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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 18:13


 

Si Michael Samuelle est et restera toujours indissociable de Roy Dupuis, il n'en va bien sûr pas de même pour l'inverse. Ce serait d'ailleurs une offense à l'immense talent et à la multitude de personnages interprétés par Roy (et dont on peut avoir un premier aperçu au travers du livre de Danièle Saint-Denis intitulé «Dans les peaux de Roy Dupuis» - Éditions Stanké, Québec).


Restait donc à trouver un dénominateur commun à son succès, à cette célébrité qui ne décroît pas, bien au contraire (depuis 1991, Roy Dupuis accumule les trophées - 2005: Prix Jutra du meilleur acteur dans «Mémoires affectives» - 2006 et 2007: prix du meilleur acteur avec «Maurice Richard» au 19è Festival international de Tokyo et au 27è Prix Génie - 2008: Prix Jutra du meilleur acteur dans «Shake Hands with the Devil»). Une quinzaine de films (longues séries télévisées comprises) m'ont été nécessaires pour appliquer la touche finale au portrait que je souhaitais brosser de lui.


Roy Dupuis est - comme aiment le définir les journalistes - ce qu'on appelle une «bête de scène». Pour ma part, poussée par la ferveur et l'admiration sans bornes que je lui voue, j'irais - et au risque de lui déplaire - beaucoup plus loin dans la description...


"De son corps solidement charpenté irradie une puissance insoupçonnée à l'écran"
  (Danielle Stanton - Article Elle Québec - Décembre 2005)


Car, Roy, c'est avant toute chose, bien évidemment... Une belle gueule.

Mais - inutile de le nier - aussi un beau mâle! Une belle masse de chair ferme dont on croquerait volontiers un morceau, un bel étalon que l'on enfourcherait volontiers pour une escapade dans les bois, une belle peau d'ours sur laquelle on s'allongerait volontiers un soir au coin du feu... Un aspect «croustillant» qui laisse peu de femmes indifférentes...


De marbre quand il vous toise, de velours quand il vous charme, poignant quand il pleure, taquin quand il sourit, ravageur quand il séduit, impressionnant quand il se met en colère, débordant de sensualité lorsqu'il apparaît, olympien lorsqu'il se déshabille, hyper-professionnel lorsqu'il exerce son métier: vous avez fait le tour!


Roy Dupuis est aussi ce que, personnellement, j'aime définir «un homme au carré»: quatre forces physiques qui se confondent et se rejoignent pour former une structure de choc. Le résultat d'une double combinaison heureuse: celle d'un visage atypique à un regard d'exception et d'une musculature d'athlète à une dégaine de top-model. Un socle sur lequel on peut, sans risque, construire une montagne de projets, de scénarios, de personnages et de chimères. Un homme en qui tout cadre à merveille.


Avec un faciès comparable au museau d'un fier et bel animal sauvage et un look à l'allure rebelle, avec une paire d'yeux couleur émeraude, un regard à la Paul Newman, un profil à la Marlon Brando et un charisme à la James Dean qui vous font oublier que vous êtes sur terre, avec une aura, un magnétisme et une photogénie qui crèvent l'écran, on comprend aisément pourquoi la caméra et les réalisateurs l'aiment tant!


Il y a en Roy ce petit «je ne sais quoi» dont j'ai cherché l'explication pendant des années et qui finalement m'est apparue au hasard d'une recherche de synonymes: de lui émane une virilité - avec un grand V - particulière, pas seulement esthétique... Une autre virilité: «intellectuelle, mentale, morale; une virilité de l'âme, de l'esprit, de l'expression, du style» (Beauvoir, Mandarins, 1954, p. 182)... Une agréable et paisible virilité qui reflète tout naturellement la force de son intériorité et qui a trouvé la voie du talent pour s'extérioriser. Une douce et sereine virilité qui lui a permis de se surpasser dans des rôles particulièrement difficiles, dérangeants ou délicats à assumer.


Carré aussi parce que, dans la vie comme sur le plateau, Roy inspire confiance, dégage de l'honnêteté, de la fermeté, de la franchise, de la solidité. Son cheminement est celui d'un homme qui a su reprendre à temps sa vie en main et trouver son équilibre, mais qui n'a jamais cessé de suivre son instinct d'homme des bois, des lacs et des rivières, restant ainsi fidèle tant à ses grands rôles (tel le fougueux Ovila des «Filles de Caleb» en 1990, ou le déchirant Alexis de «Séraphin: un homme et son péché» en 2002) qu'à sa terre et à ses principes.

Homme de tous les défis travaillant sans relâche, Roy a acquis la puissance d'une star affirmée, la gravité et la maturité de l'âge adulte, la crédibilité d'un militant qui va jusqu'au bout de ses convictions et qui, aujourd'hui, nous invite à remonter le cours des fleuves; mais il a aussi su garder la simplicité d'un être dont les frasques ne défrayent jamais la chronique.


Comblé par la vie, il s'est actuellement engagé sur un chemin difficile. Toute sa force et sa sensibilité suffiront-elles à sauver les grandes rivières du Québec du triste sort qu'on leur réserve? Roy a la peau dure: il y a donc fort à parier qu'il nous surprendra encore et qu'il gagnera en tout cas plus d'une bataille!


 © Michèle Brunel  (Cet article est protégé par   

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Published by Michèle - dans Spécial ROY DUPUIS
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  • : Un hommage fort et pleinement mérité au génie, au raffinement et au talent de tous ceux et celles qui ont su inventer, réaliser, produire et interpréter cette remarquable, unique et inoubliable série qu'est «La Femme Nikita». Petit clin d'oeil particulier aussi (et surtout) à l'acteur québécois Roy Dupuis qui a miraculeusement débarqué dans ma vie au bon moment...
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