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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 16:59

 

S2-E15-Fuzzy-Logic

Le  Petit  Génie

 

Des attentats en série à travers le monde, apparemment sans aucun rapport entre eux, laissent Birkoff perplexe: seul point commun, chaque détonation a été déclenchée via un satellite du Ministère de la Défense, vraisemblablement piraté.

Birkoff tente désespérément d'infiltrer l'organisation responsable et de déchiffrer l'ensemble de leurs commandes codées, tandis qu'Opérations bouillonne d'impatience.

Jusqu'à ce que... «Eureka, j'ai trouvé!»... "Décodage. Décryptage terminé". Du moins, ainsi pense-t-il...

Michael peut maintenant partir à l'assaut du centre des commandes enfin localisé, mais il tombe dans un traquenard: un matériel ultra sophistiqué simulait la présence d'hommes... fictifs. Tout le team est décimé.

Birkoff est convaincu que le code était un faux, mais ce n'est pas l'avis d'Opérations ni de la NSA (National Security Agency): celui-ci contenait bien les bonnes informations, les données extraites n'étaient qu'une parade visant à dévier vers un système externe de protection et dont Birkoff ne connaissait pas tous les mécanismes.

 

Ne reste plus qu'à faire appel à un mathématicien de l'extérieur qui soit capable d'aller au fond des choses; mais ceux-ci ne sont que trois dans le monde... Le plus proche serait un jeune surdoué occidental, Greg Hillinger (Kris Lemche), diplômé à 13 ans, déjà professeur d'université et plusieurs fois approché par des agences gouvernementales pour qui il a toujours refusé de travailler à cause de sa mère avec qui il vit seul. Il faudra donc l'y contraindre de force...

Chaque matin, l'université vient le chercher avec une limousine, du pain bénit pour Michael et Nikita qui pourront le prélever sans difficulté et l'amener à la Section One.

 

"On  a  besoin  de  ton  aide,  tu  seras  chez  toi  demain."

 

Greg est loin d'être une proie facile: rebelle, furibond, arrogant, insultant, il défie tout le monde, se prend pour le centre du monde, se croit intouchable et se moque ouvertement d'Opérations et de son autorité. Mais, une fois décagoulé, il reste fort impressionné par le matériel dernier cri qui l'entoure et s'apaise peu à peu. On lui laissera donc un laps de temps pour se familiariser avec les ordinateurs et se balader à son aise sur une zone externe non sécurisée du réseau... avant de passer aux choses sérieuses.

 

Madeline le mettra ensuite au parfum: si, pour son malheur, il est parvenu, malgré les précautions prises, à décrypter des données plus confidentielles, il ne rentrera plus jamais chez lui!

 

"On  veut  que  tu  déchiffres  un  code"

 

Aie, aie... Sales temps pour Birkoff qui se doit d'amadouer ce lion en cage, de coopérer avec lui en gardant son calme et en faisant preuve d'humilité, car il aura sûrement à faire face aux provocations blessantes et incessantes de Greg. "On a un objectif et un délai, ne perds jamais cela de vue."

 

Greg détecte immédiatement le leurre du système de protection externe qui avait échappé à Birkoff et le contourne en moins de deux. Il active une fonction qui doit explorer le programme, ce qui prendra toutefois une douzaine d'heures... "sauf si tu as un SE multi-filières quelque part"... ou soit, un canal ultra-secret auquel Birkoff ne peut lui donner accès, mais qui règlerait le problème en 2 heures.

 

«Mission first»... Birkoff s'exécute et Greg lui donne les codes. On apprend ainsi que le signal des transmissions est activé depuis l'Afrique du Sud.

 

Michael embarque à bord d'un avion et Nikita est chargée de ramener Greg chez lui. Mais, oh surprise, celui-ci s'est évadé de la pièce! Nikita s'élance à sa recherche et, grâce aux monitors de surveillance, découvre sa planque, dans une zone interdite. Elle le surprend et le met fermement en garde sur ce qui l'attend si on découvre qu'il a visité les lieux...

 

S2-E15-FL-B

Mais Greg est fasciné par ce qu'il a vu et par les moyens dont la Section dispose, notamment la salle de contrôle des ordinateurs qui le font se sentir tout puissant: il déclare ne plus vouloir partir! Pour le convaincre de rentrer chez lui, Nikita lui fait prendre conscience de l'endroit où il se trouve et de ce qui pourrait devenir son lot quotidien en lui faisant visiter... la salle de torture...!

 

Greg est bouleversé et cesse enfin de crâner. Il se laisse emmener par Nikita qui tente de le sortir discrètement de là, mais... Nul n'échappe à l'oeil vigilant de Madeline qui leur bloque le passage! Greg, qui en a trop vu, se retrouve cette fois condamné à vivre (ou ne pas vivre) à la Section One. Quant à Nikita, elle a une nouvelle fois enfreint les règles de sécurité en tentant de couvrir Greg...

 

Pendant ce temps, Michael survole l'Afrique, mais il se passe quelque chose d'anormal: le signal bouge, la cible se déplace à une vitesse vertigineuse, "la séquence extraite par Greg se modifie automatiquement". Le système pourrait bien être infecté par un virus non détectable...

 

S2-E15-FL-A


Pour la petite anecdote, Nikita a hérité d'un nouveau voisin de palier, Barry (Dan Redican) qui vient de tout perdre: boulot, femme et enfants. Un soir, il se présente chez elle et lui confie un petit coffret contenant quelques bijoux et autres souvenirs précieux, sous prétexte que son ex-femme va bientôt lui envoyer ses avocats. Le lendemain, Nikita entend des bruits de voix chez Barry qui semble être menacé par des hommes... qui cherchent quelque chose. Que cache donc le coffret qu'il lui a remis???

 

Peu après, Barry viendra récupérer son bien, mais Nikita, qui a fouillé le coffret, y a découvert une livre d'héroïne, volée par Barry pour se refaire un peu d'argent. Les dealers sont donc à ses trousses, mais cette fois, c'est Nikita qui va les recevoir... Les armes pointées vers elle auront vite fait de se retourner contre les truands, et «l'équipe de nettoyage» de la Section One viendra se charger d'eux. Barry n'a plus qu'à se tirer en vitesse.

 

S2-E15-FL-03

 

Greg ne semble guère perturbé par la décision d'Opérations de ne plus le laisser partir; il a repris de du poil e la bête et renvoie le grand chef, tout étonné, vers... Birkoff. Car, oui, il y a bien un problème: la séquence décodée par Greg génère un virus qui fausse tout le système, et que lui seul peut réparer... à condition, bien sûr, qu'on le laisse partir!

 

Birkoff doit avouer son impuissance, Greg est trop fort... Le canal de communication avec Michael est également corrompu. La Section One n'a plus guère le choix, Hillinger mène le jeu.

 

Le virus a été éradiqué et Greg peut maintenant rentrer chez lui. Toutefois, il pose une ultime condition: la désactivation complète ne se fera que lorsqu'il sera auprès de sa mère, en sécurité.

 

Opérations dicte une dernière fois les consignes au petit génie qui ne cesse de le narguer: "tu as été kidnappé et récupéré par le FBI pour développer un projet". "Tu prêteras serment devant un agent international, quand tu seras devant chez toi, tu signeras l'accord de confidentialité et tu donneras à Birkoff la clé de désactivation du virus."

 

Ainsi, tout est bien qui finit bien... Greg est ramené chez lui de nuit, et sa mère, encadrée de deux agents, se précipite vers lui, folle d'inquiétude. Greg la rassure de la voiture puis fait ce qu'il lui reste à faire: "virus éradiqué".

 

Après une dernière vérification faite par Birkoff, Greg est libre et peut rejoindre sa mère qui l'attend sur le pas de la porte. Mais pourquoi les deux agents sont-ils toujours auprès d'elle?

 

"Parce que tu vas repartir avec eux!"  Sa mère jette le masque... de latex qui recouvrait en réalité le visage de Nikita!

 

Non, Greg Hillinger ne rentrera plus jamais chez lui... Une autre vie de perdue... Enfin, pas tout à fait, car, au grand dam d'Opérations, d'après Madeline, ses chances de «réintégration professionnelle» dépassent les 92%...

 

Pour Michael, avec qui la communication a enfin été rétablie, c'est mission accomplie: cible détruite, objectifs atteints, bref une banale tournée de routine...

 

Quant à Greg, il figure désormais sur la liste des enfants disparus.

 


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par   

 

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Published by Michèle - dans Épisodes Saison 2
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 20:40

 

Chantage  affectif
 

Section One, 21 épisodes plus tard... En effet, pour bien assimiler le fond et tout le piment de l'histoire, il convient d'avoir vu (ou lu) «Obsessed» (S1/E15).


Double kidnapping. Double rendez-vous. Deux couples. Deux missions: celle officielle, et celle officieuse, vitale, capitale, cruciale... Mais à faire coup double, cette fois ce sera... le scénariste qui, avec «Double Date», aura rempli plus d'un contrat. Celui de faire revivre deux des personnages les plus marquants de la série, les seuls capables de rivaliser de beauté, de force et d'intelligence avec Michael et Nikita; celui d'avoir créé un des épisodes les plus mémorables de toute la série; celui aussi d'avoir démontré, une fois de plus, jusqu'où Michael était capable d'aller pour arriver à ses fins... et ramener à lui Nikita, tout en nous faisant vibrer à la fois d'anxiété et d'émotion. Pleins feux donc sur
Lisa (Yvonne Scio) et David Fanning (Douglas O'Keeffe), pour toujours «tragiquement inséparables»...


"Tu  te  plantes  complètement  à  mon  sujet.  Je  n'ai  pas  soif  de  vengeance.  Michael  a  donné  du  plaisir  à  ma  femme,  et  alors?"


Si Nikita n'en croit pas ses yeux, Michael n'en mène pas large non plus: comment Opérations a-t-il pu grâcier une ordure pareille?! Revoir David Fanning non seulement en vie mais, en plus, enrôlé dans la Section One, est une surprise des plus désagréables tant pour l'un que pour l'autre.

Tandis que Nikita ne peut contenir son indignation, Michael, lui, maîtrise et se prépare déjà mentalement à lui livrer bataille. Car, il va de soi que le duel sera impitoyable! Michael a ruiné et fait prisonnier Fanning, lui a piqué et fait perdre sa femme; quant à Nikita, elle lui avait infligé une de ces raclées qu'il ne doit pas être prêt d'oublier...


"Comme  tu  as  couché  avec  ma  femme,  j'imagine  qu'on  a  des  choses  en      commun..."


Choc, dégoût, rage, protestation, méfiance: rien n'y fera. Les plans de la prochaine «escapade» sont déjà bien établis, et David Fanning est indispensable à sa réussite. Le trio partira et reviendra ensemble. S'il arrive quoi que ce soit à Michael ou Nikita, David mourra. Et s'il arrivait quelque chose à David, Michael ne parviendrait pas à mener à bien sa mission. Pour une fois, le permis de tuer est... refusé. David n'aura d'ailleurs pas d'arme et, sur le terrain, sera surveillé (à son insu) en permanence par un agent.


Nikolai Kusco, ancien chef de la police secrète roumaine, impliqué dans de nombreux attentats, a formé sa propre unité de mercernaires et s'est retranché en Moldavie, en plein milieu des bois. Or, Fanning a travaillé pour Kusco avant d'arriver à la Section One: il est le seul à pouvoir organiser une rencontre. Le rendez-vous en forêt est ainsi donné, à 20km du campement de Kusco.


Préparatifs et départ sous haute tension... Dur, dur de ne pas relever les provocations cinglantes de David, du genre: "J'avoue que j'envie le fait que vous deux puissiez avoir une relation amoureuse tout en travaillant ensemble. C'est génial." Ou encore: "Quand vous êtes en mission, ça vous arrive souvent de baiser?"...


Mais l'heure n'est pas (encore) aux règlements de comptes privés. La paume de la main de Fanning est enduite d'une substance qu'il devra lui-même coller sur Kusco: "Une poignée de main suffira. Tu as 12 heures pour revenir" (Michael). "Sans quoi?" (David) "Ta main va peler; après 3 heures tu ne sentiras plus ton bras; après 6 heures tu seras mort" (Michael)... "L'isothope permettra de suivre Kusco à la trace ainsi que tout ce qu'il a touché". Quant à David, sa main sera décontaminée lorsqu'il reviendra.


"Tu  m'as  volé  ma  femme,  tu  vas  me  la  rendre.  Trouves-la!  Sinon  je  vais  prendre  la  tienne.  Tu  as  48  heures"


Tout se déroule comme prévu, si ce n'est que... Une fois le campement de Kusco détruit, David prend soudainement tout le monde de surprise et dévoile ses plans d'évasion. Se jouant de tout le monde, il s'empare de Nikita... qu'il gardera comme otage aussi longtemps que Michael... ne lui aura pas ramené Lisa, sa femme à lui!!! L'heure est donc plutôt au marchandage...


Mais comment diable Michael pourra-t-il, en deux jours et du fond d'une forêt, retrouver la trace de Lisa, perdue quelque part dans le monde?! Et sans alerter la Section One qui, de toute évidence, ne s'embarrassera pas de Nikita... "Oui, c'est un fameux défi à relever, mais pour te sauver je pense qu'il en est capable" (David)... On s'en doutait.


"Si  tu  me  trahis,  je  te  tue" (Michael à Birkoff)


Sans l'aide de Birkoff, rien n'aurait été possible. C'est depuis une salle de jeux vidéo et sous la menace que celui-ci doit s'activer et parvenir à s'introduire dans la base de données de la Section One. Il va devoir couvrir Michael et s'embarquer dans un tas de mensonges technologiquement plausibles pendant 48 heures....

Pauvre Birkoff, mission hautement périlleuse pour lui aussi... Pour Opérations, l'objectif n'a pas été atteint, tout le monde est mort, sauf Michael et Nikita qui sont maintenant en «refus obligatoire» (voir S2/E6 - «Mandatory Refusal»). Pour Michael: Lisa est repérée!


Nous voici donc à l'heure des retrouvailles... Et quelles retrouvailles! Elle, belle comme un coeur, lui, «aimant, soupirant et repentant»... Et séduisant comme pas deux!

Mais Lisa est méfiante. Et surtout bien entourée... Ses gardes du corps sont partout. Michael doit jouer serré avant de pouvoir la faire craquer et la serrer à nouveau tendrement dans ses bras. Merveilleuse et vulnérable Lisa, quel malheur d'aimer et de céder à nouveau à un homme tel que Michael... Elle aura beau se faire passer pour celle qu'elle prétend être devenue, prendre sa revanche et le faire tabasser après leur savoureux regain de passion, elle tombera dans son piège aussi vite qu'elle ne l'avait fait quelques mois auparavant.

Après lui avoir ingénument révélé le seul moyen de quitter l'hôtel de maître où ils se trouvent sans être vus, Lisa se réveille... sur le siège de la Jeep de Michael qui fonce tout droit vers la forêt moldave... Oui, c'était bien une nouvelle mission: Lisa en échange de Nikita.


Pendant que Michael joue les Casanova en ville, Nikita, elle, se mesure avec David Fanning. Une cabane en bois sommairement meublée leur sert de tannière, et la malice est leur arme de guerre. Enchaînée près du feu ouvert, c'est par la ruse que Nikita parviendra à braver David et à se libérer. Ce qui ne se fera pas sans peine, car ce «frère ennemi» est de taille... Et chacun a un peu tendance à sous-estimer l'autre... Un chargeur qui tombe du sac, une balle perdue récupérée..., Nikita brise finalement sa chaîne, au moment où David se mettait en route pour le rendez-vous, le délai des 48 heures étant sur le point d'expirer.


Michael, insensible aux supplications de Lisa, a regagné la forêt lui aussi, et dans les temps, bien entendu. Lisa, terrifiée à l'idée de se voir livrée à David, s'accroche désespérément à son beau ravisseur tant aimé, mais finit ensuite par s'enfuir. Sa course folle aboutit alors dans les bras de... Nikita..., qui tente de la rassurer en lui offrant sa protection.

Mais le jeu de cache-cache se termine vite en un face-à-face avec David qui s'est dressé sur leur passage, juste au moment où elles rejoignaient la Jeep. Il ne reste plus à Lisa qu'à obtempérer et à suivre son mari: David a hélas pris le dessus sur Nikita qui, impuissante, ne peut que les regarder partir...


Mais que fait donc Michael? Où est-il? Pourquoi n'intervient-il pas? Nikita s'émeut, Michael raisonne, comme toujours... Il était là, bien là, impassible, aux aguets derrière un arbre. Il savait que David ne tuerait pas Nikita, ça jouerait contre lui, Michael le poursuivrait jusqu'en enfer! Fanning veut juste sa femme, rester en vie et espérer pouvoir vivre en paix. Quant à Lisa, elle peut toujours décider de son destin: Michael lui a glissé une fiole de poison dans la main avant de la laisser s'échapper. Libre à elle de s'en servir ou pas...

Quant à Nikita, elle a tout intérêt à rentrer sagement à la Section One avec lui, et à accorder son rapport sur le sien... si elle ne veut pas se retrouver à l'infirmerie... avec une balle que Michael est prêt à lui tirer dans la jambe si elle ne se remet pas au plus vite la tête au travail!


Les comptes sont réglés: Birkoff a maintenant reçu le feu vert de Michael, Kusko est «enfin» rayé de la carte, mission accomplie. David est libre, Lisa un peu moins: mais elle aura choisi sa prison de son plein gré... en jetant par terre le flacon empoisonné.

Michael et Nikita sont ensemble, mais ne seront jamais libres... Pas même de s'aimer.


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par   

 

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 17:13

 

Crise  d'identité
 

Dans la discothèque, la musique bat son plein: ambiance salsa, rythmes endiablés, corps enlacés... Hélas, pour Michael et Nikita, la fête sera de courte durée.


Au sous-sol, une pièce, un ordinateur, des fichiers importants à détruire. Nikita s'y est faufilée et a mené à bien son opération de sabotage. Mais au moment de sortir, l'imprévu: la porte a été verrouillée, plus moyen de s'enfuir! Michael - qui montait la garde en haut des escaliers - est aussitôt envoyé à la rescousse... Et tombe ainsi dans le traquenard qui leur avait été tendu!

Assommé par derrière par deux hommes, il est traîné hors du club et conduit dans un laboratoire des plus sinistres... Lorsqu'il se réveille, c'est de l'intérieur d'une cage qu'il peut observer ses geôliers... Le temps d'un regard seulement, car une piqûre dans le cou a tôt fait de le plonger à nouveau dans un état second.


Pour Opérations, récupérer Michael n'est, bien sûr, pas une priorité absolue. L'important est d'arriver à ses ravisseurs avant qu'il ne parle... Quitte à le tuer, si nécessaire!


La piste mène à Orlando Perez, un des collaborateurs de premier ordre de la tristement notoire Cellule Rouge qui semble s'être spécialisé dans l'enlèvement d'agents de haut niveau. Mais la question est: qu'en fait-il exactement?


Nikita ne tardera pas à trouver la réponse. Ying Kam, une jeune femme travaillant pour Perez, a été capturée et «interrogée» par Madeline. L'homme est localisé: la Section One peut passer à l'action.


"Pour  qui  travailles-tu,  Michael  Samuelle?  Voyons  si  tu  vaux  la  peine  qu'on  te  tienne  en  vie"


Pour Michael, le supplice a commencé; le spectacle est effarant. La machine à laquelle il a été «fixé» est destinée à lui faire dire «toute la vérité, rien que la vérité»; et les substances qui lui sont injectées... prêtes à lui reprogrammer complètement - ou endommager définitivement - le cerveau.


L'inévitable sera évité de justesse: une équipe a fait irruption dans le repère de Perez au moment précis où Michael, poussé par les drogues dans ses derniers retranchements, commençait à fournir des renseignements. Mais le combat s'avère plus rude que prévu. Quatre agents sont tués, et Perez réussit à prendre la fuite... laissant Michael aux mains de... Nikita qui, partie à sa recherche, est parvenue jusqu'à lui.


La suite nous fera découvrir un nouveau Michael; ou plutôt, un autre Michael... sorti d'un rêve pour certains, «imbuvable» pour d'autres!


"Pourquoi  ce  flingue?" - "Et  pourquoi  t'arrêtes  pas  de  m'appeler  Michael?"


Personnellement, s'il est un épisode que j'aimerais pouvoir rayer de la série, c'est bien celui-ci... L'image d'un Michael réduit à une larve m'est insupportable!!! Le voir perdu, diminué, l'air hagard et hébété, peureux et obligé de suivre Nikita comme un petit chien, relève de l'impensable et m'irrite profondément. Car, oui, notre bel et brave héros est non seulement devenu amnésique mais souffre, en plus, d'un dédoublement de personnalité... Le voilà maintenant fragile, romantique, doux comme un agneau et, comble de tout,... mendiant l'amour de Nikita!!! Bref, l'écroulement total! Élément à rééduquer de toute urgence...


... Et de préférence, avant qu'Opérations ne se rende compte de son état...


Nikita, sa «nouvelle amie et infirmière», lui prélève du sang et met Walter dans la confidence. Bien. Espérons qu'il trouve le remède miracle et que Michael reprenne au plus vite ses esprits! Mais, dans l'attente, celui-ci devra forcément «jouer aux agents anti-terroristes», car la mission est loin d'être terminée: Orlando Perez court toujours...


Notre gentil toutou se voit donc contraint d'endosser l'habit de Michael: incapable de trouver le chemin de son propre bureau, il refait ses premiers pas accroché à Nikita qui lui apprend comment tenir une arme, à utiliser ses émetteurs et à se mettre sur la bonne fréquence... (Excusez le sarcasme, chacun a sa perception des choses, et ma description pourrait ne pas correspondre à celle d'autres personnes qui ont tant aimé, dans cet épisode, le Michael à l'eau de rose, tendre, délicieux, attachant et «mignon tout plein»)...


Départ pour l'Allemagne. Direction: un luxueux cercle privé où seuls quelques élus - dont Michael, sous une fausse identité, fait partie - sont admis. Perez est censé s'y trouver et il faudra le débusquer. Guidé d'une part par Birkoff, et d'autre part, sur un autre canal sécurisé, par Nikita (qui lui fait office de chauffeur), c'est pratiquement «en balbutiant» et «en frappant à la porte» qu'il pénétrera dans la bibliothèque où se planquent ses adversaires... et qu'il parviendra à se faire tirer dessus! Il faudra les renforts et l'intervention de Nikita pour que la bande soit capturée, Michael n'ayant pas su dégainer à temps...


Blessé, il est donc transporté à l'infirmerie, mais cette fois, son comportement bizarre a éveillé les soupçons de Paul (Opérations) et Madeline... à qui il n'échappera pas s'il ne se reprend pas... Nikita veille sur lui, dans l'angoisse: ils ont huit heures devant eux avant que le médicament - un puissant psychotrope - délivré par Walter fasse - ou non - son effet...


"T'ai-je  jamais  dit  que  je  t'aimais?"



L'intensité de cette dernière scène, la douceur de l'accompagnement musical et la beauté du visage de ce Michael impuissant mais jamais perdant, étendu sur son lit d'hôpital, seront finalement parvenues à me faire regretter mes relans d'ironie! Superbe comme toujours dans ses expressions, on se rappelle vite de «ô combien!» de talent il aura fallu à cet acteur pour nous interpréter un rôle aussi ingrat et surmonter avec brio une situation si peu honorable. De mon coeur, il est sorti indemne.


Ouf, «tout est bien qui finit bien». L'antidote a fait son effet. Nikita peut enterrer ses illusions: Michael a effacé de sa mémoire... toute trace de faiblesse et de dépendance affective!


Et nous, téléspectateurs passionnés, pouvons nous délecter à l'avance: l'épisode qui va suivre est un des plus chaudement acclamés de la série!!!


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par   

 

 

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 20:20
 
 


Nikita se retrouve une nouvelle fois sur la sellette: Opérations ne lui cache pas son mécontentement quant à son comportement hors normes, toujours guidé par les bons sentiments. Michael sera prié de les lui faire passer une bonne fois pour toutes! Et si c'était le contraire qui se produisait?


De retour d'une mission «de routine», elle s'offre un petit break en compagnie de Terry (Khandi Alexander), sa coéquipière du moment: après le restaurant, elles s'échangent quelques confidences, brèves..., mais suffisantes pour que Nikita se prenne dorénavant les problèmes de sa nouvelle amie à coeur... Car il est clair que quelque chose ne va pas: Terry n'est pas du genre à trembler ni à hésiter. Et encore moins à se fouler une cheville en plein feu de l'action!

Enfin, ce sera en tout cas la version que Nikita donnera à Michael pour justifier l'échec de leur dernière expédition. Les deux otages qu'elles étaient chargées de libérer sont morts, et Sullivan Gates, la cible, a pu s'échapper. Que s'est-il passé? Tout le monde se pose la même question... et tout le monde est dans le pétrin.

Opérations interroge Michael, Michael interroge une Nikita sur la défensive, et Nikita se heurte à l'attitude cynique et hostile de Terry qui refuse d'en dire plus.


Mais Nikita, de par sa nature sensible et généreuse, sait comment faire fondre les résistances... Terry craque et lâche le morceau: elle est enceinte! Et elle ne pourra plus cacher son état encore longtemps... "Qui est le père?" (Nikita) "Un copain, sans importance." (Terry) "Il est au courant?" (Nikita) "Pourquoi lui dire? On va pas se marier ni fonder une famille!" (Terry). Et qu'advient-il du bébé dans ces cas-là? Nul ne le sait. À la Section One tout est envisageable...


Entre Michael et Terry, notre Nikita est plutôt mal prise, le premier la pressant de lui dire ce qu'elle sait (... et s'il le savait mais qu'il lui tend un piège???) afin de ne pas compromettre le succès de la prochaine mission; et la seconde la sommant de se taire, insistant sur le fait qu'elle sait régler ses problèmes toute seule. Exiger une autre partenaire éveillerait les soupçons d'Opérations et mettrait Michael dans l'obligation de faire subir à Terry une réévaluation complète...


Et, inutile aussi de chercher un peu de réconfort auprès de Walter car, lui non plus, ne semble pas dans son état normal...


Le nouveau plan de «récupération» de Sullivan Bates est au point... et réserve une surprise! Après la mort de Ilya Benko (S1/E9 - «Gray»), la Section One a fait appel aux services du rocambolesque - mais futé - Mick Schtoppel (Carlo Rota), ce roi du transformisme à l'humour décapant capable de berner n'importe qui et d'infiltrer n'importe quelle organisation.


La scène qui suit ne se raconte pas, elle s'écoute et se regarde!!! Impayable le trio que forment Nikita, Terry et Mick, fringués en gens du monde «hyper-branchés» et se rendant à une soirée. Mick y a été invité par... Bates, cet ancien agent du gouvernement qui, après être monté en grade, a changé de camp et tente maintenant de revendre ses informations à l'ennemi.

La fête bat son plein... sauf pour Terry qui est chargée de dérober des fichiers et qui s'est faufilée dans la pièce où se trouve l'ordinateur. Tandis que Michael détourne l'attention des gardes en provoquant une mini-explosion, Nikita rejoint Terry dans les toilettes et se fait remettre les codes. Mais, ô, stupeur... Terry n'a pas l'intention de la suivre: elle a décidé de fuir et de se cacher jusqu'à ce que son bébé naisse et soit en sécurité!

Comment Michael va-t-il faire face à ce nouveau cas de conscience? Va-t-il prévenir Opérations et lancer la Section One à sa recherche? Ou fera-t-il, pour une fois, preuve d'humanité envers sa vieille amie dont il connaît maintenant la situation? Dans la limousine, Mick plaisante... Nikita retient son souffle... Michael cogite... et, nous tous restons bouche bée à l'annonce de la solution avancée: "Birkoff, infrarouge de deux kilomètres autour de la maison. Mick Schtoppel s'est enfui" !!!


Terry est vite rattrapée et n'oppose qu'une faible résistance à Michael qui, bien que compréhensif, ne peut faire autrement que de la ramener au bercail. Tout au plus peut-il ne pas mentionner «l'incident» dans son rapport et inciter Terry à prendre «la bonne décision»...

Ce qu'elle semble avoir fait... après concertation «en privé» avec Michael... que Nikita a surpris... sortant de chez elle! Le problème est réglé: à son retour de mission, Terry informera elle-même Opérations et avortera. Car, entre-temps, Mick a négocié un accord et concocté une rencontre entre Bates et des agents disposés à trahir la Section One en échange de quelques millions de dollars... Et qui ne sont autres que... Michael et Terry.


Tout ira très vite... Mais rien ne se passera comme prévu! Pour aucun des acteurs du marché. Ce ne sont pas les codes que Mick propose à Bates mais... Terry en personne vu qu'elle en est la programmatrice! La réaction de Michael, qui a pour instructions de ramener Bates «de préférence» vivant à la Section One, ne se fait pas attendre: il se débarrasse des gardes du corps et tient celui-ci en joue. Mais, coup de théâtre: il se retrouve à son tour braqué par... Terry... qui, avec la complicité de Mick, s'est vendue à Bates afin de protéger sa vie et celle de son bébé! Elle ne permet cependant pas à Bates d'abattre Michael et le prie de respecter le pacte conclu. Michael s'en sortira donc... avec une balle dans la jambe!


Le trio Mick, Terry et Bates peut prendre la fuite; mais une autre surprise les attend. Nikita est là, arme au poing, et leur bloque le passage! Terry aura-t-elle le courage de tirer sur elle pour gagner sa liberté? De toute évidence: non. Il faudra que Bates s'en charge. Terry n'a qu'un quart de seconde pour faire son ultime choix: la vie du bébé ou celle de Nikita? Bates s'écroule: l'arme de Terry s'est retournée contre lui. La loyauté a pris le dessus.


Tout est bien qui finit bien... Le mystère du nervosisme et de la «très» mauvaise humeur de Walter est également éclairci: l'heure de la «retraite» n'a pas encore sonné, évalutation réussie! Michael n'est que blessé, Bates est liquidé et Terry est rentrée dans les rangs. Le bébé naîtra. Et puis...?


Nikita a beau tenter d'obtenir une réponse auprès de Michael qui, lui, doit bien en savoir quelque chose... puisque sa femme, Simone aurait été enceinte et qu'ils auraient eu un fils...!!! (S1/E3 - «Simone» et S1/E17 - «War») Mais, malgré ce poignard planté jusqu'au fond de ses entrailles, Michael, glacial et magistral, ne lui cèdera pas un pouce de terrain: "Tu te trompes; Simone n'a jamais été enceinte"...!


Et il ne se gênera pas non plus pour «quasiment» la narguer du regard lorsque le doute planera sur ses discrets et furtifs échanges avec Terry: se pourrait-il qu'il soit le père de cet enfant?! Car il est vrai que fermer un oeil sur les dérapages d'un agent n'est guère dans ses habitudes...


Bref, entre mensonges et semi-vérités, Michael et Nikita semblent aussi condamnés... à s'affronter. Et le spectateur à chercher les réponses dans les yeux de Michael.


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par   

 

 

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 16:30
 
 



On croit rêver!!! Par quel tour de magie Michael et Nikita se retrouvent-ils ensemble dans un lit?! Dommage qu'il ne s'agisse que d'une machiavélique mise en scène... Qui ne restera peut-être (?) pas sans conséquences...


Amis lecteurs, s'il est un épisode qui prend aux tripes et fait frissonner, c'est bien celui-ci! Entre l'interprétation réellement impressionnante de Peta Wilson devenue médium, le jeu absolument bouleversant de Madeline qui se retrouve confrontée à sa mère mourante, le regain de passion entre «le maître et l'élève», l'ironie cinglante des sous-entendus et l'ingéniosité du scénario, il y a de quoi frémir et rester sonné!


Que fait Michael en costume et cravatte aidant Nikita - en tenue de ménagère - à débarrasser la table? Une vie normale, un couple banal ayant à peine emménagé dans une belle maison de banlieue... et des nuits entières passées «côte à côte»: tel est le cadre plutôt inhabituel dans lequel évoluent nos deux colombes depuis quelques semaines. Si ce n'était pour le côté pathétique de ce qui va suivre, on aurait sérieusement envie de rire...


À quoi rime cette comédie?

La demeure «conjugale» est truffée de micros et de caméras; les moindres faits et gestes de ses occupants sont filmés 24 heures sur 24... et visionnés par deux hommes à la solde de Joaquim Armel (Joaquim de Almeida), l'avocat de Franz Gerrin, un leader terroriste emprisonné... Mais pas pour autant inactif: son organisation continue malgré tout à sévir, et les ordres viennent de l'intérieur. Armel est le seul intermédiaire - voire associé - possible, mais la prudence reste de mise. Un plan diabolique a donc été conçu pour parvenir jusqu'à ses fichiers personnels sans éveiller ses soupçons. Ainsi, tandis qu'Armel fait surveiller la maison, Birkoff de son côté surveille les enregistrements des deux «vidéo-surveillants»!!!


D'Armel, on ne sait pas grand-chose, sinon qu'il traverse une épreuve extrêmement douloureuse... dont la Section One compte bien se servir. Il vient de perdre son fils, renversé par une voiture juste après qu'une dispute ait éclaté entre eux, ce qu'il ne se pardonne pas. Son attention a alors (volontairement) été attirée par cette blonde jeune femme, réputée pour ses capacités extra-sensorielles et son passé de voyante, mais qui s'est retirée de ce «métier» devenu trop à risque pour sa santé physique et mentale...

Une façon pour lui d'entrer en contact avec ce fils tant aimé qu'il a élevé seul et à qui il n'a pas pu dire adieu. Armel épie donc les activités du couple ainsi que les allées et venues de Michael afin de pouvoir approcher Nikita en toute sécurité. Sans se douter qu'il est attendu de pied ferme...


Après que Nikita ait feint une première fois de ne pas pouvoir l'aider, Armel kidnappe les «époux» de force et les ramène chez lui. Nikita offre une telle résistance à sa requête qu'il ne pouvait que tomber dans le panneau... et finir par l'emmener dans la chambre de son fils..., c'est-à-dire, là où il fallait arriver afin de pouvoir y placer un micro!

La performance de Nikita entrant en transe est époustouflante... Guidée par Birkoff, elle révèle des détails intimes prouvant qu'elle est déjà à moitié «possédée» par l'enfant... mais, prétextant un étourdissement, refuse ensuite d'aller jusqu'au bout pour gagner du temps... Et pouvoir regagner la Section One avec Michael pendant quelques heures.

Car, s'ils sont bien raccompagnés chez eux par les hommes d'Armel, une fois sur place, c'est une cassette vidéo pré-enregistrée et manipulée par Birkoff qui simulera leur présence dans la maison!


Madeline, pour sa part, vit également sa propre tragédie: sa vieille mère, qu'elle surveille à distance, est en fin de vie: Opérations est, bien malgré lui, contraint de lui refuser l'autorisation d'aller la voir. Scrupuleusement obéissante, elle s'est résignée et s'est enfermée dans sa souffrance. La mission en cours l'aide à se sortir un moment de ses pensées: elle suggère (au grand délice des spectateurs!) à Nikita de rendre son union avec Michael «un peu plus convaincante»... Un jeune couple amoureux est aussi censé avoir des rapports sexuels...!!! Difficile dans pareille situation de ne pas s'exécuter... Tant pour lui que pour elle...


"It was a mistake..."


Dur aussi, dans de telles conditions, de séparer la vie privée de la vie professionelle... Sauf que... Michael ne perd jamais le nord! Il doit avoir les mains libres pour agir. Mieux vaut donc " qu'il s'éloigne de «sa femme» durant cette prochaine séance de spiristime «qu'il désapprouve»". C'est d'ailleurs mieux ainsi, car pour Nikita, " l'affection qui les lie est trop forte et risque de créer des interférences"...


Nikita est maintenant maître du jeu: Armel est littéralement pendu à ses lèvres et elle en fera ce qu'elle veut. Les gardes sont restés dans la pièce, les rideaux sont fermés, le courant a été coupé dans toute la maison; même le système de sécurité a été désactivé! Tandis qu'elle prend la voix de Louis Armel (l'enfant) et révèle à nouveau certains secrets troublants qui unissaient le père et le fils, Michael dérobe les codes d'accès dont la Section One a besoin.


Mais la précision et l'intimité des détails communiqués par Birkoff éveillent les soupçons de Nikita: de retour à la base, elle fouille dans les fichiers des prisonniers protégés. Toute la monstruosité de sa mission lui saute alors aux yeux: oui, Louis est bien là, vivant et jouant tranquillement dans une chambre du niveau 5! Sa mort et son accident n'étaient qu'une simulation afin d'exploiter le désespoir d'un homme... D'un homme, oui... Mais aussi du chef avéré d'un réseau terroriste, doit - pour la énième fois - lui rappeler Opérations!

N'empêche... Ce désespoir, Nikita a pu le toucher avec ses doigts...


Michael est reparti à l'assaut: Armel est capturé et ramené au «poste d'interrogatoire» de la Section One. Sa bande est démantelée... et son élimination ordonnée. Nikita n'aurait-elle pas mieux fait de le laisser partir «rejoindre» son fils plutôt que de le rassurer sur son sort en le lui montrant avant de mourir? Pure compassion, ingénuité ou... cruauté naissante?! Le doute persiste, mais la scène est déchirante...


"J'ai choisi d'être celle que tu as vue: celle qui a tué sa soeur!" (S1/E14-«Gambit»)


Quant à Madeline, elle n'en mène pas large non plus. Opérations, croyant bien faire, lui a résolu son problème: sa mère a été hospitalisée... à la Section One! Mais la visite qu'elle aura enfin pu lui rendre tourne au drame, intime également. Le monologue de Madeline qui, face à cette mère sénile, ouvre son coeur à l'amour et confesse ses incertitudes est renversant. La réplique finale cloue sur place... Et la renvoie à sa triste réalité: "Au revoir maman." - "Sarah? Sarah, c'est toi?" - "Oui maman, c'est moi"...


Pour les «jeunes mariés», la vie reprend son cours; autrement dit, la fête est finie! Cette chaude nuit passée ensemble suffira-t-elle à retenir Michael, à l'étourdir au point d'enfreindre désormais les règles et de briser sa carapace d'indifférence? "Je ne peux pas encore te dire ce que tu aimerais entendre." - "Pas encore?" - "Tu me connais bien, Nikita, mais tu ne sais pas tout. Certaines choses doivent rester cachées; ça n'a rien à voir avec ce que je ressens pour toi"...


À l'aube de ce nouveau jour... une mince lueur d'espoir...


Combien d'épisodes devrons-nous encore attendre avant de revoir Michael prendre la tête de Nikita entre ses mains et lui caresser tendrement la pointe des cheveux? Courage, plus que onze!


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par   

 

 

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 14:31



 
Une grande agitation règne à la Section One: on y manque cruellement d'effectifs! Il faudra pourtant constituer une nouvelle équipe pour un départ urgent en Ukraine où, Peter Stark, un trafiquant de combustible nucléaire, doit livrer sa cargaison et dont la capture est devenue indispensable. Mais, outre à des agents «de premier choix», il manque également un chef de file. C'est ainsi que, avec trois ans d'avance sur les temps - et une formation nettement insuffisante - Nikita se voit élevée au rang de «commandant de bord». Une «promotion» qu'elle croit pouvoir gérer sans trop de difficultés...


"Impose-toi!" - "Il vaut mieux avoir l'air d'être impitoyable"


Faisant fi des conseils de Michael, elle s'attelle à la tâche: plan de mission, évaluations, risques, probabilités, logistique et enfin aussi, la désignation des agents encore disponibles qui formeront l'équipe... Deux hommes (Mentz et Taylor) et une femme: Vizcano (Janet Kidder), un élément rebelle qui promet de lui donner du fil à retordre! Nikita tente d'imposer ses méthodes: instaurer un rapport de confiance et des liens de solidarité entre eux..., mais oublie que, comme le lui avait prédit Michael, la Section One a fait de ces êtres humains des animaux essentiellement en quête de survie... Et surtout, armés!

Elle se heurte aussitôt à l'arrogance et aux ricanements de Vizcano, à une hargne dont elle ne découvrira les raisons qu'à son retour de mission... Au moment d'intercepter Stark et son convoi, Vizcano désobéit à ses ordres, faisant ainsi échouer tous les plans. Ce fiasco complique les choses car, depuis l'attaque, Stark est devenu extrêmement prudent et ne donne plus aucun signe de vie.
Nikita subit donc les premières foudres d'Opérations... qui attend d'elle qu'elle assume effectivement toutes ses responsabilités en ordonnant la «destitution» de Vizcano...


Mais
Nikita est prête à tout, sauf à faire éliminer un agent, aussi fautif soit-il. Elle s'engage à «réparer les dégâts» et, avec Birkoff qui est sur les traces d'un certain Rolf Prager - un probable contact ou associé de Stark - elle met au point une mission de «récupération». Mais, cette fois, c'est avec un couteau sur la gorge que Vizcano franchira la ligne de départ et qu'elle saura imposer le respect à son équipe!


S2-E10-02



Ce qui ne l'empêchera hélas pas de frôler à nouveau l'échec: au lieu de s'emparer de Prager qui était en son pouvoir,
Nikita «dérape»... en sauvant d'abord la vie de Vizcano. L'homme est ensuite rattrappé, mais s'est aussi blessé à la tête: inconscient, il n'est plus en état de parler. Le genre de «bévue» qui a le don d'irriter Opérations... qui finit par se retourner contre Michael! Pourquoi diable ne parvient-il pas à mater Nikita, à la corriger de cette éternelle «grandeur d'âme»?!

"C'est comment... d'être aimée par Michael?" - "Je n'en sais rien"


Birkoff
se sent alors en devoir de lui ouvrir les yeux et de la mettre, à son tour, en garde contre Vizcano... Laquelle, loin d'être reconnaissante à Nikita pour l'avoir protégée, s'en est au contraire ouvertement prise à elle pour l'accuser... de lui avoir volé Michael!!!


Stupéfaite, Nikita écoute Vizcano lui raconter comment elle est tombée amoureuse de Michael et apprend que cette dernière a même tenté le suicide pour lui. Mais ne s'étonne guère du scénario décrit par Vizcano... puisque les tactiques de Michael, en parfait mentor, sont identiques à celles qu'elle-même subit depuis des années!


Un
Michael imperturbable qui, pris à partie, continue de l'instruire à sa façon:
"Pourquoi ne m'as-tu rien dit?" (Nikita) "Et si je t'en avais parlé, qu'aurais-tu fait?" (Michael) "Je ne l'aurais pas prise" (Nikita, en parlant de Vizcano) "C'est bien pour ça que je ne t'ai rien dit! La meilleure chose pour un chef d'équipe c'est d'avoir un élément rebelle. Si on contrôle cet élément, on contrôle l'équipe. C'est pour ça que je t'ai choisie pour autant d'interventions"...


Pour
Nikita, l'honneur est loin d'être sauf: Peter Stark court toujours. Aux grands maux, les grands moyens donc... C'est sans plus aucune pitié qu'elle se met à «questionner» Prager... en lui brisant les doigts de la main... Le résultat est immédiat.

 

Ultime chance pour elle d'atteindre ses objectifs... Et nouveau match entre Michael et Nikita! Le premier devant régler une bonne fois pour toutes le problème Vizcano, la seconde étant fermement décidée à la ramener à la Section en vie... et ceci malgré l'audace de sa rivale qui a invité Michael à boire un verre à son retour... "Michael, tu iras à ce rendez-vous, elle ne mourra pas. Pas durant ma mission!"


Mais c'était sous-estimer le «répondant» de ses adversaires... L'équipe est repartie et est parvenue à s'introduire dans les bâtiments qui abritent Stark et ses hommes. La lutte s'avère toutefois serrée, une fusillade éclate, le groupe est pris au piège; Mentz est blessé,
Nikita est en très mauvaise posture et devra sa vie... à Vizcano! Une réelle complicité semble s'être enfin établie entre les deux femmes... Ce dont va profiter Stark... qui a fini par capturer Vizcano et la tient en otage, un pistolet pointé sur sa tempe...


Et face à lui, Nikita est loin de faire le poids: sa tentative de négociation trahit l'émotion, des mots malheureux lui échappent. Stark, cruel et rusé, sait maintenant que, quoi qu'il fasse, Nikita ne peut pas le tuer, qu'elle doit le prendre vivant. D'un geste brusque, il se débarrasse alors de Vizcano... en la balançant dans le vide. Nikita aura finalement le dessus, mais reste atterrée par la mort de sa coéquipière...


Comptant bien régler ses comptes avec lui après son «interrogatoire»,
Nikita ne pourra cependant qu'assimiler la leçon: à la Section One, il n'y a de place ni pour l'amour ni pour la haine, pas plus que pour la solidarité... ou la vengeance. Stark a finalement été relâché, il peut être utile...


Une première mission de commandement qui aura laissé un goût amer.


© Michèle Brunel  (Ce texte est protégé par 




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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 12:41
 
S2-E09-01
 


Michael
interroge le Dr Kerlock, lequel a été recruté et payé par «Red Cell» (la Cellule rouge, le réseau terroriste plus puissant de la planète et l'ennemi N°1 de la Section One) pour transformer un individu en bombe à retardement humaine: des explosifs et un détonateur lui ont été implantés dans l'abdomen! Qui est le porteur, et quelle est la cible visée?


Seule et unique piste: Jenna Vogler (Gina Torres), un membre actif de Red Cell, qui aurait assisté à l'intervention chirurgicale. Mais celle-ci s'est fait arrêter pour trafic de drogue il y a un mois: elle est maintenant retenue dans une prison pour femmes, dans un pays avec lequel il est impossible de négocier. Comment la faire sortir de là et la ramener à la Section One?


Nikita est bien évidemment l'agent tout désigné... À bord d'un bus à destination de cette contrée peu hospitalière, elle tente de passer la frontière. Mais son attitude la rend suspecte: elle se fait contrôler et fouiller par les douaniers qui lui trouvent la taille... bardée de paquets de stupéfiants! D'où, direction: la prison... Là où les femmes se battent pour une gamelle de nourriture infâme et où il faut payer un «loyer» pour pouvoir s'installer dans un coin...

Heureusement, Nikita sait comment se servir de ses poings pour s'imposer et se faire remarquer par celle qui règne en maître incontesté: Jenna..., à qui elle va devoir constamment se mesurer. "Tu obéis à mes règles, ou tu ne t'en sors pas". Car Jenna ira même jusqu'à soudoyer un garde pour la faire assassiner. "Si tu veux que je meure, il faudra le faire toi-même!" lui lance Nikita qui est bien sûr sortie vainqueur du duel.


À l'extérieur, Michael prépare un plan d'évasion par hélicoptère. Mais il va devoir l'abandonner: une inspection militaire imprévue, forte de 25 soldats supplémentaires, vient rendre toute intervention musclée impossible. Birkoff doit s'activer pour monter un autre scénario en vitesse et trouver le moyen de sortir les deux femmes de la prison.


Quant à Walter, il a vraiment mal choisi son moment pour tomber amoureux! Car Belinda lui a fait tourner la tête..., et l'attraction semble réciproque. Il voudrait lui faire un cadeau pour son anniversaire et, de ce fait, presse Birkoff d'éplucher le fichier de sa dulcinée afin d'y découvrir ses goûts particuliers. Mais ce que Birkoff y décèle n'a rien de réjouissant. Il cache la vérité à son ami... Car, en réalité, Belinda a été jugée «non satisfaisante»..., et sera affectée à la prochaine mission suicide!


Une autre solution s'est présentée: l'étude approfondie des structures de la prison a révélé la présence de passages souterrains, dont un devrait sans aucun doute aboutir hors de ses murs. Il ne reste plus à Nikita qu'à convaincre Jenna de s'enfuir avec elle... Elle attaque de front: la liberté en échange de sa connaissance des mouvements et habitudes des gardiens: "Tu es une garce, mais tu n'es pas folle, tu ne laisseras pas passer l'occasion"... Dans la nuit, elles partent ensemble explorer le terrain. Guidée par Birkoff, Nikita défonce un mur et découvre la mystérieuse issue de secours: la sortie est donc pour demain. Mais au moment de regagner sa piaule, Nikita est surprise par un des gardes qui veut savoir d'où elle vient et avec qui elle parlait. Elle est emmenée dans un isoloir où, plaquée contre un mur, elle est alors suppliciée à coups de bâton. Traînée ensuite dans ses «appartements», elle y reçoit les soins de Jenna qui tient à s'occuper d'elle «personnellement». Un intérêt qui dépasse les limites conventionnelles: en fait, Jenna aime les femmes...!! Nikita ne peut qu'accepter un baiser et jouer le jeu... en lui laissant entendre qu'une fois libres, entre elles deux, "tout est possible"...


... Même une nouvelle arrestation, car, la nuit suivante, au bout du tunnel, c'est Michael qu'elle trouvera... Une autre prison - où elle ne sera plus reine, mais simple condamnée à mort - l'attend: la Section One!


S2-E09-02


Restent quatre heures avant que la «bombe humaine» n'explose. D'après les profils et évaluations établis par Birkoff, une bonne centaine de personnes risquent d'être porteuses du dispositif; leurs photos défilent sous les yeux de Jenna dont le cerveau a été relié à une machine «révélatrice d'émotions»... Qui n'a aucune prise sur elle... Jenna a fait le vide en elle, son esprit s'est envolé, elle maîtrise ce genre de méthodes mieux que quiconque.


Nikita croit pouvoir jouer sur ses sentiments et réussir à la déstabiliser: en échange de sa coopération, elle lui promet une mort rapide, sans souffrances inutiles. Mais Jenna n'a que faire de sa mort, tout ce qu'elle semble vouloir, c'est un peu d'amour... Au point que Nikita se sent obligée de lui faire une déclaration... Ce qui lui vaudra de se faire cracher à la figure!!! Jenna se joue d'elle comme elle se joue de tous... car, sans la perspicacité de Michael qui a relevé une légère pointe d'émotion à la vue d'un écran... VIDE... la Section One sautait en l'air!
"Je pensais que c'était moi qui la manipulais, alors que, dès le début, elle voulait que je la ramène ici!"


Jenna a réagi uniquement face au reflet de sa propre image; pourquoi? Michael a compris: "Birkoff, le porteur doit avoir une cicatrice suite à l'opération. Où exactement? Cinq centimètres de long, du côté gauche, sous la cage thoracique." La bombe humaine est au milieu d'eux, en plein coeur de la Section One! «La piste» à suivre avait magistralement été construite de toutes pièces par Red Cell.


Et Walter? Il plane toujours sur son petit nuage. Il s'apprête à passer la soirée avec son amoureuse... Sans se douter que Birkoff a manipulé les fichiers afin de retarder le départ en mission de Belinda. Ce qui lui vaudra un sérieux avertissement..., car la falsification n'a par contre pas échappé au contrôle d'Opérations!



© Michèle Brunel  (Ce texte est protégé par   

   

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 23:07
 
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Dans les Balkans, le chaos est total. Une faction rebelle de l'armée sème la terreur: un nettoyage ethnique est en cours. Les gens sont abattus à bout portant, les cadavres jonchent le sol des campagnes enneigées, des prisonniers sont dirigés vers des camps de concentration. La situation est telle que même la C.I.A. rappelle ses agents, la plupart de leurs informateurs ayant été tués.

Plus rien ni personne ne semble pouvoir arrêter Luca Radovan, l'homme qui approvisionne les insurgés en armes et qui attend une nouvelle cargaison importante.
Ultime espoir pour le gouvernement en place: la Section One. Nouvelle mission pour Michael et Nikita: tuer Luca avant la conclusion du marché et faire cesser ce trafic.


C'est à bord d'une jeep et arborant le brassard d'une organisation humanitaire qu'ils tentent d'infiltrer le territoire. Bloqués et perquisitionnés à un poste frontière, ils doivent se servir de leurs armes pour avancer et trouver la ferme où Luca aurait été vu récemment. Mais l'habitation est déserte..., du moins en apparence. Car des coups de feu éclatent et le coupable est... un enfant, dont la mitraillette s'est enrayée, qui se sauve et court de réfugier dans une grange voisine.


Après quelques palabres et promesses de nourriture, Michael et Nikita peuvent entrer et sont alors confrontés à une autre surprise, pour le moins déconcertante: d'une botte de foin, sort... une adorable petite fille, sourde et muette! Peter et sa soeur, Sasha, sont cachés là depuis l'arrestation de leurs parents. Où les a-t-on conduits? "Au dépôt ferroviaire, c'est là qu'ils emmènent tout le monde"...


Comment repartir et les laisser sans personne, sans vivres, sans rien? Nikita n'aura pas trop de difficultés à convaincre Michael de les prendre avec eux. Le tableau qui s'offre à lui ne s'apparente-t-il d'ailleurs pas étrangement à la situation dans laquelle il s'est lui-même trouvé, à Paris, en 1984... Mais ici, aucun René Dian ne prendra soin d'eux (voir «Half Life»)... Simple supposition toutefois, puisque le splendide regard qu'il posera alors sur les enfants est totalement indéchiffrable: suffisamment hermétique pour qu'on n'y lise rien (devoir oblige), et suffisamment explicite pour qu'on y devine tout, sensibilité comprise!


Il aura beau vouloir se débarrasser d'eux une seconde fois et prétendre ne pas vouloir "jouer au papa et à la maman", il ne pourra se résigner à les abandonner en pleine rue. Pas plus que Nikita n'est parvenue à les conduire dans un camp de réfugiés... C'est donc en «famille recomposée» qu'ils reprennent la route.

Luca a été localisé: il se dirige vers le macabre «dépôt ferroviaire» dont l'entrée est bien gardée. Les enfants sont planqués dans une maison voisine; Michael et Nikita se placent de façon à pouvoir tirer sur Luca à son arrivée. Mais un convoi de prisonniers le devance et, à l'arrière du camion se trouvent... les parents de Peter et Sasha!

Peter, désobéissant, est sorti de sa cachette: sa mère l'aperçoit et se met à hurler, attirant ainsi l'attention des soldats sur les enfants. Nikita, qui pourtant tient Luca dans sa ligne de mire, ne peut que faire échouer la mission: pour sauver les enfants, elle tire sur les soldats plutôt que sur la cible. Michael ne peut alors que battre en retraite et récupérer au plus vite sa jeep... Et sa petite famille...!


Attente d'une équipe de renfort dans un abri de fortune. La livraison des armes aura lieu dans huit heures. Les équipes sont en place: des agents font diversion en provoquant une collision de voitures. Michael et Nikita en profitent pour se hisser à bord d'un camion et se mêler aux prisonniers, réussissant ainsi à pénétrer dans «le camp de la mort» et à repérer la bâtisse où Luca Radovan, aussi pleutre que monstrueux, se terre. Il aura la fin qu'il se mérite: personne ne blâmera Michael d'avoir appuyé froidement sur la gachette...


D'un même élan, «papa et maman» fendent alors la foule des prisonniers qu'ils ont pu libérer et se mettent à la recherche des parents de Peter et Sasha... qu'ils finissent par trouver et qu'ils reconduisent auprès des enfants. Moment de bonheur, mais qui sera de courte durée. Il faut encore pouvoir sortir du pays... Et par ses propres moyens. Car, à la Section One, on a maintenant d'autres priorités... Michael et Nikita doivent se débrouiller seuls pour rentrer, il n'y aura aucun pont aérien.


"Et «eux»? Pourra-t-on leur faire traverser la frontière?" La sortie se fera donc par la route, mais à pied cette fois, au milieu d'une multitude de «candidats à l'émigration»... Les enfants seront sauvés, oui, car Michael et Nikita les feront passer pour les leurs. Ceci sous les yeux et les cris de désespoir des parents à qui il n'est par contre pas permis de fuir le pays...


Madeline est satisfaite: avec la mort de Luca, la dernière vente a avorté et le trafic d'armes s'est automatiquement interrompu. Une famille d'adoption qui vient d'immigrer a été trouvée pour les enfants, ils ne manqueront de rien. Le dossier est clos...


Et pendant tout ce temps, Birkoff a, lui aussi, été soumis à une petite épreuve: il a surpris sa petite amie (et meilleure assistante), Gail, en train de détourner de l'argent de certains comptes. Pris entre ses sentiments et son devoir envers la Section, il a quand même fini par dénoncer ses agissements. Sa surprise est grande quand Madeline lui apprend que ces comptes sont fictifs, qu'ils ont été créés spécialement pour permettre à Gail d'assouvir sa plus grande passion: voler.

"Ainsi elle reste productive. Mais tu as mis plus de temps à le découvrir que nous ne le pensions! Surveille tes gens de plus près!"


Eh oui, ici la confiance règne...!


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par   

 

 

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 18:10
 
 


Une bombe a été signalée aux alentours d'un musée: Michael et Nikita sont dépêchés sur place et chargés de faire évacuer les lieux. Michael a détecté l'emplacement d'un sac dont il devine le contenu... avant même de l'ouvrir! Le dispositif, de fabrication artisanale, de toute évidence lui est familier... Pas le temps de le désarmorcer: il s'en saisit et le jette au loin. Le pire est évité.


Mais, lors du briefing qui s'ensuit, il passe ce détail sous silence: à sa connaissance, ce genre d'explosif ne mène à aucune piste... Un comportement «déloyal» qui intrigue Nikita au plus haut point, d'autant que, pour sa part, elle a remarqué la présence d'un individu bizarre - blond, cheveux longs, sur la trentaine - qui semblait froidement observer toute la scène.


Elle tente d'interroger Michael. Sans résultat, bien entendu... Convaincue qu'il lui cache quelque chose, elle entreprend de le suivre. Une initiative vite récompensée: Michael s'est en effet lancé à la recherche de quelqu'un. Et a trouvé ce qu'il cherchait: le drôle de gars aux cheveux blonds, qu'il semble très, très bien connaître!


Cachée dans l'ombre, Nikita ne peut suivre la conversation des deux hommes, mais peut prendre en photo le visage du mystérieux personnage; ce qui va lui permettre d'investiguer par ordinateur et d'identifier ainsi René Dian (Denis Forest), ex-leader d'un groupe d'activistes radicaux nommé «L'Heure sanguine». Son passé - et, par la même occasion, celui de Michael - remonte ainsi à la surface... Une profonde amitié lie René et «Michel» depuis le temps où, à Paris, tous deux alors étudiants universitaires en révolte contre le gouvernement en place fabriquaient et posaient des bombes ensemble! Michael est donc un ex-terroriste qui fut arrêté et emprisonné au cours d'une manifestation sanglante...! Comme Nikita, il fut ensuite récupéré par la Section One et déclaré officiellement mort.


Mais Michael a maintenant changé de bord: il est venu prévenir René qu'il sera obligé de le traquer s'il ne disparaît pas et ne cesse pas ses activités. Il ne pourra pas le protéger une deuxième fois. René n'est toutefois pas prêt de renoncer à ses grands idéaux, tout comme il ne croit pas que Michael sera jamais capable de lui faire du mal...


Nikita a donc découvert le pot aux roses: mais elle voudrait en savoir plus. En ne dévoilant pas à Opérations ce qu'elle sait, elle se fait complice de Michael et protège en même temps un terroriste qui s'apprête à poser de nouvelles bombes avec l'intention de faire un maximum de victimes... Elle tente une nouvelle approche, mais une fois de plus, se fait rabrouer: Michael la prie «de ne pas se mêler de ça»... Offensée par son attitude, elle décide alors, par l'intermédiaire de Birkoff, de «donner» René à la Section One.


Madeline propose à Michael de se désengager de la prochaine mission qui consiste à... capturer René en vue de l'«interroger» et de démanteler son organisation. Mais Michael veut rester fidèle à son image d'homme «sans faille ni faiblesse» et maître de toutes les situations: il refuse et part avec son équipe arrêter René.


Michael laissera-t-il son ami subir les tortures de la Section One? Ou mijotera-t-il un plan pour le sauver? Pourquoi lui, d'habitude sans scrupules, semble-t-il attacher tant d'importance à cette vieille amitié estudiantine? Pourquoi tant de tristesse en lui?


Autant de questions auxquelles Nikita aura finalement une semi-réponse. Car Michael s'est enfin décidé à venir lui parler... et à la traiter en amie! On apprend ainsi que ses parents sont morts et qu'il a une soeur dont il s'occupait: lorsqu'il fut fait prisonnier, René l'a prise en charge et a toujours continué à veiller sur elle... Une soeur qui le croit mort et qu'il ne peut que surveiller à distance, mais jamais revoir... Sa dette envers René est immense... Pour la première fois, Michael montre des signes de lassitude et de vulnérabilité: il avoue à Nikita qu'il doute de sa capacité d'aller jusqu'au bout de sa mission...


Ou est-ce plutôt une façon déguisée d'implorer son aide...???


Michael semble avoir fait son choix. Usant d'un stratagème, il libère René et s'enfuit avec lui à bord d'un véhicule. Il leur faut se trouver une cachette avant de pouvoir quitter le pays. René ne met pas un instant en doute sa bonne foi et, craignant pour la sécurité de son ami, lui propose de le conduire dans un endroit sûr: il lui présentera ses nouveaux camarades, et Michael pourrait redevenir le «Michel» d'avant, l'homme et le frère qu'il a toujours connu... En guise de réponse, un regard et un silence à vous fendre le coeur...


Entre-temps, à la Section One, on a repris le contrôle de la situation: Nikita et une équipe sont mobilisées et lancées sur les traces de Michael.


Les fuyards sont arrivés à destination: un petit groupe les attend et René, heureux de retrouver sa fiancée, fait les présentations. Le moment est venu de trinquer en l'honneur du retour au bercail de «Michel». Les bouchons sautent..., mais Michael est loin d'avoir le coeur à la fête. Plutôt que de lever son verre, la mort dans l'âme, il se met discrètement en recul. À travers les vitres, les balles crépitent: "Tout le monde est touché. Cessez le feu"! Les retrouvailles se sont transformées en carnage, les tireurs d'élite de la Section One ont fait leur boulot... Et Michael le sien: la bande au complet est décimée, mission accomplie!


Mais René n'est que blessé et il menace Michael de son arme: "Comment as-tu pu faire ça?! Tu n'as ni âme ni honneur! Je vais mourir pour ma cause, tu vas mourir parce que tu n'en as pas. Défends-toi!" lui crie-t-il.


Michael est cloué sur place et incapable de réagir. Sans l'intervention «in extremis» de Nikita qui l'a rejoint et qui finira «le travail» à sa place, il se serait laissé abattre: il était prêt à mourir, les yeux fermés... Pour la bonne cause: l'amitié!


Ou avait-il aussi prévu que Nikita ne le laisserait pas tomber...?!


Pour toute récompense, Nikita se fait encore réprimander par Opérations. Elle n'a pas été complètement à la hauteur de sa tâche: elle a dénoncé René, oui, mais trop tard. Il convient donc de lui rappeler que le devoir envers la Section One passe avant la protection d'un ami... ou d'un collègue...



© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par   

 

 

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 15:12
 
 
Situation  de  refus


Malgré ses appartenances au milieu terroriste, Dorian Enquist
(Gregory Hlady) n'en reste pas moins un escroc hautement protégé, ses services profitant également aux gouvernements. La Section One a fait appel à lui pour acquérir de grandes quantités de Semtex, un nouveau type de plastique indétectable.


Mais lorsque Michael veut prendre possession de la marchandise et conclure le marché, il se heurte à un refus: Enquist a subitement décidé de doubler le prix. Birkoff a tôt fait d'en découvrir la raison: le matériel a déjà été revendu et même en partie payé. Mais qui est l'acheteur?


Les instructions de Michael sont claires: il a pour mission de feindre un arrangement sur le prix, de récupérer sa commande et de débarrasser ensuite l'humanité de ce Dorian Enquist. Un scénario que ce dernier avait toutefois prévu... La Section One est mise sur écoutes, la fréquence radio de Michael est interceptée, la voix de Birkoff décryptée et «clonée»... Michael, qui est en moto, est ainsi dévié de sa route: un faux ordre lui indique un changement de position de Enquist et l'envoie se jeter... en plein dans la gueule du loup.


Pourquoi Michael a-t-il quitté son poste? Birkoff comprend et, avec l'accord d'Opérations, lance une équipe à son secours. Michael, coincé dans une ruelle, se retrouve ainsi pris entre deux feux: d'un côté, les tireurs à la solde d'Enquist chargés de l'éliminer, et de l'autre, ses propres agents qui tirent pour le protéger et le laisser s'échapper. Ce qu'il ignore... car sa radio est devenue silencieuse. Croyant la Section One menacée ou attaquée, il lui faut dès lors appliquer le règlement à la lettre: quoi qu'il arrive, seul compte l'ordre reçu au départ de la mission et, jusqu'à l'accomplissement de celle-ci, toute communication doit être interrompue, de même que tout contre-ordre doit systématiquement être refusé.


Ce qui ne devrait pas poser problème, si ce n'était que... Opérations semble avoir sous-estimé les capacités d'Enquist! Car, comme tout le monde, il a ses faiblesses: et la sienne s'appelle... Madeline... qui vient d'être capturée!!! En échange de son otage, Dorian exige d'Opérations qu'il rappelle «tous ceux qu'il a envoyés pour le tuer»..., en l'occurrence, Michael, afin qu'il puisse conclure sa transaction et disparaître ensuite tranquillement dans la nature.

Mais Enquist ne se contente pas de garder Madeline prisonnière: reliée à une archaïque unité radiotéléphonique, elle est torturée à mort... Un supplice que partage... Opérations..., à qui les images sont retransmises! Or, «en plein tournage», le coeur de Madeline lâche... Elle est réanimée de justesse par Dorian qui ne peut se permettre de la perdre. Sans elle, ses chances d'échapper aux «tueurs» et aux poursuites de la Section One sont bien maigres.


Quel beau cas de conscience pour Opérations! Tout à coup, les priorités changent: la mission n'est plus d'éliminer Enquist... mais de sauver la vie de Madeline. Et, par conséquent, d'empêcher Michael de finir son travail. Quitte à devoir l'abattre... Ce qui, vu sa vaillance, son intelligence et sa détermination, risque de s'avérer nécessaire...!


Une première tentative en vue de l'arrêter est faite par Mowen et quelques hommes qui doivent réussir à intercepter Sonia Marteen, la maîtresse de Dorian,... avant Michael! Car celui-ci est déjà parvenu à s'introduire dans la base de données, à récupérer son fichier, et est déjà en route.


Mais là, pour Nikita, c'en est trop. Il est temps pour elle d'agir. Peut-être qu'en elle Michael aura confiance et qu'il l'écoutera...? En douce, elle pique un GPS à Walter et colle une «rustine» (avec micro incorporé) au blouson de Mowen. Ce qui lui permet de se rendre sur les lieux de «l'arrestation» - bien évidemment, manquée - de Michael qui, entre-temps, avait déjà «rendu visite» à Sonia.
 

Bien qu'ayant été (d'abord) touché par une dose de tranquillisants (qu'il a aspirée et recrachée) puis avoir été la cible des vraies balles de ses camarades, Michael enfourche à nouveau sa moto et, faisant fi du rappel et des explications que lui crie Nikita, reprend sa folle course contre la montre. Quant à Mowen, il s'en sort avec quelques agents blessés... Mais il ne dénonce pas l'intervention de Nikita qui peut ainsi poursuivre sa mission toute personnelle.


À la Section One, on est sur les traces de Tomas Bocci, l'homme qui devrait pouvoir conduire à Enquist: les deux ont un rendez-vous, reste encore à découvrir où et quand. Mais Michael a toujours une longueur d'avance sur eux: tandis qu'Opérations, fou de douleur, se charge personnellement de l'«interrogatoire» d'Arcola (un complice de Bocci), il s'apprête à accueillir «gentiment» Nikita qui, de son côté, avait pris Michael en chasse. Et qui l'a retrouvé...

Vite piégée et forcée de lâcher son arme, elle le conjure de la croire. Mais elle plaidera dans le vide: rien ni personne ne le détournera jamais du but de sa mission initiale. Dans la salle obscure, une grille s'abat... Et les sépare de nouveau: Nikita est faite prisonnière!


Opérations ne lésine pas sur les moyens... Et déroge à tous ses principes: "toutes les ressources doivent être déployées"... non plus pour rentrer en possession de la cargaison de Semtex, mais pour empêcher Enquist de tuer Madeline... Quant à Michael, il est maintenant devenu son pire ennemi, l'homme à éliminer avant tout le reste!

Mais il a beau faire quadriller tous les alentours de la villa où - grâce aux aveux «ultra-rapides» d'Arcola - Dorian a enfin été localisé, il sera malgré tout devancé par Michael qui - grâce aux indices estorqués à Sonia Marteen - est, lui, déjà arrivé jusqu'à Tomas Bocci: se faisant passer pour son chauffeur, il s'est déjà introduit dans l'habitation. Et il n'est pas le seul! Nikita, qui est parvenue à se libérer et qui, grâce à Walter qu'elle a pu contacter, sait où Michael s'en est allé, est, elle aussi, sur les lieux: elle sème la confusion en plongeant la maison dans le noir et se faufile jusqu'à Madeline. Mais, tandis qu'elle la traîne au dehors, Enquist - qui entre-temps a démasqué Michael et a ordonné à ses hommes de l'abattre - fait alors irruption dans la pièce: faisant face à Nikita, il vise Madeline. Un coup de feu... Enquist s'écroule: Michael était derrière lui. "Cible éliminée, matériel en sécurité".


"On sert une entité plus importante, on n'est pas là les uns pour les autres"


À la Section One, l'heure est aux retrouvailles... Et aux règlements de comptes... Car, si Michael et Madeline se sont montrés irréprochables, il n'en va pas de même pour Nikita et... Opérations... qui ont tous deux gravement enfreint les règles! Nikita a agi seule et sans permission, elle continue donc à n'en faire qu'à sa tête. Quant au chef, il s'est sérieusement discrédité. Il s'est montré faible: il a dévoilé et laissé parler ses sentiments!


Avant la mission, Michael avait, lui aussi, fait preuve d'une légère «défaillance»: il avait invité Nikita à dîner... Mais les derniers événements l'ont poussé à se raviser:

 
"Si  quelqu'un  d'autre  m'avait  poursuivi,  je  l'aurais  tué.

 Je  ne  veux  pas  que  tu  deviennes  ma  faiblesse"...

 

© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par   

 

 

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Published by Michèle - dans Épisodes Saison 2
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  • : La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • : Un hommage fort et pleinement mérité au génie, au raffinement et au talent de tous ceux et celles qui ont su inventer, réaliser, produire et interpréter cette remarquable, unique et inoubliable série qu'est «La Femme Nikita». Petit clin d'oeil particulier aussi (et surtout) à l'acteur québécois Roy Dupuis qui a miraculeusement débarqué dans ma vie au bon moment...
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