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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 19:07

 

 

 

«Aujourd'hui, 10 ans plus tard, sort un remake de Nikita, et A. Watson a demandé à apparaître comme guest star dans l'épisode final de la première saison. Ceci dans le but de retrouver les émotions des vieux jours de La Femme Nikita, comme elle l'avoue.


«C'était un peu bizarre... En réalité, je ne reviens pas en tant que Madeline, ou du moins on n'en est pas sûr, car le personnage ne s'appelle pas Madeline, mais il occupe une position très élevée. Donc c'était l'fun d'un certain côté, mais ensuite j'ai ressenti une grande nostalgie de la série originale, et j'ai commencé à penser à tous les plateaux qu'on a faits, que j'adorais, ainsi qu'au groupe. Bien sûr, s'adapter au changement et évoluer fait partie du métier d'acteur.»

 

 


Alberta

 

 

4 janvier 2010
 

«Résidant à Toronto, l'actrice - née Faith Susan Alberta Watson - continue de décrocher des rôles importants et des critiques élogieuses, après presque 30 ans dans le show business.» 

 

Elle a virtuellement pesé 159 kilos, été une prisonnière de guerre, un manchot derrière les barreaux, une prostituée de luxe, une tueuse impitoyable, un commandant impassible, la mère d'une rock-star transsexuelle et une maman perturbée. Elle a même été un hologramme.

 

Bien qu'Alberta Watson ait pu jouer une prisonnière (dans Women of Valor, aux côtés de Susan Sarandon), elle ne s'est pas pour autant laissé enfermer durant le reste de sa stupéfiante carrière au cinéma et à la télévision.

 

L'actrice - née Faith Susan Alberta Watson - qui a joué dans les séries télévisées à succès 24La Femme NikitaLaw and Order et The Border, et s'est gagné le surnom de «Reine des Indies» pour des films indépendants de haute gamme comme Spanking the Monkey, The Sweet Hereafter [VF: De beaux lendemains], Hedwig and the Angry Inch et Away From Her [VF: Loin d'elle], continue de décrocher des rôles importants et des critiques élogieuses, après presque 30 ans dans le show-business. Et tout cela sans avoir dû déménager de Toronto.

 

À 54 ans, la clé de son succès semble être de toujours aspirer à être une «actrice» et non pas une «star». Elle a visé juste. Ses choix de carrière lui ont permis de continuer à travailler alors que d'autres se heurtaient contre un mur; elle a su alterner personnages fascinants, originaux et exigeants, et rôles dans de grosses productions destinées à un large public.

 

Une combinaison qui lui a réussi au point de pouvoir s'offrir une belle vie, dans sa maison à Toronto et dans son magnifique chalet sur son île privée aux abords de la ville.

 

Quel  est  son  secret?

 

«Eh bien, je n'ai jamais vraiment ressemblé à la parfaite jeune débutante, dit-elle en riant. J'étais sombre et différente. Mais j'avais une telle passion que je pense que les gens du casting et les producteurs ont senti qu'ils devaient me prendre. Je suis chanceuse.»

 

Avec une carrière qui a débuté au cinéma à l'âge de 23 dans (ironie du sort) In Praise of Older Women [VF: En hommage aux femmes de trente ans], sa plus belle opportunité fut sans doute d'avoir été sélectionnée près de 20 ans plus tard pour la série télévisée en prime time qui lui offrit le rôle qu'on lui connaît certainement le plus, et une place dans le panthéon des personnages idolâtrés par toute une frange de fans. Dans la série culte La Femme Nikita (basée sur le film français), elle incarnait la froide et méticuleuse meurtrière Madeline, et le public, les femmes en particulier, a accroché.

 

«Ils ont aimé voir une femme forte, opérant au sommet de son art: une femme qui ne cédait ni n'abandonnait jamais», explique A. Watson«Madeline était extrêmement confiante et déterminée; deux des qualités les plus importantes, d'ailleurs, pour asseoir une carrière dans ce métier.»

 

Également des qualités importantes pour quelqu'un qui s'efforce de survivre à un cancer.

 

Comme dans un mauvais film, alors que notre héroïne prenait ses marques au début d'une deuxième saison de Nikita alors en plein succès, elle fut anéantie par la pire des nouvelles: un diagnostic de lymphome mettant sa vie en danger, qui nécessitait chirurgie, chimiothérapie et une foule d'effets secondaires dévastateurs qui la firent un certain temps douter de pouvoir y survivre.

 

Elle subit une chimiothérapie très dure – la plus forte de toutes. Si elle perdit ses cheveux (un déchirement pour quiconque d'entre nous – à plus forte raison pour l'actrice glamour d'une série télévisée!), elle ne perdit à aucun moment son bien-aimé, Ken Sedgwick, son partenaire depuis 14 ans, ni le cercle d'amis et de collègues qui se sont mobilisés pour lui apporter un soutien auquel elle attribue encore une valeur incommensurable. Les producteurs de Nikita la gardèrent – tout en lui donnant tout le temps et les perruques dont elle avait besoin pour continuer à travailler.

 

Et aujourd'hui, une douzaine d'années plus tard, elle continue à travailler - et vivre – et à aimer sa carrière. Elle poursuivit celle-ci avec le rôle en co-vedette de la femme-chef Erin Driscoll dans 24, ainsi qu'avec le film Away From Her (avec Julie Christie), avec le populaire drame en prime time de Radio-Canada [CBC] The Border (où elle joue un haut fonctionnaire sortie de l'alcool), et toute une série d'autres.

 

Plus récemment, A. Watson a été choisie pour prêter sa voix à Mary Rutherford et ses 159 kilos, dans le fascinant film d'animation de l'ONF The Spine (produit et réalisé par le vainqueur de l'Academy Award, Chris Landreth, primé à Toronto en juin dernier - on parle également déjà d'un Oscar pour The Spine).

 

«C'est un travail qui demande une approche très différente pour une actrice mûre», nous confie-t-elle. «Il y a des parts [rôles] en moins, et pour ceux qui sont là, eh bien, les producteurs veulent encore vous faire paraître des décennies plus jeunes. La pression sur les actrices pour qu'elles emploient des moyens radicaux et en arriver à cette apparence d'éternelle jeunesse, a eu des conséquences terribles, que nous avons tous pu voir, je pense. Tout ce que je peux faire, c'est continuer d'être là et faire de mon mieux.»

 

«Si j'ai appris quelque chose au long de ma carrière c'est que vous devez vous accrocher à la sagesse que vous avez acquise, et l'utiliser dans votre jeu. J'apporte aujourd'hui dans mon travail une authenticité et une expérience qui ne viennent qu'avec l'âge et le temps.»

 

«J'ai maintenant une carrière complètement différente de celle que j'avais à mes débuts, à 16 ans», ajoute-t-elle pensive. «Et je ne la voudrais d'aucune autre manière.»

 

«Et, oh oui», dit-elle avec sa façon de rire, «vous pouvez me citer pour ceci: il ne faut vraiment pas se faire trop de mouron – il faut juste avoir la foi.»

 

Nous pourrions tous nous abreuver de cette foi, «foi» comme Faith ... Susan ... Alberta ... Watson.

 

Source:

Traduction française de l'article de Jane Wilson

http://garygoddardagency.com/uploads/In-Praise-of-Alberta-Watson--TempoToronto-2010.pdf

[article transcrit en août 2010]

 
 
Traduction © Michèle Brunel


    

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commentaires

Elie Tahari handbags 11/08/2014 12:01

Alberta Watson is one of my favorite actresses. She became popular through the TV series “La femme nikita”. She also played leading role in some Hollywood movies. I think she still anchor a TV program. It is interesting to read about her life history.

sylvie 19/06/2011 10:47


merci pour cette belle rétrospective sur Alberta Watson qui est une actrice formidable et une femme de caractère comme je les aime. Sylvie


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  • La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • : Le seul site en français entièrement consacré à la télé-série La Femme Nikita (1997-2001). Avec Roy Dupuis et Peta Wilson. En hommage au génie, au raffinement et au talent de tous ceux qui ont su inventer, réaliser, produire et interpréter cette exceptionnelle et inoubliable série. Petit clin d'oeil particulier aussi (et surtout) à cet acteur québécois qui a miraculeusement débarqué dans ma vie au bon moment...
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