Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 20:56

Mai 1997
 
HARD ROY
 
Par Henry Arnaud
 
C’est à l’hôtel Prescott de Beverly Hills, tout près des studios de 20th Century Fox, que Roy Dupuis a élu domicile pour son séjour à Hollywood. Roy est venu rencontrer la presse à Los Angeles pour présenter la série Nikita.
 
Roy, tu sembles être aussi en demande qu’une star de Hollywood. Quel est ton emploi du temps ces jours-ci?
Mon emploi du temps est très chargé. Je suis venu en Californie en coup de vent pour la promotion de Nikita.
 
T’attendais-tu à ce que Nikita connaisse un tel succès?
Je ne m’étais pas fait d’idées là-dessus. Mieux vaut ne jamais s’emballer, il est toujours difficile de savoir quel accueil les téléspectateurs réservent à un feuilleton ou à un film. Le public est très souvent imprévisible.
 
Quand as-tu décidé de te lancer dans le théâtre?
J’ai commencé à faire du théâtre à l’École Nationale de Théâtre, il y a 10 ans. J’avais alors 24 ans. Les circonstances de mon admission sont assez surprenantes. Michelle Lamonte, une camarade de classe de l’école secondaire, m’a un jour proposé de lui donner la réplique pour l’audition d’entrée dans cette école. Deux jours avant, elle m’avait apporté le questionnaire d’un de ses amis, qui ne se sentait finalement pas prêt pour l’audition. Elle m’avait alors dit: «Pourquoi ne te ferais-tu pas passer pour lui?». Ce que j’ai fait, et sans regret, puisqu’ils m’ont choisi parmi 2.000 candidats.
 
Qu’aurais-tu fait dans la vie si tu n’avais pas fait du théâtre?
Je n’en ai pas la moindre idée. J’étudiais en sciences, et je dois t’avouer que j’étais un peu perdu à cette époque-là. Un soir, je suis allé voir le film Molière, d’Ariane Mouchkine, et j’ai eu une révélation. De là, tout a commencé.
 
Quelles sont les grandes étapes de ta carrière?
J’ai fait beaucoup de théâtre amateur – des pièces dans le style de Roméo et Juliette ou Harold et Maude – avant d’en arriver à la télévision. J’ai eu la chance d'être engagé pour Les Filles de Caleb, aux côtés de Marina Orsini. C’était mon premier rôle important, et il m’a valu une Rose d’Or pour l’Acteur de l’année. C’est certainement l’étape la plus importante de ma carrière. J’ai ensuite joué dans les films Being at Home with Claude et Screamers. Ce dernier long métrage m’a fait davantage connaître aux États-Unis.
 
Comment s’est passée l’audition pour Nikita? Les producteurs recherchaient-ils un Québécois ou un francophone pour interpréter le rôle de Michael?
Non. La première chose que m’ont demandée les producteurs de la série a été de perdre mon accent pour incarner ce personnage. J’ai dû insister pour le garder. Je trouve normal de me battre pour mes racines. Je pense que mon accent apporte même un certain charme, un plus à la série. Cela donne un côté intéressant au personnage de Michael. Depuis que les premiers épisodes ont remporté la faveur des téléspectateurs, les producteurs sont désormais tout à fait d’accord avec moi; je dirais même qu’ils adorent ma prononciation.
 
Quels sont pour toi les inconvénients de ce métier?
Être loin de ma terre et de ma maison, dans la campagne qui entoure Montréal; voilà ce qui est le plus difficile. J’ai un appartement à Toronto, puisque c’est dans cette ville que se tournent les épisodes de Nikita, mais je rentre à la maison toutes les fins de semaine, car la vie montréalaise me manque cruellement. Je me sens un peu loin de chez moi à certaines périodes de l’année, principalement durant les Fêtes.
 
Quelles sont tes relations avec ta partenaire, Peta Wilson, alias Nikita?
On s’amuse beaucoup sur le plateau; l’ambiance est très détendue. Le courant est tout de suite passé entre nous. Il faut dire que j’ai très bon caractère! (rires) Peta est australienne. Elle a un sacré tempérament, qui convient parfaitement au personnage de Nikita. Il n’y a aucune relation amoureuse entre nous, même si je pense que mon personnage, Michael, est secrètement amoureux de Nikita. Peut-être que cela sera développé dans de futurs épisodes.

Source:
Article Magazine 7 Jours

 
1997-05-7Jours

 

«Nikita» en français

 

La vraie voix de Roy Dupuis

 

Avez-vous écouté Nikita cette semaine au réseau TVA? On était en droit de craindre le pire. Quand une émission américaine nous arrive en français, traduite en France, il arrive que la différence de langage, les expressions et le ton soient tellement loin de notre façon de parler qu’on a de la difficulté à croire à ce que nous voyons et entendons à l’écran. Or, la traduction de Nikita est très bonne.

 

Avez-vous reconnu la voix de celui qui personnifie le rôle de Roy Dupuis?

Il s’agit bien de la voix de l’acteur: «Je suis le seul acteur de la série à postsynchroniser son propre personnage de l’anglais au français. Quand j’ai lu les textes en français (la traduction est faite en France), j’ai dû changer certaines expressions qui se disaient très mal et qui étaient beaucoup trop en argot parisien. Je n’étais pas capable de dire ces phrases de façon sérieuse», dit-il en substance.

 

Ceux qui ont vu le premier épisode ont eu de la difficulté à reconnaître la voix de Roy Dupuis. Bien articulé, il emprunte un accent très conventionnel. D’ailleurs, dans la série originale en anglais, Roy, dont le personnage est européen (Belge), a volontairement choisi de casser légèrement l’anglais pour donner plus de crédibilité à son rôle.

 

Par Y. B. (scan article journal)

Source exacte inconnue
 


8 mai 1999
 
Par Paul Villeneuve
 
En vedette dans «Nikita»
Dans la vie, Roy Dupuis est plus près d’Ovila que de Michael
 
Roy Dupuis est maintenant une vedette internationale. La série Nikita, dans laquelle il partage la vedette avec Peta Wilson, est diffusée dans une cinquantaine de pays.
 
Tout comme en janvier 1996, soit lors d’une précédente interview, Roy Dupuis prend place à un bout de la table de cuisine de son agent, Hélène Mailloux, avec une tasse de café. À cette époque, Roy Dupuis ne savait pas encore qu’il ferait partie de la série Nikita et qu’elle serait diffusée en première, un an plus tard, au USA Network.
 
Physiquement,  l’acteur  n’a  pas  changé

Tout en demeurant discret, Roy Dupuis parle quand même plus qu’à l’époque où il incarnait le personnage d’Ovila dans Les Filles de Caleb. Mais cela, on l’avait déjà constaté lors de l’interview qu’il nous avait accordée à l’occasion de la sortie du long métrage Screamers, de Christian Duguay.
 
Roy Dupuis nous avait alors affirmé qu’il ne pensait pas à son avenir professionnel. «Au contraire, je pense plutôt à moi, à apprendre à me connaître parce que je n’ai pas encore eu le temps de me rencontrer. Maintenant, j’ai le temps de prendre soin de moi, de me retrouver», avait-il précisé.

Bien qu’il se soit quelque temps plus tard lancé dans l’aventure de Nikita, le natif de l’Abitibi semble s’être effectivement retrouvé.
 
Un  besoin  d’espace 
 
Le réseau TVA diffuse maintenant la première des trois séries de Nikita«En France, c’est un acteur français qui a doublé la voix de mon personnage pour la première série. Je l’ai appris lorsque j’ai su que la série était diffusée là-bas. Lorsqu’on m’a par ailleurs informé que la série le serait ici, j’ai tenu à doubler la voix de Michael», révèle le comédien.
 
Roy Dupuis reconnaît que Nikita est devenue, tout comme la série X-Files, une émission-culte. Il suffit d’ailleurs de naviguer sur Internet pour se rendre compte de l’engouement des jeunes pour la série et ses héros. Plusieurs sites à travers le monde sont d’ailleurs consacrés à l’acteur québécois.
 
Produite par la Warner Brothers, Nikita est entièrement tournée à Toronto. «C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai accepté de participer à la série. Ça me permettait de revenir au Québec plus facilement. Parce que le rôle principal est celui de Nikita, je m’attendais, au départ, à des semaines de travail de trois jours, mais, finalement, le personnage de Michael s’est développé et je dois y consacrer plus de mon temps», souligne-t-il.
 
Hollywood courtisait Roy Dupuis pour des séries depuis quelques années déjà, mais il n’avait pas envie d’aller tourner à Los Angeles. Lorsqu’il s’y est finalement rendu, ce fut uniquement pour s’assurer que les producteurs seraient respectueux du film de Luc Besson dont la série s’inspire.
 
Lorsque Roy Dupuis revient au Québec, les week-ends et à l’occasion de congés, il se rend aussitôt sur sa terre. Où? La vedette se garde bien de divulguer l’endroit où elle est située. «Si j’en juge par certaines lettres que je reçois, il y a bien des gens qui aimeraient savoir où elle se trouve», lance-t-il en riant.
 
Le comédien affirme qu’il a fait son trip de ville et qu’il a maintenant besoin d’espace. «C’est très important pour moi. J’y ai une belle petite maison qui date de 1840. J’y travaille avec mes mains et je voudrais que ça devienne une maison familiale», déclare-t-il.
 
Lorsqu’il parle du balcon qu’il y a construit, l’été dernier, et qu’il souligne qu’il ne se sent pas du tout isolé dans sa campagne, où il est entouré d’oiseaux, Roy Dupuis, vêtu d’une chemise à carreaux, nous rappelle davantage Ovila que l’agent secret meurtrier qu’il campe dans Nikita et qui porte notamment des costumes signés par le designer Jean-Paul Gaultier.
 
Le  numéro  9
 
Lorsqu’on demande à Roy Dupuis ce qui peut faire le succès de Nikita, il hésite avant de répondre. «Ben… j’imagine que c’est sa particularité, son originalité par rapport à la réalité d’aujourd’hui. On peut se demander si un organisme comme Section Un peut exister», souligne celui qui a récemment consacré de son précieux temps de vacances pour incarner, dans un documentaire, un personnage qui est, lui, très près de notre réalité québécoise: Maurice "Rocket"Richard.
 
Roy Dupuis terminera bientôt son travail sur le plateau de Nikita, mais y sera de retour si l’on annonce, ce mois-ci, le tournage d’une quatrième saison. Avec la popularité que connaît la série, le contraire serait étonnant.

 Source:
 
Le Journal de Montréal

 
      1999-05-Article-JDM


Et, à propos du doublage...

 

Interview  à  Vasko  Nicolov,  Directeur  de  Cinélume  (Montréal)

 

La gazette du doublage: Le doublage québécois a subi de plein fouet la concurrence européenne sur le doublage de téléséries. Cinélume a doublé par le passé des titres très connus (outre Cosmos 1999) comme Haute FinanceAstro le petit robot ou Candy. Avez-vous encore l’opportunité de travailler pour le petit écran?

 

Vasko Nicolov: En effet, comme vous dites, nous subissons la concurrence, et par ce fait même, nous doublons très peu de séries pour la télé. En même temps, je crois aussi que le fait que nous doublons autant de 35 mm, fait en sorte que nous sommes moins agressifs à avoir des téléséries. Évidemment nous serions très heureux d’en avoir plus, mais pour l’instant je crois que le problème est plus affaire de politique que de volonté.


La gazette du doublage: À propos de téléséries, il nous a été dit que sur La Femme Nikita, série doublée en France, Roy Dupuis, immense vedette québécoise, se doublait lui-même àCinélume pour le Québec - tous les autres personnages demeurant chez vous en vff. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi et comment?

 

Vasko Nicolov: Roy Dupuis demande par contrat que toute version française de ses films ou de ses apparitions télévisées devra être faite avec sa propre voix, donc peu importe où le doublage se fait, il détient ce droit. Et comme le doublage se faisait chez un ami, à la SOFI, à Paris, nous avons hérité du contrat pour l’enregistrement de la voix de Roy.

 

Source:

http://www.objectif-cinema.com/interviews/332c.php

 



Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • : Un hommage fort et pleinement mérité au génie, au raffinement et au talent de tous ceux et celles qui ont su inventer, réaliser, produire et interpréter cette remarquable, unique et inoubliable série qu'est «La Femme Nikita». Petit clin d'oeil particulier aussi (et surtout) à l'acteur québécois Roy Dupuis qui a miraculeusement débarqué dans ma vie au bon moment...
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Archives