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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 10:50

 

 
 
Nikita est chargée d'approcher un certain Coleman Reilly, un barman apparemment «clean» et sans histoires, mais dont le nom figure sur une liste de personnes liées à Jason Darrow, un trafiquant d'armes retrouvé mort. Lorsque Nikita tente de le confondre et lui souffle le nom de ce dernier, Reilly, d'un geste mécanique, empoigne un tabouret, se dirige tranquillement vers la fenêtre, la brise et se jette en bas du gratte-ciel où il travaillait!


Son appartement est alors fouillé, et ce qu'on y trouve en laisse perplexe plus d'un, à commencer par Walter et Birkoff qui se perdent en thèses, en hypothèses et en discussions quant à l'utilisation exacte de «la bête»..., plus scientifiquement nommée «coquille de phasage». Une machine lumineuse et ultrasophistiquée en forme d'arc à laquelle un casque est relié... mais dont la finalité reste aussi obscure que son inventeur inconnu. Tout ce qu'on sait, c'est qu'elle crée des images et des sons, qu'elle envoie des ondes électromagnétiques au cerveau et qu'on s'en servirait comme outil de «reprogrammation psychologique»... Et de conclure... Que seul un «matériel humain» serait apte à tester...

 


Tous, sauf Nikita qui a accepté «la demande de collaboration», sont parfaitement conscients du danger que cette expérience représente. Mais on n'a pas le choix... Il faut absolument des réponses. C'est donc décontractée que notre blonde volontaire enfile son casque. Les premières sensations sont agréables et son «voyage» commence par des rires. Mais bientôt son esprit va se fixer sur une image précise, puis sur des souvenirs d'enfance, et en particulier sur une scène violente qui vient lui rappeler que, petite fille, elle avait été rouée de coups de bâtons par une bande d'enfants. Une lutte s'engage alors entre sa force de volonté et ces vieux démons intérieurs. Et cette fois Nikita a le dessus. C'est donc ravie, triomphante et soulagée d'un grand poids qu'elle ressort de l'étrange dispositif.


Sont récit ne fait cependant guère avancer les choses. Nikita va bien, mais Michael est quand même chargé de la surveiller. Walter et Birkoff doivent travailler à plein rendement afin de pouvoir déterminer l'origine, le lieu de fabrication, le potentiel et les fonctionnalités de l'appareil. Mais aussi le nombre de personnes qu'il pourrait déjà avoir «contaminées»...


Car les mystérieuses fréquences injectées dans le cerveau de Nikita commencent à faire leur effet: sa première nuit se transforme en une sorte de cauchemar éveillé. L'ombre d'un homme surgit et la poursuit dans chaque pièce de son appartement, au point de la faire tirer sur... un fantôme. Lorsque Michael frappe à sa porte, elle est blême et en sueur. Mais elle refuse de lui ouvrir et de se confier à lui. Elle le renvoie en lui assurant que tout va très bien.

 


À force de réflexions, de déductions et d'investigations, les recherches de Madeline et de Birkoff ont fini par aboutir: la société «Delure Electronics» en Grande-Bretagne pourrait bien servir de couverture à la mise au point de l'engin. Michael part donc explorer le terrain, découvre le laboratoire secret où une nouvelle coquille est en phase de montage et, à coups de feu, kidnappe la jeune femme d'origine asiatique qui semble diriger les opérations. Mourante et interrogée par Madeline, elle ne pourra que se résigner à lui fournir les réponses attendues...

 


Mais, pendant ce temps, Nikita a été prise d'une irréfrénable envie de se refaire une petite séance sous le casque. Faisant fi de l'interdiction de Walter, elle s'est faufilée en douce sous la machine. Qui semble l'attirer comme un aimant... D'abord bombardée d'images, elle se fixe bien vite sur celle de l'homme qui, dans son esprit, était venu la harceler chez elle. Et qui n'est autre que son beau-père, une brute qui battait sa mère. Sauf que, à celle de son beau-père, vient aussi parfois se superposer l'image d'un autre homme qu'elle ne connaît pourtant pas... Nouvelle lutte. Nouvelle victoire. Elle a maîtrisé sa peur et «trouvé le courage» de tuer son beau-père de sang-froid, en l'étouffant... Ouf! La voilà enfin débarrassée de tous ses mauvais souvenirs. Elle sort de l'aventure complètement euphorique... et se fiche éperdument des nouvelles recommandations de Walter qui vient juste de la surprendre.


Madeline a maintenant tous les éléments en main: la coquille agit de façon à laisser le sujet prendre le contrôle de son passé, mais permet aussi d'injecter des images étrangères à ses souvenirs; des images choisies par qui entend faire mauvais usage de la machine. Comme, par exemple, par la jeune chercheuse Mongolienne de chez «Delure» qui, elle, rêvait de venger son peuple en abattant le Premier Secrétaire de Chine... dont la visite est attendue en Occident! On sait aussi que cinq autres personnes - non apparentées au crime - sont susceptibles d'avoir été conditionnées pour commettre cet attentat-suicide. Moins Reilly, le barman, il en resterait quatre. La lumière étant faite, la mission s'organise. Objectif: protéger le dirigeant Chinois et repérer ces quatre «robots humains».

 


L'immense soulagement ressenti par Nikita aura été de courte durée. De retour chez elle, elle vit un vrai calvaire. Flashs et hallucinations ont repris de plus belle, sa tête explose, son teint est blafard, ses yeux hagards... Lorsque Michael - prévenu par Walter de cette deuxième séance cachée - arrive chez elle, elle est en pleine crise d'abstinence! Tremblante et dégoulinante, elle s'accroche à lui et le supplie... de la laisser aller «une toute dernière fois» dans la coquille...


Une bonne gifle... mais aussi toute la force du regard et de la personnalité de Michael l'aideront à se ressaisir. Elle doit absolument cacher son état et se préparer pour sa nouvelle mission.


Toutefois, sans comprendre pourquoi, l'idée de devoir veiller sur un Chinois la trouble profondément. En place aux côtés de Michael (qui la tient à l'oeil), elle est à nouveau assaillie par des flashs... avant d'être ensuite envahie par des sensations bizarres: engourdissement du cou, bourdonnements... Instinctivement, elle se frotte le lobe de l'oreille... jusqu'à ce qu'elle aperçoive un homme dans la salle qui fait exactement la même chose qu'elle! Comme si ce geste était un signal. Ou plutôt, comme s'ils étaient branchés sur la même fréquence...


Elle reste toutefois lucide, alerte Michael du danger imminent et neutralise l'homme en question. Restent probablement trois tueurs dans les parages... Michael conseille aux gardes du corps d'évacuer le Secrétaire d'Etat, car il a également repéré une femme qui s'apprêtait à l'abattre. Plus que deux.


C'est alors que les regards de Nikita et du Premier Chinois se croisent...! Des images redéfilent sauvagement dans sa tête: ce visage ne lui est pas inconnu, il lui rappelle vaguement quelque chose... Au même moment, à la Section One, Birkoff reçoit un complément d'information: la coquille est beaucoup plus maléfique que prévu, une seule exposition peut suffire à «laver» et à reprogrammer complètement un cerveau: la mission court un risque car Nikita elle-même peut représenter un danger!


Trop tard. Les images se clarifient. Nikita croit reconnaître le dernier possible tueur dans un député. De même que, dans le dirigeant Chinois, elle voit... l'homme qui battait sa mère et dont l'image venait parfois se substituer à celle de son beau-père, et par conséquent... celui avec qui elle doit en finir une bonne fois pour toutes!

 



Or, près de lui, il ne reste maintenant plus que Michael lequel, mission oblige, s'interpose aussitôt entre eux deux: elle devra lui passer sur le corps si elle veut répondre aux ordres de son cerveau!


Devant elle, il n'y a plus qu'une seule image: celle du visage et du regard de Michael qui s'impose à elle avec force. Une force «désarmante» que rien ne peut briser.

Vaincue, Nikita baisse son arme.


Mais la lutte n'est pas finie pour autant. Il lui reste un compte à régler. Avec elle-même. La tentation d'une «petite dose» supplémentaire est forte. Cette maudite coquille de phasage n'a pas fini de lui empoisonner l'existence. Plantée debout devant elle, elle doit faire son choix: finir par se détruire ou «la» détruire?

 


Nikita est une dure à cuire, dotée d'une volonté et d'un instinct de survie hors du commun. Rassemblant ses dernières forces, elle empoigne une barre de fer et fait voler la machine en éclats... Avant de s'effondrer dans les bras de Michael qui, bien que «semblant» profondément affecté par sa souffrance et «semblant» mourir d'envie de la serrer contre lui, cédera à son appel au secours. Mais pas à son regard implorant de tendresse.


Tout en lui promettant de la sortir de là, il se contentera de la prendre par la main...


© Michèle Brunel  (Cet article est légalement protégé par  ).

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Published by Michèle - dans Épisodes Saison 1
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