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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 18:24
 
1999-05-7J-Peta-4
 



Mai 1999


Peta Wilson, qui a longtemps fréquenté une école catholique très sévère, a grandi dans un milieu extrêmement puritain et a été marquée par l'instabilité de sa famille. Après la mort de son grand-père et le divorce de ses parents, cette ancienne mannequin a souffert d'anorexie, mais elle a réussi à vaincre cette maladie.


Féminine et sûre d'elle-même, Peta affirme être différente du personnage qu'elle incarne. Par ailleurs, elle voudrait ouvrir une école pour donner un foyer temporaire aux enfants qui, comme Nikita, ont du mal à s'intégrer dans la société.


Peta, avez-vous déjà eu, dans votre vie, à accomplir le même genre de choses que Nikita fait dans la télésérie?

Je suis très sportive. J'ai été nageuse et je me suis entraînée pour les Jeux olympiques. Je viens d'une famille de nageurs. Après avoir fait la guerre, mon grand-père s'est occupé d'une piscine, où les nageurs ve­naient s'entraîner. Alors, j'ai été obligée de nager pendant très long­temps. Je n'aimais pas vraiment ça, mais mon grand-père me donnait 50 cents chaque fois que je faisais 10 longueurs. J'ai également dé­ménagé à de nombreuses reprises lorsque j'étais enfant; à 13 ans, j'avais déjà déménagé 12 fois. C'était assez difficile, car je devais me faire chaque fois de nouveaux amis. Et en plus, mon prénom, Peta, ne me facilitait pas les choses. À 12 ans, j'ai voulu faire partie d'une bande de filles. Pour me faire accepter, j'ai dû voler des bonbons dans un supermarché. Or, comme je suis une très mauvaise menteuse et une bonne catholique, je me sens facilement coupable. Je me rappel­le que j'étais en sueur lorsque, tout à coup, une dame m'a donné une tape sur l'épaule. Je me suis mise à crier. En fait, elle voulait juste sa­voir l'heure. Ça ne ressemble pas vraiment à Nikita, qui est obligée de se battre pour sauver sa vie.


Nikita est froide et impitoyable. Êtes-vous comme elle?

Je pense que la majorité des femmes modernes sont froides. Les Australiennes le sont généralement. En ce qui me concerne, je crois que je suis assez impulsive, et il m'est difficile de ne pas réagir quand je vois quelqu'un mentir ou être victime d'une injustice. J'ai des opinions assez arrêtées. J'aime dire la vérité. Nikita, elle, ne peut jamais dire la vérité. Ce que nous avons en commun, c'est surtout notre façon très directe de communiquer. Mais je suis loin d'être glaciale. Je suis athlétique et j'aime prendre des risques; je pense que c'est ainsi qu'on avance dans la vie. Je n'aime pas regarder en arriè­re, tout comme Nikita.


À quel âge vous êtes-vous rendu compte que vous étiez sexy?

Quand je suis allée en Italie, à l'âge de 17 ans. Sans entrer dans les détails, je vous dirais que c'est là que je suis deve­nue une femme. Je suis tombée amoureu­se d'un médecin grec, et cette expérience m'a métamorphosée. Lorsque je suis par­tie de chez moi, j'étais une jeune fille; et quand je suis revenue à la maison, ma mère s'est mise à pleurer. Elle s'est écriée: «Oh mon Dieu, tu es devenue une fem­me!» Ma mère était très belle, très sexy, et elle conduisait une MG (voiture de sport britannique). Je fréquentais alors une éco­le catholique de filles. Je priais constam­ment pour mes parents: ils étaient divorcés et j'avais l'impression que c'était ma faute. Je portais un uniforme qui m'al­lait jusqu'à la cheville. J'étais très prude et je voulais faire exactement comme tout le monde. Je désirais aussi que ma mère soit comme toutes les autres, mais, elle, au contraire, se faisait remarquer en rou­lant dans sa voiture de sport. Comme je ne voulais pas qu'elle vienne me chercher à l'école, je lui donnais rendez-vous deux coins de rue plus loin. Bien sûr, elle ne m'écoutait pas et arrivait en klaxonnant. Elle descendait, et sa robe volait au vent. Je la traitais de tous les noms à cause de ça. Alors, elle trouve très amusant de me voir porter des robes sexy aujourd'hui.


Quel type de relation amoureuse entretenez-vous aujourd'hui avec Damien Harris, votre compagnon?

Quand je tombe amoureuse, c'est du sérieux. Je peux être comme une véritable épouse et agir comme une bonne catholique. Dans ma fa­mille, les femmes ont tendance à être dominatrices mais, avec Da­mien, j'ai établi une relation d'un type très différent. Il a été élevé à Londres, et moi, en Nouvelle-Guinée. Il est très timide, pas du tout agressif, ce qui est tout à fait le contraire de moi. Nous avons com­mencé à sortir ensemble parce que j'appréciais sa compagnie. Il n'était pas trop étouffant. Je pouvais étudier, et il m'encourageait à le faire, même si nos carrières étaient très différentes. Il a une petite fille de six ans, qu'il a eue d'une relation précédente. Alors, pour moi, c'est comme si j'avais une vraie famille. J'ai eu d'autres copains avant, mais, cette fois, j'espère que j'ai rencontré le bon compagnon. Je tra­vaille fort pour que cette relation fonctionne. On apprend beaucoup sur soi-même lorsqu'on accepte de faire face à des situations diffici­les. J'aime dormir avec Damien et me réveiller à ses côtés. Si l'un de nous deux a un problème, nous essayons de le résoudre ensemble. J'aimerais être comme mes grands-parents, qui sont mariés depuis 40 ans. Bien sûr, ce serait bien que nous nous mariions, que nous ayons 10 enfants et une jolie villa. Je suis très romantique.


Qu'est-ce que vous ne tolérez pas chez un homme?

Je n'aime vraiment pas qu'il soit colérique. Mon grand-père, un héros de guerre, était assez autoritaire. J'étais très proche de lui, mais il s'ex­primait vivement avec les gens. Je ne tolère pas l'agressivité. Je suis du genre à disparaître pendant une heure ou deux, le temps que le calme revienne. Lorsque les gens sont en colère contre moi, j'ai ten­dance à me refermer. Ce n'est pas une sensation très agréable.


Après avoir tant déménagé, y a-t-il un endroit en Australie que vous considérez comme votre coin de pays?

Je viens tout juste d'acheter un terrain de 10 acres près de Sydney, en Australie. Acheter un petit bout de plage, c'était le rêve de ma vie... Maintenant, il ne me reste plus qu'à faire bâtir ma maison. Je veux quelque chose de simple, une maison typiquement australienne, avec un long corridor au milieu qui laisse passer la brise et qui climatise les pièces naturellement. Ma mère a une maison de ce genre en pleine forêt, dans North Queensland. Mon père, lui, possède une mai­son à Sydney, et j'ai toujours une chambre où je peux rester. Cependant, mes meilleurs souvenirs sont les moments que j'ai passés en Nouvelle-­Guinée. Là-bas, mes parents et moi formions encore une vraie famille. À l'époque, mon père était militaire. Ensuite, nous avons aménagé dans les Highlands et nous avons connu des moments extraordinaires. Nous n'avions ni télévision ni radio: seulement le vieux huit pistes de mes parents, sur lequel on faisait jouer des cassettes de Neil Diamond, de Barbra Streisand et de Liza Minnelli. Et moi, je faisais semblant de chan­ter; je portais un pantalon, comme celui de Jeannie dans Ma sorcière bien-aimée (Bewitched). (rires) On s'amusait bien.


Vous avez déjà eu des problèmes d'ordre alimentaire par le passé. Comment êtes-vous parvenue à les surmonter?

Oui, j'ai eu des problèmes d'anorexie à cause de tous mes change­ments d'école, et aussi à cause du divorce de mes parents. C'est égale­ment à ce moment que mon grand-père Théo est décédé. Je ne parvenais pas à surmonter ma peine. J'avais l'habitude d'aller pêcher tous les matins avec lui avant de me rendre à l'école. J'ai vécu avec mon grand-père pendant un certain temps lorsque ma mère voyageait en Europe. Il m'accompagnait à tous mes entraînements de basket-ball. Lorsqu'il est mort, ma tristesse a pris la forme de l'anorexie. Je m'en suis sortie, mais je suis redevenue anorexique quand j'ai travaillé comme mannequin, car je n'étais pas très heureuse de faire ce métier, où on est traité comme un morceau de viande. J'ai toujours pensé que la beauté vient de l'intérieur, mais j'avais besoin d'argent, et ma mère était très fière de moi. Puis, soudain, j'ai cessé d'être anorexique. J'ai voulu aider les autres, alors je suis allée discuter avec les jeunes adolescentes de mon école. Elles voulaient tout savoir sur le métier de mannequin. Je leur ai tout raconté, et je leur ai conseillé d'aller à l'université. Je leur ai aussi parlé d'anorexie, je les ai informées du fait qu'elles pouvaient en mourir et je leur ai recommandé de parler à leurs parents si elles avaient des difficultés.


Qu'aimeriez-vous faire à l'avenir?

J'aimerais ouvrir une école pour des enfants à problèmes, comme Nikita, et dont les parents sont des drogués ou des alcooliques. Je veux leur don­ner d'autres modèles dans la vie et leur permettre de passer trois mois par année dans un endroit où ils pourraient faire de l'art ou de la musique, jouer au basket-ball ou réciter du Shakespeare, au lieu d'exprimer leur colère en commettant des actes criminels.



UNE ENTREVUE EXCLUSIVE DE NOEMIA YOUNG

MAGAZINE 7 JOURS



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  • : La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • : Un hommage fort et pleinement mérité au génie, au raffinement et au talent de tous ceux et celles qui ont su inventer, réaliser, produire et interpréter cette remarquable, unique et inoubliable série qu'est «La Femme Nikita». Petit clin d'oeil particulier aussi (et surtout) à l'acteur québécois Roy Dupuis qui a miraculeusement débarqué dans ma vie au bon moment...
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