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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 07:59

1997-10-23-CineTeleRevue-2

SITE OFFICIEL: http://petawilson.us




23 octobre 1997


C'est une grande fille saine aux che­veux longs et blonds. Le look mi-Walkyrie, mi-surfeuse de gros rouleaux. En décrypté: le genre qui ne passe pas ina­perçu dans la rue, mais qu'on ne titille pas, vu l'imposant ga­barit. Après la Frenchie Anne Parillaud, la Yankee Bridget Fonda, Peta Wilson, athlétique Australienne à la moue bou­deuse et au regard couleur mers du Sud, est la troisième actrice à incarner Nikita, célèbre dépravée reconvertie dans la liquidation à tout-va grâce aux «bons soins» d'une mystérieuse orga­nisation gouvernementale. Sauf que là, c'est du petit écran qu'il s'agit. Et, plus précisément, d'une série américaine qui fait un malheur aux États-Unis, en prime time, sur le réseau câblé «USA». Bref, avec cette «Fem­me Nikita»-là, France 2 - la chaîne du... sévice public qui diffuse ces aventures sexy-sanglantes depuis quelques se­maines en deuxième partie de soirée - a de grandes chances, elle aussi, de faire mouche sur la cible audimat. Entre deux con­trats exécutés à bout portant, l'agent aux yeux revolver (27 ans le 18 novembre prochain) a accepté de lever le secret-défense, en exclusivité pour «Ciné-Télé­Revue».


Comment avez-vous ob­tenu le rôle-titre de «La Femme Nikita», version télévisée d'un film-culte français?

Mon agent savait qu'une série tirée du célèbre thriller de Luc Besson était en préparation. Il m'a alors dit: «Peta, c'est un personnage en or. S'il y a un rôle pour toi, c'est bien celui-là. Saute sur l'occasion». Je me suis donc présentée à l'audition. Et là, grosse angoisse: il y avait au bas mot 200 filles, toutes aussi belles les unes que les autres, qui rêvaient toutes de décrocher le pompon. J'ai tout de suite pensé: «Ma vieille, ça ne va pas être de la tarte. Il y a de la concurrence!»


Vous avez finalement été choisie. Qu'aviez-vous donc de plus que les autres?

De la baraka, six ans de théâtre derrière moi, de l'assurance et un corps taillé pour l'aventure (rires). Ça doit être ça!


Jusqu'où peut aller votre assurance?

Très loin. Lorsque je veux quelque chose, je mets toutes les chances de mon côté. Ainsi, pour le rôle de la femme de Mr. Freeze (Arnold Schwarzenegger) - que j'ambitionnais comme une folle-, je me suis carrément présentée au casting en petite tenue, le corps entièrement peint d'une couleur argentée. L'effet était saisissant.


Mais vous n'avez pas pour autant décroché le rôle...

C'est vrai! Et vous savez pourquoi? Parce que j'étais tellement excitée à l'idée de tourner ­cette scène que je bougeais dans tous les sens. Le cameraman, qui croulait de rire, mais qui ne pouvait me cadrer dans son viseur, m'a alors gentiment montré le panneau «Exit»!


Dans «La Femme Nikita», Michael (Roy Dupuis), votre men­tor, déclare souvent: «L'arme la plus puissante est votre fémi­nité.» Avez-vous le sentiment d'être une créature sexy au quotidien?

J'aime séduire, c'est incon­testable. Pendant des années, j'ai fréquenté un tas d'établissements catholiques, où l'on ne peut pas vraiment dire que j'ai réellement exprimé ma sensualité. Ces périodes de frustration expliquent peut-être le fait que je sois, aujourd'hui, une femme un peu plus libérée.


Vous auriez été un top-mo­del très connu en Australie. C'est vrai, ça, ou c'est pour gonfler vo­tre C.V.?

Cette carrière a commencé lorsque toute ma famille a déménagé à Cairns, dans le nord-est de l'Australie. Le climat y était beaucoup plus tropical qu'à Sydney, où nous habitions. Alors, forcément, la chaleur m'a un peu contrainte à déboutonner mes chemisiers de jeune fille bien sous tous rapports et à troquer mes jupes contre des vêtements plus légers. C'est à ce moment-là qu'une agence de mannequins m'a remarquée.


«J'avais le sentiment de n'être qu'un morceau de viande»


Quelles sont vos mensurations?

1 mètre 76 pour 54 kilos. Mais ça varie en fonction de l'acteur mâle avec qui je tourne. Si le type est plus petit que moi, on aura tendance à indiquer sur le dossier de presse une taille équivalente à la sienne, voire inférieure. Les pro­ducteurs ne veulent pas filer des complexes aux héros.


Vous avez été anorexique une bonne partie de votre ado­lescence. Comment l'expliquez­-vous?

De par le métier de mon pè­re - militaire de carrière -, j'ai fréquenté tellement d'écoles diffé­rentes (une bonne vingtaine), tel­lement d'univers variés que cela m'a un peu perturbée. Mais il y a surtout eu le décès de mon grand-­père Téo - que j'adorais et avec qui je pêchais tous les jours - et puis, bien sûr, le divorce de mes parents, qui n'a rien arrangé. Pen­dant ces périodes difficiles, j'ai com­mencé à ne plus m'alimenter. Après une phase de rétablisse­ment, les choses se sont sérieu­sement aggravées avec mon job de mannequin. J'avais le désa­gréable sentiment de n'être qu'un morceau de viande que l'on expo­sait, que l'on exploitait! J'en étais arrivée à détester ce milieu au point de vouloir le plaquer. Mal­heureusement, je n'ai pas pu ou pas su dire non à l'argent facile et j'ai, finalement, littéralement décollé sur la balance.


Et vous mangez à votre faim. aujourd'hui?

Je n'ai plus de problème de ce côté-là. J'avale même parfois des tablettes entières de chocolat. Ce qui m'oblige à brûler très vite mes calories et à muscler mes fesses et mes hanches plus que de raison.


Revenons à votre image sexy. Vous vous souvenez de votre «première fois» avec un mâle?

Je devais avoir une quinzaine d'années. Il était électricien et j'avais flashé sur lui. On avait mê­me prévu de faire «ça» pour son anniversaire. Hélas, le soir S, ça ne s'est pas très bien déroulé. Je n'étais pourtant vêtue que d'un gros ruban, et je pensais que j'allais passer une nuit au septième ciel. Ce fut tout le contraire. Un vrai désastre. En réalité, ma virginité, je l'ai perdue en Italie, avec un médecin grec. De retour en Australie, je me vois encore en parler à ma mère. Ça a été le choc de sa vie. À ses yeux, j'incarnais toujours une collégienne avec nattes tressées et jupe plissée. Une môme prude qui passait ses journées à jouer à la marelle ou à réciter les psaumes à monsieur le curé.


Quel genre d'homme partage aujourd'hui votre vie?

Je vis depuis six ans et demi avec un jeune réalisateur, Damian Harris (qui n'est autre que le fils du comédien Richard Harris). Nous ne sommes pas mariés, mais je le considère comme mon

époux. Avant de me connaître, il avait eu une fille d'une précédente union. Tous les trois, nous formons une vraie famille. Nous nous sommes rencontrés à une époque où j'étais une étudiante un peu niaise. C'est quelqu'un de doux, timide, charmant et pondéré. Je suis sûre qu'il est l'homme de ma vie. Et j'espère que notre bonheur durera très, très longtemps. À l'instar de celui de mes grands-parents, qui ont vécu quarante ans ensemble sans se lasser l'un de l'autre. Au fond, je suis un peu vieux jeu.


«"Playboy" peut aller se rhabiller»


Dans son édition du mois d'octobre, le magazine américain «Details» vous montre en petite culotte noire et jarretelles assorties. Doit-on en déduire que la couverture de «Playboy» est pour bientôt?

Dans «Details», je ne «montrais» pas, je «suggérais». Nuance. Maintenant, quant à poser nue dans «Playboy», je ne vois pas, honnêtement, ce que ça m'apporterait de plus. Si je dois tout déballer, je le ferai pour un rôle, à la rigueur. Et encore... Je ne serais pas la première à passer par cette étape-là. Je pense notamment à Annette Bening ou à Catherine Deneuve. Des femmes si belles, si désirables que l'on raccrochait plus volontiers à leur radieux visage qu'à leur nudité. Bref, «Playboy» peut aller se rhabiller.


Votre corps taillé pour l'aventure, comment l'avez-vous modelé?

J'ai été, et je suis toujours, une nageuse de très haut niveau. Si j'avais un peu moins rechigné sur l'entraînement, j'aurais pu sans problème participer à des Jeux olympiques. Mon grand-père, qui a entraîné des nageurs représentant l'Australie aux J.O., avait énormément d'ambition pour moi. Il me voyait sur la plus haute marche du podium avec des tas de médailles autour du cou. Je suis également un skipper hors pair et une excellente netballeuse, puisque j'ai été, à 16 ans, la plus jeune et la meilleure joueuse de l'Australian na­tional netball team.


Dans «La Femme Nikita», vous semblez avoir une parfaite maîtrise des arts martiaux. Au­riez-vous suivi un entraînement spécifique pour mettre knock­out vos ennemis?

J'ai pratiqué le judo jusqu'à la ceinture verte. Ce qui fait donc de moi une judokate très moyenne. C'est pour cette raison que les stu­dios m'ont dégoté un professeur très, très physique. En l'occurren­ce un ex-Ranger, qui, pendant six mois, m'a rompue au close-com­bat et au kickboxing! Et je peux vous dire que j'en ai bavé un max. Après six mois d'entraînement intensif et des bleus aux fesses par milliers, mon maître m'a finalement complimentée: «Peta, vous êtes aujourd'hui un vrai soldat. En clair, vous êtes bonne pour le service». Le plus amusant, c'est que j'ai réellement acquis des connaissances susceptibles de faire bobo a qui me manquera de respect (rires)!


Vous bénéficiez aux États-Unis de pas moins de 32 sites Internet. Comment gérez-vous cet engouement si rapide et quasi universel?

Cela me fait évidemment plaisir, mais aussi, il faut l'avouer, très peur. Plaisir parce que des gens veulent mieux me connaître; ils apprécient mon personnage ou me trouvent hyper-sympa. Peur parce qu'il y en a d'autres dont l'attitude est inquiétante, comme ce type qui m'avait demandé sur l'e-mail d'un des sites si je voyais un inconvénient à faire l'amour avec lui et son danois. Le chien, je précise!


Mis à part les désaxés, quel est le profil type de ceux ou celles qui vous envoient des petits mots sur le net ou via la poste?

Beaucoups d'adolescents. Et puis, des lettres de prisonniers, qui voient à travers mon personnage d'ex-paumée repêchée par la société une sorte d'exemple. Je ne sais d'ailleurs pas quoi leur répondre. Nikita n'est qu'une fiction. Je me contente donc de leur souhaiter bon courage et de leur envoyer une photo dédicacée.


Grâce à «La Femme Nikita», vous êtes désormais - en tout cas matériellement parlant - à l'abri du besoin. Que vous êtes-vous offert avec votre premier gros cachet?

Je viens juste d'acheter dix acres de terre à quelques kilomètres de Sidney. C'est un endroit merveilleux pour y construire une villa et y élever des enfants. Il y a même un bout de plage de sable fin, sur lequel je me vois déjà lézarder.


Nikita n'a pas froid aux yeux. Mais vous, Peta, en tant que femme et actrice, avez-vous peur de quelque chose en particulier?

J'ai le vertige. Les profondeurs ou les hauteurs me donnent la pétoche. Ma dernière frayeur, c'était au sommet de la tour Eiffel. J'avais les dents qui jouaient des castagnettes et les jambes qui s'entrechoquaient. Comme quoi, Nikita, ce n'est vraiment pas moi!



Propos recueillis par Frank ROUSSEAU

Magazine CINÉ TÉLÉ-REVUE


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  • : La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • : Un hommage fort et pleinement mérité au génie, au raffinement et au talent de tous ceux et celles qui ont su inventer, réaliser, produire et interpréter cette remarquable, unique et inoubliable série qu'est «La Femme Nikita». Petit clin d'oeil particulier aussi (et surtout) à l'acteur québécois Roy Dupuis qui a miraculeusement débarqué dans ma vie au bon moment...
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