Mon emploi du temps est très chargé. Je suis venu en Californie en coup de vent pour la promotion de Nikita.
Je ne m’étais pas fait d’idées là-dessus. Mieux vaut ne jamais s’emballer, il est toujours difficile de savoir quel accueil les téléspectateurs réservent à un feuilleton ou à un film. Le public est très souvent imprévisible.
Je n’en ai pas la moindre idée. J’étudiais en sciences, et je dois t’avouer que j’étais un peu perdu à cette époque-là. Un soir, je suis allé voir le film Molière, d’Ariane Mouchkine, et j’ai eu une révélation. De là, tout a commencé.
J’ai fait beaucoup de théâtre amateur – des pièces dans le style de Roméo et Juliette ou Harold et Maude – avant d’en arriver à la télévision. J’ai eu la chance d'être engagé pour Les Filles de Caleb, aux côtés de Marina Orsini. C’était mon premier rôle important, et il m’a valu une Rose d’Or pour l’Acteur de l’année. C’est certainement l’étape la plus importante de ma carrière. J’ai ensuite joué dans les films Being at Home with Claude et Screamers. Ce dernier long métrage m’a fait davantage connaître aux États-Unis.
Non. La première chose que m’ont demandée les producteurs de la série a été de perdre mon accent pour incarner ce personnage. J’ai dû insister pour le garder. Je trouve normal de me battre pour mes racines. Je pense que mon accent apporte même un certain charme, un plus à la série. Cela donne un côté intéressant au personnage de Michael. Depuis que les premiers épisodes ont remporté la faveur des téléspectateurs, les producteurs sont désormais tout à fait d’accord avec moi; je dirais même qu’ils adorent ma prononciation.
Être loin de ma terre et de ma maison, dans la campagne qui entoure Montréal; voilà ce qui est le plus difficile. J’ai un appartement à Toronto, puisque c’est dans cette ville que se tournent les épisodes de Nikita, mais je rentre à la maison toutes les fins de semaine, car la vie montréalaise me manque cruellement. Je me sens un peu loin de chez moi à certaines périodes de l’année, principalement durant les Fêtes.
On s’amuse beaucoup sur le plateau; l’ambiance est très détendue. Le courant est tout de suite passé entre nous. Il faut dire que j’ai très bon caractère! (rires) Peta est australienne. Elle a un sacré tempérament, qui convient parfaitement au personnage de Nikita. Il n’y a aucune relation amoureuse entre nous, même si je pense que mon personnage, Michael, est secrètement amoureux de Nikita. Peut-être que cela sera développé dans de futurs épisodes.
Source:
Article Magazine 7 Jours

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«Nikita» en français
La vraie voix de Roy Dupuis
Avez-vous écouté Nikita cette semaine au réseau TVA? On était en droit de craindre le pire. Quand une émission américaine nous arrive en français, traduite en France, il arrive que la différence de langage, les expressions et le ton soient tellement loin de notre façon de parler qu’on a de la difficulté à croire à ce que nous voyons et entendons à l’écran. Or, la traduction de Nikita est très bonne.
Avez-vous reconnu la voix de celui qui personnifie le rôle de Roy Dupuis? Il s’agit bien de la voix de l’acteur: «Je suis le seul acteur de la série à postsynchroniser son propre personnage de l’anglais au français. Quand j’ai lu les textes en français (la traduction est faite en France), j’ai dû changer certaines expressions qui se disaient très mal et qui étaient beaucoup trop en argot parisien. Je n’étais pas capable de dire ces phrases de façon sérieuse», dit-il en substance.
Ceux qui ont vu le premier épisode ont eu de la difficulté à reconnaître la voix de Roy Dupuis. Bien articulé, il emprunte un accent très conventionnel. D’ailleurs, dans la série originale en anglais, Roy, dont le personnage est européen (Belge), a volontairement choisi de casser légèrement l’anglais pour donner plus de crédibilité à son rôle.
Par Y. B. (scan article journal)
Source exacte inconnue
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8 mai 1999
Tout en demeurant discret, Roy Dupuis parle quand même plus qu’à l’époque où il incarnait le personnage d’Ovila dans Les Filles de Caleb. Mais cela, on l’avait déjà constaté lors de l’interview qu’il nous avait accordée à l’occasion de la sortie du long métrage Screamers, de Christian Duguay.
Bien qu’il se soit quelque temps plus tard lancé dans l’aventure de Nikita, le natif de l’Abitibi semble s’être effectivement retrouvé.
Source:
Le Journal de Montréal
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Et, à propos du doublage...
Interview à Vasko Nicolov, Directeur de Cinélume (Montréal)
La gazette du doublage: Le doublage québécois a subi de plein fouet la concurrence européenne sur le doublage de téléséries. Cinélume a doublé par le passé des titres très connus (outre Cosmos 1999) comme Haute Finance, Astro le petit robot ou Candy. Avez-vous encore l’opportunité de travailler pour le petit écran?
Vasko Nicolov: En effet, comme vous dites, nous subissons la concurrence, et par ce fait même, nous doublons très peu de séries pour la télé. En même temps, je crois aussi que le fait que nous doublons autant de 35 mm, fait en sorte que nous sommes moins agressifs à avoir des téléséries. Évidemment nous serions très heureux d’en avoir plus, mais pour l’instant je crois que le problème est plus affaire de politique que de volonté.
La gazette du doublage: À propos de téléséries, il nous a été dit que sur La Femme Nikita, série doublée en France, Roy Dupuis, immense vedette québécoise, se doublait lui-même àCinélume pour le Québec - tous les autres personnages demeurant chez vous en vff. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi et comment?
Vasko Nicolov: Roy Dupuis demande par contrat que toute version française de ses films ou de ses apparitions télévisées devra être faite avec sa propre voix, donc peu importe où le doublage se fait, il détient ce droit. Et comme le doublage se faisait chez un ami, à la SOFI, à Paris, nous avons hérité du contrat pour l’enregistrement de la voix de Roy.
Source:
http://www.objectif-cinema.com/interviews/332c.php
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