Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 18:48

L'idée de devoir me visionner en continu les 96 épisodes de la série afin de pouvoir éditer ce blog me pesait un peu, car cela laissait présager un travail de très longue haleine et le temps libre à disposition était déjà trop peu. Mais il ne me fallut qu'un seul et premier épisode pour que mes doigts ne puissent plus s'arrêter de courir sur le clavier. Michael et Nikita vous accrochent dès le premier regard, et chaque épisode étant à lui seul un film capable de rassasier tous les appétits, réussir à «décrocher» relève ensuite de l'exploit!

 

Une seule évidence s'impose immédiatement: La Femme Nikita est une série dont on ne se lasse JAMAIS! Six ans après, c'est comme si je la voyais pour la première fois; je suis littéralement «scotchée» à l'écran...


 

Avec Nikita, dont la facilité d'adaptation est surprenante, le très cérébral et séduisant Michael, a flairé la bonne affaire. Mentor chargé de transformer cette vagabonde en une espèce de robot prêt à tuer sur commande, il se laissera cependant vite désarçonner par sa beauté et sa féminité qui ne lui ont pas échappées. Si, au départ, c'est d'un air mi-amusé, mi-impressionné qu'il la contemple et relève ses défis, il perdra vite le contrôle absolu de sa personne. Un soupçon d'admiration, une goutte de tendresse, une once de complicité et, comme si cela ne suffisait pas, une pincée de dette de reconnaissance pour s'être mutuellement sauvé la vie au cours d'une mission, voilà un cocktail plutôt explosif pour des agents spéciaux censés oublier leur condition humaine!


Ainsi Nikita découvre sa nouvelle famille, son initiation a commencé.

Leçons particulières, leçons de charme, leçons de tir...

Elle semble prendre les choses du bon côté, sa spontanéité et sa joie de vivre reprennent vite le dessus et elle a tôt fait de reléguer son passé aux oubliettes. Au point, un soir, d'en rayonner de bonheur...


" If she fails, you fail! "


Première mission. Nouveau traquenard. Double trahison!


Sage leçon que d'apprendre à ne jamais se fier entièrement à Michael! Un Michael qui nous fait ici une première grande démonstration de la troublante personnalité qu'il va incarner, de la force de ce «silence intérieur» qu'il va cultiver du début jusqu'à la fin et qui sublimera son pouvoir. Car, oui, il était prêt à la sacrifier... Prêt à courir le risque, à jouer son grade d'agent de niveau 5, prêt à relever le défi.


Petite récompense toutefois, et petit break aussi. Après deux ans d'entraînement et d'internement au sein de la Section One, à sa grande surprise, Nikita retrouve une semi-liberté et emménage dans un bel appartement qu'elle prendra plaisir à décorer. Elle fera aussitôt la connaissance de Carla (Anais Granofsky), sa voisine, avec laquelle, heureuse de se retrouver à nouveau en face d'un «être humain», elle se lie d'amitié.


S1-E01-CarlaCARLA
 

" Mistakes are not an option "


S'ensuivra une deuxième mission... Qu'elle fera échouer. Une des rares fois où l'on verra Michael perdre son self-control, devenir nerveux, élever la voix et exprimer de la colère. Au point de menacer Nikita de la tuer de ses propres mains si elle n'obtempère pas à ses ordres.


Troisième mission. Un premier lien fort... Ils se doivent réciproquement la vie. Nikita a «enfin» tiré et tué de sang-froid... Pour sauver Michael d'une mort certaine.


Un premier épisode qui nous fait découvrir une Nikita tragiquement superbe, tendre, enfantine, ingénue, sensible, qui est au centre de toutes les attentions et qui parvient, dès la première scène, à nous faire entrer dans la peau de son personnage. Avec elle on bondit, on s'attendrit, on se saisit et on se révolte contre les procédés infâmes utilisés par Michael... On tremble déjà pour cette créature de rêve dont le bonheur aura été de bien courte durée et qui, sans retour en arrière possible, va devoir apprendre à se battre, à manier les armes, à improviser, à séduire, à faire abstraction de tout sentiment, à être performante en toutes circonstances, à mentir, à obéir, à vivre constamment en contradiction avec elle-même. Mais aussi, et surtout, à tuer... Et à s'habituer à voir mourir des gens tous les jours...


Quant à Michael...


... Tapi au fond de sa limousine lorsque, victorieux et à peine décontenancé, profondément méditatif et silencieux (que pense-t-il, que ressent-il...?), il recueille - ou plutôt, «reçoit dans ses bras» - Nikita, complètement effondrée à la sortie de sa première mission...

... il venait tout juste de nous annoncer la couleur!!!

Toute l'énigme, l'âme, la dualité de son personnage nous explosait en pleine figure, toute la teneur et la suprématie de son rôle commençaient à se construire...


Après l'épreuve terrible qu'elle venait de traverser, éprouvait-il seulement un minimum de compassion pour cette jeune femme, mi-reine de beauté, mi-outil de travail qu'on lui avait confiée? Aura-t-il eu un léger pincement au coeur lorsqu'il l'a doublement trahie, quittée et fourrée dans un guet-apens?


Bien «qu'on le sente» heureux, pas une pointe de soulagement n'apparaît sur son visage, pas une parole de réconfort ne sort de sa bouche, il ne manifeste aucune émotion... Est-il à ce point insensible?


La magie des non-dits commençait à opérer. 96 épisodes au cours desquels Michael ne livrera jamais vraiment le fond de sa pensée...
Mais, chuuuuuuuuut, je ne vous en dirai pas plus, du moins pas ici.


Car, La Femme Nikita, au-delà de son scénario de base - une incomparable histoire d'amour sur fond de lutte antiterroriste et de missions périlleuses - c'est aussi...


Tout «l'art de deviner Michael», de savoir déceler ses arrière-pensées, de savoir décoder la nature, l'humeur ou la lueur de son regard, de savoir déchiffrer l'expression de son visage, de savoir guetter l'ébauche d'un sourire... Ou l'ombre d'un émoi.


En effet, sans vouloir voler la vedette à la magnifique Peta Wilson ni rien enlever à la splendeur, au talent, au charisme, au sex-appeal ou à la sympathie des autres acteurs, il est un fait que la vraie star de cette série c'est bien Michael, alias Roy Dupuis (dont l'absence dans bon nombre d'épisodes a d'ailleurs - et hélas - fait de la 5ème saison un semi-fiasco...) chez qui les réalisateurs ont su remarquablement exploiter et valoriser tout ce qu'il y a de plus beau, de plus fort, de plus accrocheur et de plus sensuel en lui. Une façade extérieure parfaitement neutre, une mâchoire serrée ne laissant que très rarement ou légèrement les lèvres s'entrouvrir, un regard fixe et indéfinissable, des spots multicolores braqués en permanence sur ses yeux, une voix «de velours» (répliques qu'il souffle à voix basse), des vêtements moulants et/ou bien cintrés, un port altier et des épaules bien droites, une démarche souple et nonchalante, une cadence lente et régulière: tous les ingrédients y sont, et bien des spectateurs vont «craquer» face à un tel pouvoir de séduction...!


Michael/Roy Dupuis, un agent et un acteur au prix inestimable.

Un personnage qui mérite en tout cas qu'un chapitre entier (voire même un livre) lui soit consacré.


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  )



 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Michèle - dans Épisodes Saison 1
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • : Un hommage fort et pleinement mérité au génie, au raffinement et au talent de tous ceux et celles qui ont su inventer, réaliser, produire et interpréter cette remarquable, unique et inoubliable série qu'est «La Femme Nikita». Petit clin d'oeil particulier aussi (et surtout) à l'acteur québécois Roy Dupuis qui a miraculeusement débarqué dans ma vie au bon moment...
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Archives