse», dit-il en substance.

 

Ceux qui ont vu le premier épisode ont eu de la difficulté à reconnaître la voix de Roy Dupuis. Bien articulé, il emprunte un accent très conventionnel. D’ailleurs, dans la série originale en anglais, Roy, dont le personnage est européen (Belge), a volontairement choisi de casser légèrement l’anglais pour donner plus de crédibilité à son rôle.

 

Par Y. B. (scan article journal)

Source exacte inconnue
 


8 mai 1999
 
Par Paul Villeneuve
 
En vedette dans «Nikita»
Dans la vie, Roy Dupuis est plus près d’Ovila que de Michael
 
Roy Dupuis est maintenant une vedette internationale. La série Nikita, dans laquelle il partage la vedette avec Peta Wilson, est diffusée dans une cinquantaine de pays.
 
Tout comme en janvier 1996, soit lors d’une précédente interview, Roy Dupuis prend place à un bout de la table de cuisine de son agent, Hélène Mailloux, avec une tasse de café. À cette époque, Roy Dupuis ne savait pas encore qu’il ferait partie de la série Nikita et qu’elle serait diffusée en première, un an plus tard, au USA Network.
 
Physiquement,  l’acteur  n’a  pas  changé

Tout en demeurant discret, Roy Dupuis parle quand même plus qu’à l’époque où il incarnait le personnage d’Ovila dans Les Filles de Caleb. Mais cela, on l’avait déjà constaté lors de l’interview qu’il nous avait accordée à l’occasion de la sortie du long métrage Screamers, de Christian Duguay.
 
Roy Dupuis nous avait alors affirmé qu’il ne pensait pas à son avenir professionnel. «Au contraire, je pense plutôt à moi, à apprendre à me connaître parce que je n’ai pas encore eu le temps de me rencontrer. Maintenant, j’ai le temps de prendre soin de moi, de me retrouver», avait-il précisé.

Bien qu’il se soit quelque temps plus tard lancé dans l’aventure de Nikita, le natif de l’Abitibi semble s’être effectivement retrouvé.
 
Un  besoin  d’espace 
 
Le réseau TVA diffuse maintenant la première des trois séries de Nikita«En France, c’est un acteur français qui a doublé la voix de mon personnage pour la première série. Je l’ai appris lorsque j’ai su que la série était diffusée là-bas. Lorsqu’on m’a par ailleurs informé que la série le serait ici, j’ai tenu à doubler la voix de Michael», révèle le comédien.
 
Roy Dupuis reconnaît que Nikita est devenue, tout comme la série X-Files, une émission-culte. Il suffit d’ailleurs de naviguer sur Internet pour se rendre compte de l’engouement des jeunes pour la série et ses héros. Plusieurs sites à travers le monde sont d’ailleurs consacrés à l’acteur québécois.
 
Produite par la Warner Brothers, Nikita est entièrement tournée à Toronto. «C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai accepté de participer à la série. Ça me permettait de revenir au Québec plus facilement. Parce que le rôle principal est celui de Nikita, je m’attendais, au départ, à des semaines de travail de trois jours, mais, finalement, le personnage de Michael s’est développé et je dois y consacrer plus de mon temps», souligne-t-il.
 
Hollywood courtisait Roy Dupuis pour des séries depuis quelques années déjà, mais il n’avait pas envie d’aller tourner à Los Angeles. Lorsqu’il s’y est finalement rendu, ce fut uniquement pour s’assurer que les producteurs seraient respectueux du film de Luc Besson dont la série s’inspire.
 
Lorsque Roy Dupuis revient au Québec, les week-ends et à l’occasion de congés, il se rend aussitôt sur sa terre. Où? La vedette se garde bien de divulguer l’endroit où elle est située. «Si j’en juge par certaines lettres que je reçois, il y a bien des gens qui aimeraient savoir où elle se trouve», lance-t-il en riant.
 
Le comédien affirme qu’il a fait son trip de ville et qu’il a maintenant besoin d’espace. «C’est très important pour moi. J’y ai une belle petite maison qui date de 1840. J’y travaille avec mes mains et je voudrais que ça devienne une maison familiale», déclare-t-il.
 
Lorsqu’il parle du balcon qu’il y a construit, l’été dernier, et qu’il souligne qu’il ne se sent pas du tout isolé dans sa campagne, où il est entouré d’oiseaux, Roy Dupuis, vêtu d’une chemise à carreaux, nous rappelle davantage Ovila que l’agent secret meurtrier qu’il campe dans Nikita et qui porte notamment des costumes signés par le designer Jean-Paul Gaultier.
 
Le  numéro  9
 
Lorsqu’on demande à Roy Dupuis ce qui peut faire le succès de Nikita, il hésite avant de répondre. «Ben… j’imagine que c’est sa particularité, son originalité par rapport à la réalité d’aujourd’hui. On peut se demander si un organisme comme Section Un peut exister», souligne celui qui a récemment consacré de son précieux temps de vacances pour incarner, dans un documentaire, un personnage qui est, lui, très près de notre réalité québécoise: Maurice "Rocket"Richard.
 
Roy Dupuis terminera bientôt son travail sur le plateau de Nikita, mais y sera de retour si l’on annonce, ce mois-ci, le tournage d’une quatrième saison. Avec la popularité que connaît la série, le contraire serait étonnant.

 Source:
 
Le Journal de Montréal

 
      1999-05-Article-JDM


Et, à propos du doublage...

 

Interview  à  Vasko  Nicolov,  Directeur  de  Cinélume  (Montréal)

 

La gazette du doublage: Le doublage québécois a subi de plein fouet la concurrence européenne sur le doublage de téléséries. Cinélume a doublé par le passé des titres très connus (outre Cosmos 1999) comme Haute FinanceAstro le petit robot ou Candy. Avez-vous encore l’opportunité de travailler pour le petit écran?

 

Vasko Nicolov: En effet, comme vous dites, nous subissons la concurrence, et par ce fait même, nous doublons très peu de séries pour la télé. En même temps, je crois aussi que le fait que nous doublons autant de 35 mm, fait en sorte que nous sommes moins agressifs à avoir des téléséries. Évidemment nous serions très heureux d’en avoir plus, mais pour l’instant je crois que le problème est plus affaire de politique que de volonté.


La gazette du doublage: À propos de téléséries, il nous a été dit que sur La Femme Nikita, série doublée en France, Roy Dupuis, immense vedette québécoise, se doublait lui-même àCinélume pour le Québec - tous les autres personnages demeurant chez vous en vff. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi et comment?

 

Vasko Nicolov: Roy Dupuis demande par contrat que toute version française de ses films ou de ses apparitions télévisées devra être faite avec sa propre voix, donc peu importe où le doublage se fait, il détient ce droit. Et comme le doublage se faisait chez un ami, à la SOFI, à Paris, nous avons hérité du contrat pour l’enregistrement de la voix de Roy.

 

Source:

http://www.objectif-cinema.com/interviews/332c.php

 



Par Michèle - Publié dans : Personnages principaux - Communauté : Serie TV Alliance
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 18:48

L'idée de devoir me visionner en continu les 96 épisodes de la série afin de pouvoir éditer ce blog me pesait un peu, car cela laissait présager un travail de très longue haleine et le temps libre à disposition était déjà trop peu. Mais il ne me fallut qu'un seul et premier épisode pour que mes doigts ne puissent plus s'arrêter de courir sur le clavier. Michael et Nikita vous accrochent dès le premier regard, et chaque épisode étant à lui seul un film capable de rassasier tous les appétits, réussir à «décrocher» relève ensuite de l'exploit!

 

Une seule évidence s'impose immédiatement: La Femme Nikita est une série dont on ne se lasse JAMAIS! Six ans après, c'est comme si je la voyais pour la première fois; je suis littéralement «scotchée» à l'écran...


 

Avec Nikita, dont la facilité d'adaptation est surprenante, le très cérébral et séduisant Michael, a flairé la bonne affaire. Mentor chargé de transformer cette vagabonde en une espèce de robot prêt à tuer sur commande, il se laissera cependant vite désarçonner par sa beauté et sa féminité qui ne lui ont pas échappées. Si, au départ, c'est d'un air mi-amusé, mi-impressionné qu'il la contemple et relève ses défis, il perdra vite le contrôle absolu de sa personne. Un soupçon d'admiration, une goutte de tendresse, une once de complicité et, comme si cela ne suffisait pas, une pincée de dette de reconnaissance pour s'être mutuellement sauvé la vie au cours d'une mission, voilà un cocktail plutôt explosif pour des agents spéciaux censés oublier leur condition humaine!


Ainsi Nikita découvre sa nouvelle famille, son initiation a commencé.

Leçons particulières, leçons de charme, leçons de tir...

Elle semble prendre les choses du bon côté, sa spontanéité et sa joie de vivre reprennent vite le dessus et elle a tôt fait de reléguer son passé aux oubliettes. Au point, un soir, d'en rayonner de bonheur...


" If she fails, you fail! "


Première mission. Nouveau traquenard. Double trahison!


Sage leçon que d'apprendre à ne jamais se fier entièrement à Michael! Un Michael qui nous fait ici une première grande démonstration de la troublante personnalité qu'il va incarner, de la force de ce «silence intérieur» qu'il va cultiver du début jusqu'à la fin et qui sublimera son pouvoir. Car, oui, il était prêt à la sacrifier... Prêt à courir le risque, à jouer son grade d'agent de niveau 5, prêt à relever le défi.


Petite récompense toutefois, et petit break aussi. Après deux ans d'entraînement et d'internement au sein de la Section One, à sa grande surprise, Nikita retrouve une semi-liberté et emménage dans un bel appartement qu'elle prendra plaisir à décorer. Elle fera aussitôt la connaissance de Carla (Anais Granofsky), sa voisine, avec laquelle, heureuse de se retrouver à nouveau en face d'un «être humain», elle se lie d'amitié.


S1-E01-CarlaCARLA
 

" Mistakes are not an option "


S'ensuivra une deuxième mission... Qu'elle fera échouer. Une des rares fois où l'on verra Michael perdre son self-control, devenir nerveux, élever la voix et exprimer de la colère. Au point de menacer Nikita de la tuer de ses propres mains si elle n'obtempère pas à ses ordres.


Troisième mission. Un premier lien fort... Ils se doivent réciproquement la vie. Nikita a «enfin» tiré et tué de sang-froid... Pour sauver Michael d'une mort certaine.


Un premier épisode qui nous fait découvrir une Nikita tragiquement superbe, tendre, enfantine, ingénue, sensible, qui est au centre de toutes les attentions et qui parvient, dès la première scène, à nous faire entrer dans la peau de son personnage. Avec elle on bondit, on s'attendrit, on se saisit et on se révolte contre les procédés infâmes utilisés par Michael... On tremble déjà pour cette créature de rêve dont le bonheur aura été de bien courte durée et qui, sans retour en arrière possible, va devoir apprendre à se battre, à manier les armes, à improviser, à séduire, à faire abstraction de tout sentiment, à être performante en toutes circonstances, à mentir, à obéir, à vivre constamment en contradiction avec elle-même. Mais aussi, et surtout, à tuer... Et à s'habituer à voir mourir des gens tous les jours...


Quant à Michael...


... Tapi au fond de sa limousine lorsque, victorieux et à peine décontenancé, profondément méditatif et silencieux (que pense-t-il, que ressent-il...?), il recueille - ou plutôt, «reçoit dans ses bras» - Nikita, complètement effondrée à la sortie de sa première mission...

... il venait tout juste de nous annoncer la couleur!!!

Toute l'énigme, l'âme, la dualité de son personnage nous explosait en pleine figure, toute la teneur et la suprématie de son rôle commençaient à se construire...


Après l'épreuve terrible qu'elle venait de traverser, éprouvait-il seulement un minimum de compassion pour cette jeune femme, mi-reine de beauté, mi-outil de travail qu'on lui avait confiée? Aura-t-il eu un léger pincement au coeur lorsqu'il l'a doublement trahie, quittée et fourrée dans un guet-apens?


Bien «qu'on le sente» heureux, pas une pointe de soulagement n'apparaît sur son visage, pas une parole de réconfort ne sort de sa bouche, il ne manifeste aucune émotion... Est-il à ce point insensible?


La magie des non-dits commençait à opérer. 96 épisodes au cours desquels Michael ne livrera jamais vraiment le fond de sa pensée...
Mais, chuuuuuuuuut, je ne vous en dirai pas plus, du moins pas ici.


Car, La Femme Nikita, au-delà de son scénario de base - une incomparable histoire d'amour sur fond de lutte antiterroriste et de missions périlleuses - c'est aussi...


Tout «l'art de deviner Michael», de savoir déceler ses arrière-pensées, de savoir décoder la nature, l'humeur ou la lueur de son regard, de savoir déchiffrer l'expression de son visage, de savoir guetter l'ébauche d'un sourire... Ou l'ombre d'un émoi.


En effet, sans vouloir voler la vedette à la magnifique Peta Wilson ni rien enlever à la splendeur, au talent, au charisme, au sex-appeal ou à la sympathie des autres acteurs, il est un fait que la vraie star de cette série c'est bien Michael, alias Roy Dupuis (dont l'absence dans bon nombre d'épisodes a d'ailleurs - et hélas - fait de la 5ème saison un semi-fiasco...) chez qui les réalisateurs ont su remarquablement exploiter et valoriser tout ce qu'il y a de plus beau, de plus fort, de plus accrocheur et de plus sensuel en lui. Une façade extérieure parfaitement neutre, une mâchoire serrée ne laissant que très rarement ou légèrement les lèvres s'entrouvrir, un regard fixe et indéfinissable, des spots multicolores braqués en permanence sur ses yeux, une voix «de velours» (répliques qu'il souffle à voix basse), des vêtements moulants et/ou bien cintrés, un port altier et des épaules bien droites, une démarche souple et nonchalante, une cadence lente et régulière: tous les ingrédients y sont, et bien des spectateurs vont «craquer» face à un tel pouvoir de séduction...!


Michael/Roy Dupuis, un agent et un acteur au prix inestimable.

Un personnage qui mérite en tout cas qu'un chapitre entier (voire même un livre) lui soit consacré.


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  )



 

 

Par Michèle - Publié dans : Épisodes Saison 1 - Communauté : Serie TV Alliance
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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 17:04

 

 

Nikita a le coeur sensible. C'est à ses dépens, qu'une nouvelle fois, elle apprendra à ne faire confiance à personne...


Nikita prépare sa prochaine mission lorsqu'elle est «accidentellement» reconnue par une ancienne amie d'enfance. Par acquis de conscience - devoir oblige - elle en réfère à Michael qui, bien que sachant l'énorme danger que cela représente - tant pour la mission à venir que pour la sécurité de la Section One en général - accueille l'information avec une étonnante placidité...


Mais Nikita, qui est allée à bonne école, est devenue beaucoup plus fûtée et a vite fait de comprendre ce que la façon de Michael de «s'occuper du problème» signifie... De justesse, elle déjoue alors ses plans et sauve son amie d'un kidnapping qu'elle savait organisé par lui. Elle ramène July (c'est son nom) à son appartement, et celle-ci est tellement bien cachée que même Michael ne parvient pas à la trouver lorqu'il arrive dare-dare perquisitionner chez elle.


Nikita tente ensuite de calmer son amie terrorisée et lui conseille, tout en lui promettant de l'aider et de la protéger, de changer d'identité et de disparaître complètement de la circulation si elle veut rester en vie.


Le moment de la mission proprement dite est arrivé. Michael et Nikita doivent assurer la sécurité d'un personnage important. Or, à sa descente d'avion, Nikita est harcelée sexuellement par celui-ci. C'est donc sous le regard amusé de Michael qu'elle se fera un plaisir de le remettre fermement à sa place... Ce qui ne l'empêchera pas d'avoir les yeux bien ouverts... Et de sauver la vie de Michael une nouvelle fois!


Rentrée chez elle, Nikita se paie alors un peu de bon temps avec July (alias, Marnie McPhail). Les souvenirs d'enfance refont surface, les liens d'affection se retissent, et comme deux gamines, c'est à coups de robes et de perruques qu'elles s'amusent à se déguiser. Jusqu'au soir où...

Entendant du bruit sur sa terrasse, Nikita se fait enlever, et est transportée dans une cave pour y subir sa première scéance... de torture...!


Michael ne sait pas où la trouver jusqu'à ce que, enchaînée, mouillée, électrocutée et à bout de forces, elle parvienne, d'un violent coup de pied, à activer un émetteur caché dans sa botte. Il arrivera alors juste à temps pour la sauver des griffes de ses tortionnaires, dont, à la surprise générale, un des trois n'est autre que... July! Une kamikaze, sosie de la vraie July assassinée, dont le but final est de tuer Jovan Mijovich (David Calderisi), l'homme que Michael et Nikita ont pour mission de protéger.

 


S1-E02-JulyJULY



July parvient à s'enfuir, mais Nikita a vite fait de repérer sa présence à l'aérodrome lorsque elle et Michael raccompagnent Mijovich à son avion. Pour sauver sa vie et la leur, elle n'aura alors pas d'autre choix que d'abattre cette «amie»... Froidement, les yeux dans les yeux..., même si d'une main encore tremblante et hésitante...


Petit détail, mais qui a son importance: tout ceci se passait à l'insu du «grand manitou», Opérations! Michael se voit donc contraint de mentir pour couvrir Nikita qui lui a désobéi et l'a pris de vitesse en l'empêchant d'éliminer July.

Le manège n'a toutefois pas échappé au contrôle et à la perspicacité de ce chef brillant, redouté et expérimenté qu'est Opérations, lequel, sur un ton menaçant, met alors Michael en garde contre ses sentiments..., qui risquent de le conduire à sa perte s'il ne les maîtrise pas immédiatement!

Message bien reçu...


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  )

 

 

 

Par Michèle - Publié dans : Épisodes Saison 1 - Communauté : Serie TV Alliance
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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 19:17

 


Si dans l'épisode précédent (
Friend), Michael se posait essentiellement en observateur, ce ne sera pas le cas ici. Dès les premières minutes on comprend qu'une corde sensible a été touchée. Car si peu de choses parviennent à l'ébranler, l'annonce que le Rideau de Verre - une organisation d'illuminés bien connue de la Section One - a refait surface et tente de recruter de nouveaux membres, semble pourtant l'avoir complètement déstabilisé. Il conjure Opérations, inquiet de son évidente nervosité, de le laisser s'occuper personnellement de l'affaire.


Grâce au génie informatique de Birkoff, Michael et Nikita ont pu repérer J.B., un jeune homme désireux de «s'engager» et qui, par le biais d'Internet, a des contacts avec le quartier général du Rideau de Verre. En équipe, ils partent donc intercepter celui-ci dans un casino, et c'est Nikita qui, cette fois, devra servir de garde-fou à Michael... Un Michael survolté et au regard mauvais, devenu anormalement brutal et visiblement en proie à un tourbillon d'émotions ravageuses; un Michael qui était prêt à tirer sur J.B. alors que le garder en vie et pouvoir lui soutirer de précieuses informations s'avérait indispensable.


Nikita invite Michael à s'ouvrir, à se confier à elle, et c'est avec stupéfaction qu'elle apprend la vérité: le Rideau de Verre a tué Simone... Sa femme! La femme qu'il aimait et dont il se sent responsable de la mort pour avoir commis une erreur de jugement au cours de la mission qu'ils effectuaient ensemble. Michael aura ainsi laissé apparaître ses premières marques de souffrance et livré un des premiers éléments de son passé...


Chargée d'infiltrer et de réussir à détruire ensuite la cellule terroriste, Nikita se fait passer pour J.B. et, après avoir subi un interrogatoire serré dans l'hélicoptère qui la transportait vers la base, parvient à se fait recruter. C'est dans un vieux hangar isolé et à la merci d'une bande d'anarchistes à moitié cinglés qui jouent à se faire percuter et s'écraser des avions, qu'elle fait une nouvelle découverte bouleversante: Simone (Mung-Ling Tsui) n'est pas morte, mais est leur prisonnière depuis trois ans et vit enfermée dans une cage!

Très rapidement, elle arrive à se faire localiser et - alors qu'il était en route pour la récupérer et en finir avec ce groupe -, avise Michael de la situation. Ils se retrouvent et conduisent leur équipe à l'assaut des bâtiments. C'est sous le choc et le coeur déchiré que Michael court délivrer Simone, laquelle gît sur le sol méconnaissable, couverte de brûlures, l'air hagard et plus morte que vive. Les retrouvailles sont poignantes... Leur amour est intact...


Mais un avertissement quant à la fuite du chef du Rideau de Verre ainsi qu'à une nouvelle imminente explosion en plein ciel vient mettre fin à leur triste romance. Profitant de ce moment de confusion, Simone rassemble ses esprits et, poussée par la haine, le désespoir et le désir de vengeance... mais aussi consciente de la place que Nikita pourrait prendre dans la vie de Michael..., s'enferme dans une pièce blindée, une sorte de salle des commandes où elle savait pouvoir trouver Sparks, le chef en question... qu'elle tient maintenant à son tour prisonnier et enchaîné!


Michael et Nikita devront ainsi assister impuissants au suicide de Simone, qui, après un dernier «Je t'aime» à Michael, leur a donné 30 secondes pour s'encourir avant qu'elle ne fasse tout sauter. Et sans le sang-froid de Nikita qui supplie Michael de donner l'ordre à ses hommes d'évacuer et de sortir avec elle, c'était toute l'équipe qui périssait dans la déflagration...


Miné, meurtri, sapé au plus profond de lui-même, mais aussi radouci par cette pénible épreuve, Michael qui - en parfait agent de niveau 5 - n'a pas le droit de se laisser aller, semble alors «enfin» décidé à accepter la tendresse et l'amitié que Nikita lui offre...


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  )

 

  

Publié dans : Épisodes Saison 1 - Communauté : Serie TV Alliance
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Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /Août /2009 14:39


S1-E04-Alec-Chandler

 

Une  oeuvre  de  bienfaisance
 


Premières manigances de Madeline et Opérations pour briser les liens naissants entre Michael et Nikita? Toujours est-il que l'entreprise n'était pas loin de réussir...


Seule Nikita avait le gabarit pour approcher le très beau, riche, distingué et influent homme d'affaires, Alec Chandler (Simon MacCorkindale), soupçonné par la Section One de trafics divers et de blanchiment d'argent à très haut niveau. Un homme qu'on ne trompe ni ne séduit facilement et que Nikita devra conquérir «à n'importe quel prix» en vue d'obtenir codes, données personnelles et noms des contacts stockés sur son ordinateur.


Nikita, après avoir feint de lui sauver la vie pour attirer son attention et avoir réussi à éveiller son intérêt, se lance donc dans une grande opération de charme. On la retrouve au mieux de sa forme, pleine d'assurance, impertinente, bien consciente du pouvoir d'attraction qu'elle exerce sur les hommes, et elle ne s'en cache pas! Ce qui semble d'ailleurs ravir tout le monde, sauf... Michael, le seul à ne pas rire...

Car tout ceci se déroule sous ses yeux. Relégué à un simple poste d'observation, il doit en effet guider Nikita dans ses préliminaires amoureux avec Alec... Un Michael qui n'en mène donc pas large et dont les premiers signes d'anxiété, de malaise et de jalousie sont perceptibles; un Michael qui soupire, qui respire profondément en fermant les yeux, qui «se bouffe» intérieurement... D'autant plus que dans le couple, le courant passe: Nikita semble s'être bel et bien éprise du bel Alec!


Toutefois, au cours d'une soirée de «bienfaisance» organisée sur le yacht d'Alec qui se dit protecteur des enfants et parraine un refuge pour jeunes sans-abri (sensibilisant ainsi encore plus le coeur de Nikita vécue tant d'années dans la rue et sans affection), Michael se voit contraint d'intervenir et de mener, avec la complicité de Nikita, une mission extrêmement périlleuse de l'intérieur... qui ne réussit qu'à moitié. Un homme de confiance d'Alec s'est aperçu de la tentative de décryptage informatique et accuse Nikita d'être impliquée là-dedans; ce que, pour un temps, Alec, pris lui aussi au piège de la séduction, refusera d'admettre.


" Sometimes I think YOU are the enemy! "


De retour à la Section One, Nikita écume de rage: Michael lui dévoile la vérité sur le compte d'Alec qui, en réalité, est aussi et surtout un trafiquant d'êtres humains, d'enfants en particulier! Une vérité qui l'aurait empêchée de se rapprocher spontanément d'Alec et de gagner toute sa confiance si elle l'avait su. Ce qui signifie que, bien qu'ayant réussi à faire capturer un intermédiaire, sa mission ne s'arrête pas là: elle doit retourner auprès d'Alec et faire échouer sa prochaine «cargaison»...

 
Abasourdie et furieuse de s'être fait bernée une nouvelle fois, sentimentalement effondrée et écoeurée par le nouveau mensonge de Michael, Nikita débarque donc à nouveau chez Alec à qui cependant, entre-temps... on a fourni les preuves de sa trahison... Un Alec qui montre alors son vrai visage de brute sadique et qui promet les pires sévices à Nikita après qu'elle lui ait craché son dégoût à la figure! Très vite heureusement, elle parvient à berner et maîtriser ses geôliers, et à s'échapper.


La Section One a maintenant obtenu suffisamment de renseignements et peut charger une équipe d'intercepter la prochaine «livraison» d'Alec: un camion rempli d'enfants en échange de quelques milliers de dollars...! Encerclé, Alec brandit un briquet allumé et menace d'incendier le véhicule... et tout son contenu. Mais, tandis que Michael s'avance tout en tentant de négocier et d'obtenir d'autres informations pouvant mener à la tête de l'organisation, Nikita se faufile en douce dans le parking... et transforme Alec en torche vivante! Michael n'a plus d'autre choix que de se précipiter au volant du camion et de démarrer à toute vitesse, évitant ainsi le pire.


Michael se retrouve à nouveau bien seul face à tout cela... Opérations lui reproche le comportement indiscipliné ainsi que les réactions émotives et imprévisibles de Nikita. Quant à Nikita, elle lui en veut encore tellement que lorsqu'il se rend chez elle pour s'excuser, pour toute réponse il reçoit... un revolver braqué sur lui!


" I do what I have to do "


Superbe et émouvant redressement de Michael qui, très dignement, lui tournera alors le dos... après lui avoir doucement effleuré les doigts du bout des lèvres...


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  


L'acteur Simon MacCorkindale est décédé d'un cancer le 14 octobre 2010 à l'âge de 58 ans

 

 

Par Michèle - Publié dans : Épisodes Saison 1 - Communauté : Serie TV Alliance
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