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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 16:30
 
 



On croit rêver!!! Par quel tour de magie Michael et Nikita se retrouvent-ils ensemble dans un lit?! Dommage qu'il ne s'agisse que d'une machiavélique mise en scène... Qui ne restera peut-être (?) pas sans conséquences...


Amis lecteurs, s'il est un épisode qui prend aux tripes et fait frissonner, c'est bien celui-ci! Entre l'interprétation réellement impressionnante de Peta Wilson devenue médium, le jeu absolument bouleversant de Madeline qui se retrouve confrontée à sa mère mourante, le regain de passion entre «le maître et l'élève», l'ironie cinglante des sous-entendus et l'ingéniosité du scénario, il y a de quoi frémir et rester sonné!


Que fait Michael en costume et cravatte aidant Nikita - en tenue de ménagère - à débarrasser la table? Une vie normale, un couple banal ayant à peine emménagé dans une belle maison de banlieue... et des nuits entières passées «côte à côte»: tel est le cadre plutôt inhabituel dans lequel évoluent nos deux colombes depuis quelques semaines. Si ce n'était pour le côté pathétique de ce qui va suivre, on aurait sérieusement envie de rire...


À quoi rime cette comédie?

La demeure «conjugale» est truffée de micros et de caméras; les moindres faits et gestes de ses occupants sont filmés 24 heures sur 24... et visionnés par deux hommes à la solde de Joaquim Armel (Joaquim de Almeida), l'avocat de Franz Gerrin, un leader terroriste emprisonné... Mais pas pour autant inactif: son organisation continue malgré tout à sévir, et les ordres viennent de l'intérieur. Armel est le seul intermédiaire - voire associé - possible, mais la prudence reste de mise. Un plan diabolique a donc été conçu pour parvenir jusqu'à ses fichiers personnels sans éveiller ses soupçons. Ainsi, tandis qu'Armel fait surveiller la maison, Birkoff de son côté surveille les enregistrements des deux «vidéo-surveillants»!!!


D'Armel, on ne sait pas grand-chose, sinon qu'il traverse une épreuve extrêmement douloureuse... dont la Section One compte bien se servir. Il vient de perdre son fils, renversé par une voiture juste après qu'une dispute ait éclaté entre eux, ce qu'il ne se pardonne pas. Son attention a alors (volontairement) été attirée par cette blonde jeune femme, réputée pour ses capacités extra-sensorielles et son passé de voyante, mais qui s'est retirée de ce «métier» devenu trop à risque pour sa santé physique et mentale...

Une façon pour lui d'entrer en contact avec ce fils tant aimé qu'il a élevé seul et à qui il n'a pas pu dire adieu. Armel épie donc les activités du couple ainsi que les allées et venues de Michael afin de pouvoir approcher Nikita en toute sécurité. Sans se douter qu'il est attendu de pied ferme...


Après que Nikita ait feint une première fois de ne pas pouvoir l'aider, Armel kidnappe les «époux» de force et les ramène chez lui. Nikita offre une telle résistance à sa requête qu'il ne pouvait que tomber dans le panneau... et finir par l'emmener dans la chambre de son fils..., c'est-à-dire, là où il fallait arriver afin de pouvoir y placer un micro!

La performance de Nikita entrant en transe est époustouflante... Guidée par Birkoff, elle révèle des détails intimes prouvant qu'elle est déjà à moitié «possédée» par l'enfant... mais, prétextant un étourdissement, refuse ensuite d'aller jusqu'au bout pour gagner du temps... Et pouvoir regagner la Section One avec Michael pendant quelques heures.

Car, s'ils sont bien raccompagnés chez eux par les hommes d'Armel, une fois sur place, c'est une cassette vidéo pré-enregistrée et manipulée par Birkoff qui simulera leur présence dans la maison!


Madeline, pour sa part, vit également sa propre tragédie: sa vieille mère, qu'elle surveille à distance, est en fin de vie: Opérations est, bien malgré lui, contraint de lui refuser l'autorisation d'aller la voir. Scrupuleusement obéissante, elle s'est résignée et s'est enfermée dans sa souffrance. La mission en cours l'aide à se sortir un moment de ses pensées: elle suggère (au grand délice des spectateurs!) à Nikita de rendre son union avec Michael «un peu plus convaincante»... Un jeune couple amoureux est aussi censé avoir des rapports sexuels...!!! Difficile dans pareille situation de ne pas s'exécuter... Tant pour lui que pour elle...


"It was a mistake..."


Dur aussi, dans de telles conditions, de séparer la vie privée de la vie professionelle... Sauf que... Michael ne perd jamais le nord! Il doit avoir les mains libres pour agir. Mieux vaut donc " qu'il s'éloigne de «sa femme» durant cette prochaine séance de spiristime «qu'il désapprouve»". C'est d'ailleurs mieux ainsi, car pour Nikita, " l'affection qui les lie est trop forte et risque de créer des interférences"...


Nikita est maintenant maître du jeu: Armel est littéralement pendu à ses lèvres et elle en fera ce qu'elle veut. Les gardes sont restés dans la pièce, les rideaux sont fermés, le courant a été coupé dans toute la maison; même le système de sécurité a été désactivé! Tandis qu'elle prend la voix de Louis Armel (l'enfant) et révèle à nouveau certains secrets troublants qui unissaient le père et le fils, Michael dérobe les codes d'accès dont la Section One a besoin.


Mais la précision et l'intimité des détails communiqués par Birkoff éveillent les soupçons de Nikita: de retour à la base, elle fouille dans les fichiers des prisonniers protégés. Toute la monstruosité de sa mission lui saute alors aux yeux: oui, Louis est bien là, vivant et jouant tranquillement dans une chambre du niveau 5! Sa mort et son accident n'étaient qu'une simulation afin d'exploiter le désespoir d'un homme... D'un homme, oui... Mais aussi du chef avéré d'un réseau terroriste, doit - pour la énième fois - lui rappeler Opérations!

N'empêche... Ce désespoir, Nikita a pu le toucher avec ses doigts...


Michael est reparti à l'assaut: Armel est capturé et ramené au «poste d'interrogatoire» de la Section One. Sa bande est démantelée... et son élimination ordonnée. Nikita n'aurait-elle pas mieux fait de le laisser partir «rejoindre» son fils plutôt que de le rassurer sur son sort en le lui montrant avant de mourir? Pure compassion, ingénuité ou... cruauté naissante?! Le doute persiste, mais la scène est déchirante...


"J'ai choisi d'être celle que tu as vue: celle qui a tué sa soeur!" (S1/E14-«Gambit»)


Quant à Madeline, elle n'en mène pas large non plus. Opérations, croyant bien faire, lui a résolu son problème: sa mère a été hospitalisée... à la Section One! Mais la visite qu'elle aura enfin pu lui rendre tourne au drame, intime également. Le monologue de Madeline qui, face à cette mère sénile, ouvre son coeur à l'amour et confesse ses incertitudes est renversant. La réplique finale cloue sur place... Et la renvoie à sa triste réalité: "Au revoir maman." - "Sarah? Sarah, c'est toi?" - "Oui maman, c'est moi"...


Pour les «jeunes mariés», la vie reprend son cours; autrement dit, la fête est finie! Cette chaude nuit passée ensemble suffira-t-elle à retenir Michael, à l'étourdir au point d'enfreindre désormais les règles et de briser sa carapace d'indifférence? "Je ne peux pas encore te dire ce que tu aimerais entendre." - "Pas encore?" - "Tu me connais bien, Nikita, mais tu ne sais pas tout. Certaines choses doivent rester cachées; ça n'a rien à voir avec ce que je ressens pour toi"...


À l'aube de ce nouveau jour... une mince lueur d'espoir...


Combien d'épisodes devrons-nous encore attendre avant de revoir Michael prendre la tête de Nikita entre ses mains et lui caresser tendrement la pointe des cheveux? Courage, plus que onze!


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par   

 

 

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