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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 20:26
 

2000-7J-Peta-1
 


2000


Bien que ce soit aujourd'hui une femme épanouie, Peta Wilson a toujours la réputation d'être un garçon manqué à Hollywood. La comédienne a beau prendre tous les moyens qu'il faut

pour avoir l'air plus féminine, rien n'y fait...


Peta, avez-vous déjà souffert de votre image de garçon manqué, qui vous colle toujours à la peau?

J'admets que c'est quelque chose que j'ai mal vécu à un certain moment de mon existence. Adolescente, j'avais l'impression de ne pas être normale, d'avoir un sérieux problème d'ordre génétique. Aujourd'hui encore, je parle, je pense et j'agis comme un gars. Mais, après avoir consulté un psychologue à plusieurs reprises, j'ai compris que je ne pouvais rien y faire. Ça fait tout simplement partie de ma nature.


Selon vous, est-ce que ça vient de votre éducation?

Sans aucun doute. Mon père était si convaincu que ma mère allait accoucher d'un garçon qu'il m'avait baptisée Pedro avant même que je naisse; il avait également acheté des vêtements

de petit gars! Quand je suis née, ma mère m'a appelée Peta, mais ça n'a pas changé grand­ chose: durant toute ma jeunesse, j'ai eu l'impression d'être un garçon. Il faut dire que le fait d'avoir été élevée par un père qui travaillait dans l'armée n'a pas vraiment facilité les choses...


Dans la vie, vous ressemblez au personnage que vous incarnez dans la série «Nikita». Est-ce la raison pour laquelle vous avez accepté ce rôle?

Oui, absolument. J'avoue cependant que je commence à me lasser un peu de ce personnage. Bien que je vienne de si­gner un contrat et que je me sois engagée à jouer dans de nouveaux épisodes de «Nikita», je travaille actuellement à des projets qui me permettront de tourner définiti­vement la page. J'ai très envie de me consacrer entièrement au cinéma. Malheureusement,

lorsqu'on interprète aussi longtemps un rôle au petit écran, il devient très difficile de se défaire de l'image que les autres nous imposent. C'est la raison pour laquelle j'évite le plus possible de participer aux soirées de gala. Je ne supporte pas d'être étiquetée.


Vous ressemblez si peu aux autres stars de Hollywood! Pourquoi êtes-vous devenue actrice?

Tout simplement parce que j'adore les défis. Et je peux vous dire que ça n'a pas été facile! Je n'avais que quelques dol­lars en poche lorsque je suis arrivée à Hollywood. Je me souviens même que, les premiers temps, je dormais dans ma voiture. Mais, finalement, le métier d'actrice m'a sauvé la vie. J'ai travaillé comme mannequin pendant cinq ans avant de jouer la comédie et, à l'époque, j'étais littéralement en danger de mort. Cette période a sans aucun doute été la plus terrible de ma vie. J'avais sombré dans l'anorexie, et tous les médecins me disaient que, au stade où j'en étais, j'étais condamnée.


À quoi attribuez-vous le fait que vous soyez devenue anorexique?

En y réfléchissant bien, je crois que c'était une forme de protestation. J'ai été terriblement marquée par le divorce de mes parents. Je n'avais que 11 ans quand c'est arrivé, et il m'a été extrême­ment difficile de quitter mon père pour aller vivre toute seule avec ma mère. J'étais en adoration devant mon père, et le fait de ne plus le voir m'a totalement bouleversée. De plus, on m'avait inscrite dans une école catholique, et j'étais la seule enfant dont les parents étaient divorcés. Les reli­gieuses m'ont obli­gée à prier pour eux. À compter de ce mo­ment-là, je me suis sentie coupable de leur séparation.


Malgré votre adolescence tourmentée, vous avez certainement connu des moments agréables...

Avant la séparation de mes parents, comme mon père était militaire, je voyageais avec lui. Jusqu'à l'âge de neuf ans, j'ai habité en Nouvelle-Guinée. C'est sans doute l'un des plus beaux sou­venirs que je garde de mon enfance. Je vivais en pleine nature. Je me souviens que j'étais entourée d'animaux sauvages. J'ai grandi auprès d'un crocodile, de plu­sieurs chèvres et même de serpents. Ça a sûrement contribué à ce que je devienne un garçon manqué!


Ça ne vous a toutefois pas empêchée de rencontrer l'homme de votre vie...

Avant de faire la connaissance de Damian (le cinéaste Damian Harris), j'étais persuadée que j'allais toujours rester seule. J'ai eu un véritable coup de foudre pour lui. Je l'ai rencontré peu de temps après mon arrivée à Los Angeles. Depuis ce jour, nous ne nous sommes plus quittés.


Qu'est-ce qui vous a séduite en lui?

Je ne sais pas, car ce n'est pas du tout mon genre d'homme, tant sur le plan physique que sur le plan psychologique. Il est très calme, comparé à moi. Mais peut-être est-ce justement parce que nous sommes si différents l'un de l'autre que nous nous aimons. Je crois qu'il faut avoir des personnalités complémentaires pour jouir d'une bonne vie de couple.


Pour vivre pendant près de 10 ans avec le même homme, il faut tout de même avoir quelques passions communes, non?

Effectivement. Nous adorons les automo­biles et nous collectionnons les voitures d'époque. Je possède une Dodge des années 30, une Thunderbird et une Chevrolet, toutes deux des années 50. Ce sont mes petits trésors. Pour moi, c'est encore mieux que d'avoir des enfants!



PAR HERVÉ TROPÉA

MAGAZINE 7 JOURS



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  • : La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • : Un hommage fort et pleinement mérité au génie, au raffinement et au talent de tous ceux et celles qui ont su inventer, réaliser, produire et interpréter cette remarquable, unique et inoubliable série qu'est «La Femme Nikita». Petit clin d'oeil particulier aussi (et surtout) à l'acteur québécois Roy Dupuis qui a miraculeusement débarqué dans ma vie au bon moment...
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