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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 17:05
 
 


C'est avec un mélange de méfiance, de provocation et de sarcasme que Nikita accueille les compliments de Madeline qui vient de la féliciter pour les progrès accomplis et de lui annoncer sa «promotion» d'agent d'un niveau supérieur. De quoi la laisser perplexe quant aux changements que cela apportera...


La prochaine mission se prépare. Suba (Von Flores) est une canaille parmi tant d'autres. Ce jeune homme d'origine asiatique, aussi beau que dangereux et cruel, est temporairement utilisé et protégé par le gouvernement. Mais il a dépassé les bornes: non seulement on le soupçonne de s'intéresser aux centrales atomiques et de s'être lancé dans le trafic d'uranium enrichi, mais ses vices et excentricités en matière de femmes commencent également à poser problème. La Section One est donc priée de l'expulser. Ou de le liquider si nécessaire.


Suba a un point faible: il aime les belles grandes blondes et surtout, il prend plaisir à les violenter sous le regard de ses hommes. Plus elles se débattent, plus il s'excite.

Nikita, une nouvelle fois victime de sa beauté, est donc, bien sûr, l'appât rêvé...


Au maximum de sa splendeur et plus aguichante que jamais, elle parvient à s'infiltrer dans le night-club fréquenté par Suba, et a tôt fait de lui taper dans l'oeil. Rapidement entraînée dans sa «garçonnière» - et solidement encadrée par ses gardes du corps - elle subit ses premières agressions, ce dont elle profitera pour lui coller un micro-émetteur dans le dos. Michael, qui a préparé une diversion pour la sortir de là, fait alors brutalement irruption dans la pièce et se fait passer pour le mari de cette «traînée qu'il a eu le malheur d'épouser!» Suba semble accepter le comique de la situation et les laisse partir.


Guidés par l'émetteur, Michael et Nikita, accompagnés de quelques hommes dont un certain Roger, encerclent la maison où Suba est censé se reposer et la prennent d'assaut. Hélas, ils tombent dans une embuscade. On les attendait... Dans le lit, à la place de Suba, il n'y a que des oreillers..., sur lequel repose l'émetteur! La mission tourne mal; Michael, Nikita et Roger, blessé à la jambe, en réchappent de justesse. Ce qui déchaîne les foudres d'Opérations. Nikita est accusée de manquer d'efficacité et culpabilisée, Michael en porte la responsabilité; bref, tout le monde est mis sous pression...


Mais au cours d'une vérification des armes, c'est Walter qui, par hasard, fournira l'explication à Nikita: Roger s'est tiré volontairement une balle dans la jambe! Elle se rend donc à son chevet et le contraint à lui dire la vérité. Roger lui révèle alors qu'il a un fils de huit ans dont il est toujours parvenu à cacher l'existence à la Section One, qu'il ne le voit que de loin car l'enfant a été adopté et ignore qui sont ses vrais parents: et Suba détient son fils, qu'il menace de tuer s'il ne collabore pas avec lui et ne lui fournit pas les renseignements dont il a besoin.


Reste donc à en finir avec Suba mais tout en protégeant Roger et en sauvant aussi l'enfant à l'insu de la Section One. Une triple mission extrêmement périlleuse pour Nikita.


Roger fixe un rendez-vous à Suba, ce qui permet à Nikita de le suivre en voiture et de repérer l'endroit où l'enfant est retenu. Celui-ci, sous haute surveillance, joue dehors avec un ballon; Nikita parvient à l'approcher furtivement pour le mettre en confiance. Forte de ses informations, Nikita, qui - tentée aussi par l'idée d'entrer en compétition avec Michael -, pense pouvoir tromper la Section One sur ses véritables intentions, réclame alors d'Opérations qu'il lui donne des hommes et qu'il la laisse agir seule s'il veut la peau de Suba. N'ayant pas d'autre choix, celui-ci cède à cette exigence particulière. Qui lui a cependant mis la puce à l'oreille...


Suba est sur le point d'évacuer les lieux. Nikita bloque son départ en crevant un pneu de sa voiture puis l'affronte ouvertement. Après avoir fait exploser la voiture et tandis que son équipe s'occupe des hommes de Suba, elle doit poursuivre ce dernier qui s'est enfui en entraînant l'enfant avec lui. Mais Kyle (c'est son nom) réussit à se libérer des bras de Suba, ce qui permet à Nikita de tirer la première et d'avoir le mot de la fin.


Avant de remettre l'enfant à ses parents, elle organise une brève rencontre entre Roger et son fils qui, pour la première fois, peuvent ainsi s'échanger quelques mots et se regarder dans les yeux; émue, elle observe Kyle s'élancer dans les bras de son papa et de sa maman venus à sa rencontre. Mais lorsqu'elle se retourne, Roger a disparu...


" Forget your humanity "


Elle interroge Michael pour savoir où est passé Roger. Mais la froideur et «le silence de sa réponse» sont éloquents... Rien n'échappe à la Section One, la trahison de Roger a bien évidemment été découverte. Nikita a pris de gros risques pour rien.


Car pour Madeline chez qui, enragée et en larmes, elle ira aussitôt «vider son sac», la vie d'un enfant n'est qu'une vie parmi tant d'autres et ne vaut pas qu'on mette celle des agents, voire même de toute l'organisation, en danger. Une fois de plus, elle invitera donc Nikita à maîtriser sa sensibilité et à se débarrasser de tout sentimentalisme...



© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  

 

 

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 20:55
  
 


Le moins qu'on puisse dire, c'est, qu'à la Section One, les rapports entre Nikita et son bel «éducateur» sont plutôt tendus. Toujours en colère, Nikita a sérieusement repris ses distances de Michael qu'elle boude et nargue à la première occasion. Ils en sont même revenus au vouvoiement! Mais «le hasard» d'une mission va se charger de régler ça, et même beaucoup plus qu'on ne pourrait l'imaginer...


Perry Bauer est un marchand «sans foi ni loi» qui achète et vend de tout à n'importe qui: entendez par là, même des armes bactériologiques au plus offrant. Entré en possession d'un gaz qui tue en quelques secondes, il a proposé ses services à une organisation étrangère, laquelle menace le gouvernement d'un attentat imminent et de grande envergure s'il ne cède pas à ses revendications. Un de ses très rares amis vient de lui recommander un beau jeune couple de mercenaires en quête d'un boulot. Un couple qui sera alors capturé par la Section One et bien sûr, aussitôt remplacé par Michael et Nikita transformés pour la bonne cause en «Peter et Saige», mariés depuis deux ans. C'est donc «la bague au doigt» et «unis pour le meilleur et pour le pire» que nos deux tourtereaux se font recruter, non sans que Madeline les ait toutefois avertis des penchants pervers de Bauer en matière de sexe..., et prévenus qu'ils pourraient avoir à «jouer le jeu à fond»...


Après avoir été d'abord testés par Bauer, «Peter et Saige» sont engagés pour participer à une opération de démonstration de force qui consiste à libérer les gaz mortels dans un immeuble abritant des centaines d'employés. Nikita, qui a pu faire une brève escapade de nuit et rejoindre Walter, est convaincue que la Section One interviendra et fera évacuer le bâtiment. Mais lorsqu'elle se rend compte, trop tard, qu'il y a de nombreuses personnes à l'intérieur et que Bauer, pris à son propre piège, y est resté coincé lui aussi, elle enfile son masque à gaz et, désobéissant ainsi aux ordres reçus, se précipite à leur secours... Inutilement, le gaz ayant déjà fait son effet... Sauf pour Bauer qui, protégé par son masque, se traîne entre la vie et la mort vers la sortie.


" Just do the job "


Face à ce carnage, Nikita, qui ne peut supporter la vue de tant de victimes innocentes, «pète les plombs» et Michael, masque sur la tête lui aussi, ne disposera que de toute la force de son regard et de la pression de ses mains sur sa gorge et ses épaules pour «la ramener à elle» et lui rappeler qu'elle est en mission. Ils sortent alors Bauer de cet enfer, lui sauvant ainsi la vie de justesse.


Une dette de reconnaissance que Bauer n'est cependant pas encore prêt à leur payer en argent comptant. Car «Peter et Saige» méritent aussi d'être punis pour avoir désobéi à ses instructions, de sorte qu'il réclame une contrepartie... Traduisez par... Un dédommagement «en nature»...


Nikita - qui a retrouvé tous ses esprits et qui, maintenant, veut à tout prix la peau de Bauer - décide d'«appuyer sur l'accélérateur» et se lance dans une étonnante improvisation (de quoi donner des sueurs froides même à Michael qui, éberlué et décontenancé par ce changement de scénario, ne peut pourtant pas trahir sa stupéfaction!) visant à exploiter sa faille, c'est-à-dire à réveiller son appétit sexuel...


C'est donc après un bon dîner bien arrosé que, pour Michael et Nikita, les choses commencent à se corser... Bauer chauffe tout doucement l'ambiance, obligeant ansi «notre couple» à entamer un slow langoureux durant lequel, «face to face» mais à dix centimètres l'un de l'autre, ils vont une nouvelle fois se défier du regard... Un regard lourd d'interprétation et qui ne laisse cependant pas passer grand-chose, même pour les plus fins observateurs... Professionnalisme et frissons du corps peuvent-ils faire bon ménage? La raison peut-elle l'emporter sur l'éveil des sens? Ou sur l'élan du coeur?! Jusqu'où pourront-ils feindre l'indifférence? Seuls les protagonistes, qui ne se lâchent pourtant pas des yeux, semblent ne pas se poser la question!


Mais Bauer n'est pas homme à se contenter de les regarder danser. Il se fait de plus en plus pressant et invite Michael à échanger leurs femmes respectives... Ce à quoi, au grand soulagement de Nikita, - ouf! - «Peter» se refuse catégoriquement. Bauer décide donc de se rincer l'oeil autrement. Il fait accompagner (et enfermer) le couple dans une chambre truffée de caméras... Et se délecte déjà à l'idée de voir cette splendide jeune femme se déshabiller et faire l'amour avec son mari! Un moment crucial, auquel cette fois - et au grand bonheur des spectateurs! -, les deux amoureux ne peuvent plus échapper...


Nikita, «prenant son courage à deux mains», plaque soudainement sa bouche contre celle de Michael..., qui, bien évidemment, ne se fera pas prier pour transformer cette attaque en un très, très long et profond premier baiser... Un bref moment d'égarement qui ne lui a toutefois pas fait oublier qu'il est en mission. Le regard, d'une durée d'un centième de seconde et sur lequel il est pratiquement impossible de mettre un mot, avec lequel, dans cette scène, il se détache d'elle est absolument magistral et parfaitement digne de cette grandiose «intensité du regard» qui n'appartient qu'à Roy Dupuis! Ce qui ne l'empêchera pas - sans résistance aucune - de jeter Nikita sur le lit...!!! Et de l'embrasser passionnément une seconde fois, un quart de seconde, avant de passer à l'action...


Car, quoi qu'il advienne, Michael ne perd jamais le nord. Afin de pouvoir récupérer une mini-bombe à retardement - concoctée par Walter - cachée dans la casquette que, depuis le début de la soirée, Nikita porte sur la tête, il lui fait exécuter un numéro de strip-tease... Bauer, qui enregistre tout sur cassette vidéo, pointe alors sa caméra sur le corps de Nikita, ce qui permet à Michael de préparer sa fuite en provoquant une explosion dans la propriété, de s'introduire dans le bureau de Bauer et de lui dérober les informations dont il a besoin. Et de le maîtriser ensuite, au moment où, arrivé dans «leur» chambre il s'apprêtait à descendre Nikita!


L'ultimatum lancé au gouvernement par les terroristes touche à sa fin; Michael et Nikita n'ont que peu de temps devant eux pour déjouer l'attentat. L'endroit visé est une gare, en pleine heure de pointe. Mais Bauer, traîné de force sur les lieux, ne sait pas où est placé l'engin mortel. La mission s'accomplira donc vraiment d'extrême justesse, après que Nikita, semant volontairement la panique parmi les voyageurs pour qu'ils évacuent, ait réussi à localiser et à désamorcer la bombe... Au moment précis où un train allait passer sur elle!


Mais Nikita n'est pas encore au bout de ses émotions. De retour à la Section One, une mauvaise surprise l'attend. Elle y trouve Bauer occupé à trinquer allègrement avec Opérations, lequel a préféré marchander et acheter ses services plutôt que de l'éliminer! Nikita, impuissante et sous l'oeil impassible de Michael et Madeline, ne peut que contenir de son mieux toute la bourrasque de sentiments qui l'envahit... Rage, révolte, indignation, écoeurement, rancune, haine pour tous ces «bouchers» qu'elle combat... Mais aussi pour qui elle doit travailler!


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  


 

 

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 17:11
 
 


S'il est un épisode dramatique, terrifiant d'émotions qui va venir vous secouer et marquer vos esprits, c'est bien celui-ci... Toutefois, il va falloir attendre la fin pour frémir!


C'est «en direct», sous les yeux de tous, que deux agents de la Section One se font piéger et perdent la vie au cours d'une banale mission. On découvre alors que c'est un couple de marchands d'armes, jusqu'ici imprenable et réputé invincible, du nom de John et Helen Wicke, qui tire les ficelles. Le danger qu'ils font planer est de très haut niveau, car ils s'apprêteraient à vendre et à faire sortir un détonateur nucléaire du pays. Ces derniers vivent en châtelains dans une sorte de forteresse impénétrable, et arriver jusqu'à eux s'est toujours avéré mission impossible.


Sauf que cette fois Opérations semble avoir trouvé «la faille», l'unique point faible d'Helen (Sherry Miller) étant la perte d'une petite fille qui lui avait été enlevée à la naissance alors qu'elle purgeait une peine de prison, et qu'elle recherche assidûment depuis toujours.


Nikita est donc renvoyée dans ses terres: elle retourne parmi les vagabonds, va s'inscrire dans un refuge de l'assistance publique et s'y déclare comme étant née le même jour et au même endroit que l'enfant disparue. Elle est vite repérée par le détective privé chargé des recherches, et Helen la fait immédiatement ramener «de force» chez elle. Ce qui permettra à Nikita d'opérer et de «cuisiner» Helen de l'intérieur... Car elle et son mari sont les seuls à savoir où se trouve le détonateur.


Mais les probabilités de les faire parler s'avèrent quasi nulles: John est redoutable de méfiance et son coffre-fort reste particulièrement difficile à «crasher»...


Madeline et Opérations annoncent donc à Michael que, pour arriver au but, il n'y aura sans doute pas d'autre moyen que de faire craquer Helen en «faisant du mal» à Nikita, et qu'il doit se préparer à la sacrifier... Rien en lui ne trahit le choc qu'il vient d'encaisser; à peine un clignement des yeux vers le bas en guise d'acquiescement... Michael a revêtu sa cuirasse d'acier.


Profitant d'une de ses absences, Nikita, qui ne se doute de rien et qui a endormi Helen avec un puissant somnifère, «visite» le bureau de John et accentue ses investigations. Mais elle se fait prendre la main dans le sac: John la surprend à l'ordinateur, ce qui oblige Nikita à se dévoiler puis à tirer et à l'abattre. Reste maintenant à préparer Helen à son absence... et à sa mort.


Helen émerge à peine de son sommeil qu'on sonne à sa porte: Michael, accompagné d'une voiture de police, se fait passer pour un inspecteur et lui annonce que son mari vient de décéder dans un accident de la route et qu'elle doit l'accompagner pour identifier le corps. Nikita la prend alors affectueusement dans ses bras et lui promet de ne plus la quitter...


Sauf que la voiture qui les emmène s'arrête au beau milieu des bois, et là, coup de théâtre... Nikita est arrachée à son siège, saisie et traînée par ses hommes pour finir ligotée à un arbre. Et les coups de poing commencent à voler! Une scène de plusieurs minutes où la tension est à son comble et où Michael sera stupéfiant de froideur, de souffrance refoulée, de stoïcisme; il s'est complètement détaché de son corps pour s'incruster dans la peau d'un haut dignitaire chargé d'une banale exécution... Ou de celui qui, à l'intérieur de lui-même, est déjà mort. Le visage blême, la joue creuse, les yeux rivés vers le ciel ou vers le sol, le regard vide de toute expression (même lorsqu'il croise celui de Nikita...), il nous livre ici une de ses plus brillantes performances!


Ce n'est que lorsque Nikita, tabassée à mort, se retrouvera avec le canon d'un revolver pointé sur sa tempe lorsque Michael donnera de la tuer, qu'Helen s'écroulera et acceptera «enfin» de livrer le détonateur en échange de la vie de «sa fille», la seule personne qui lui reste maintenant au monde.


Quant à Michael, il s'est tellement bien barricadé, qu'il ne parvient même plus à exprimer son soulagement...

Il ne rentrera vraiment «en lui-même» qu'à son retour à la Section One, quand il se rendra au chevet d'une Nikita à la face tuméfiée... qui ne peut s'empêcher de s'attendrir sur cette femme qui a fait plus pour elle en 24 heures que sa propre mère en toute une vie...


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  


 

 

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 14:39


S1-E04-Alec-Chandler

 

Une  oeuvre  de  bienfaisance
 


Premières manigances de Madeline et Opérations pour briser les liens naissants entre Michael et Nikita? Toujours est-il que l'entreprise n'était pas loin de réussir...


Seule Nikita avait le gabarit pour approcher le très beau, riche, distingué et influent homme d'affaires, Alec Chandler (Simon MacCorkindale), soupçonné par la Section One de trafics divers et de blanchiment d'argent à très haut niveau. Un homme qu'on ne trompe ni ne séduit facilement et que Nikita devra conquérir «à n'importe quel prix» en vue d'obtenir codes, données personnelles et noms des contacts stockés sur son ordinateur.


Nikita, après avoir feint de lui sauver la vie pour attirer son attention et avoir réussi à éveiller son intérêt, se lance donc dans une grande opération de charme. On la retrouve au mieux de sa forme, pleine d'assurance, impertinente, bien consciente du pouvoir d'attraction qu'elle exerce sur les hommes, et elle ne s'en cache pas! Ce qui semble d'ailleurs ravir tout le monde, sauf... Michael, le seul à ne pas rire...

Car tout ceci se déroule sous ses yeux. Relégué à un simple poste d'observation, il doit en effet guider Nikita dans ses préliminaires amoureux avec Alec... Un Michael qui n'en mène donc pas large et dont les premiers signes d'anxiété, de malaise et de jalousie sont perceptibles; un Michael qui soupire, qui respire profondément en fermant les yeux, qui «se bouffe» intérieurement... D'autant plus que dans le couple, le courant passe: Nikita semble s'être bel et bien éprise du bel Alec!


Toutefois, au cours d'une soirée de «bienfaisance» organisée sur le yacht d'Alec qui se dit protecteur des enfants et parraine un refuge pour jeunes sans-abri (sensibilisant ainsi encore plus le coeur de Nikita vécue tant d'années dans la rue et sans affection), Michael se voit contraint d'intervenir et de mener, avec la complicité de Nikita, une mission extrêmement périlleuse de l'intérieur... qui ne réussit qu'à moitié. Un homme de confiance d'Alec s'est aperçu de la tentative de décryptage informatique et accuse Nikita d'être impliquée là-dedans; ce que, pour un temps, Alec, pris lui aussi au piège de la séduction, refusera d'admettre.


" Sometimes I think YOU are the enemy! "


De retour à la Section One, Nikita écume de rage: Michael lui dévoile la vérité sur le compte d'Alec qui, en réalité, est aussi et surtout un trafiquant d'êtres humains, d'enfants en particulier! Une vérité qui l'aurait empêchée de se rapprocher spontanément d'Alec et de gagner toute sa confiance si elle l'avait su. Ce qui signifie que, bien qu'ayant réussi à faire capturer un intermédiaire, sa mission ne s'arrête pas là: elle doit retourner auprès d'Alec et faire échouer sa prochaine «cargaison»...

 
Abasourdie et furieuse de s'être fait bernée une nouvelle fois, sentimentalement effondrée et écoeurée par le nouveau mensonge de Michael, Nikita débarque donc à nouveau chez Alec à qui cependant, entre-temps... on a fourni les preuves de sa trahison... Un Alec qui montre alors son vrai visage de brute sadique et qui promet les pires sévices à Nikita après qu'elle lui ait craché son dégoût à la figure! Très vite heureusement, elle parvient à berner et maîtriser ses geôliers, et à s'échapper.


La Section One a maintenant obtenu suffisamment de renseignements et peut charger une équipe d'intercepter la prochaine «livraison» d'Alec: un camion rempli d'enfants en échange de quelques milliers de dollars...! Encerclé, Alec brandit un briquet allumé et menace d'incendier le véhicule... et tout son contenu. Mais, tandis que Michael s'avance tout en tentant de négocier et d'obtenir d'autres informations pouvant mener à la tête de l'organisation, Nikita se faufile en douce dans le parking... et transforme Alec en torche vivante! Michael n'a plus d'autre choix que de se précipiter au volant du camion et de démarrer à toute vitesse, évitant ainsi le pire.


Michael se retrouve à nouveau bien seul face à tout cela... Opérations lui reproche le comportement indiscipliné ainsi que les réactions émotives et imprévisibles de Nikita. Quant à Nikita, elle lui en veut encore tellement que lorsqu'il se rend chez elle pour s'excuser, pour toute réponse il reçoit... un revolver braqué sur lui!


" I do what I have to do "


Superbe et émouvant redressement de Michael qui, très dignement, lui tournera alors le dos... après lui avoir doucement effleuré les doigts du bout des lèvres...


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  


L'acteur Simon MacCorkindale est décédé d'un cancer le 14 octobre 2010 à l'âge de 58 ans

 

 

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Published by Michèle - dans Épisodes Saison 1
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 19:17

 


Si dans l'épisode précédent (
Friend), Michael se posait essentiellement en observateur, ce ne sera pas le cas ici. Dès les premières minutes on comprend qu'une corde sensible a été touchée. Car si peu de choses parviennent à l'ébranler, l'annonce que le Rideau de Verre - une organisation d'illuminés bien connue de la Section One - a refait surface et tente de recruter de nouveaux membres, semble pourtant l'avoir complètement déstabilisé. Il conjure Opérations, inquiet de son évidente nervosité, de le laisser s'occuper personnellement de l'affaire.


Grâce au génie informatique de Birkoff, Michael et Nikita ont pu repérer J.B., un jeune homme désireux de «s'engager» et qui, par le biais d'Internet, a des contacts avec le quartier général du Rideau de Verre. En équipe, ils partent donc intercepter celui-ci dans un casino, et c'est Nikita qui, cette fois, devra servir de garde-fou à Michael... Un Michael survolté et au regard mauvais, devenu anormalement brutal et visiblement en proie à un tourbillon d'émotions ravageuses; un Michael qui était prêt à tirer sur J.B. alors que le garder en vie et pouvoir lui soutirer de précieuses informations s'avérait indispensable.


Nikita invite Michael à s'ouvrir, à se confier à elle, et c'est avec stupéfaction qu'elle apprend la vérité: le Rideau de Verre a tué Simone... Sa femme! La femme qu'il aimait et dont il se sent responsable de la mort pour avoir commis une erreur de jugement au cours de la mission qu'ils effectuaient ensemble. Michael aura ainsi laissé apparaître ses premières marques de souffrance et livré un des premiers éléments de son passé...


Chargée d'infiltrer et de réussir à détruire ensuite la cellule terroriste, Nikita se fait passer pour J.B. et, après avoir subi un interrogatoire serré dans l'hélicoptère qui la transportait vers la base, parvient à se fait recruter. C'est dans un vieux hangar isolé et à la merci d'une bande d'anarchistes à moitié cinglés qui jouent à se faire percuter et s'écraser des avions, qu'elle fait une nouvelle découverte bouleversante: Simone (Mung-Ling Tsui) n'est pas morte, mais est leur prisonnière depuis trois ans et vit enfermée dans une cage!

Très rapidement, elle arrive à se faire localiser et - alors qu'il était en route pour la récupérer et en finir avec ce groupe -, avise Michael de la situation. Ils se retrouvent et conduisent leur équipe à l'assaut des bâtiments. C'est sous le choc et le coeur déchiré que Michael court délivrer Simone, laquelle gît sur le sol méconnaissable, couverte de brûlures, l'air hagard et plus morte que vive. Les retrouvailles sont poignantes... Leur amour est intact...


Mais un avertissement quant à la fuite du chef du Rideau de Verre ainsi qu'à une nouvelle imminente explosion en plein ciel vient mettre fin à leur triste romance. Profitant de ce moment de confusion, Simone rassemble ses esprits et, poussée par la haine, le désespoir et le désir de vengeance... mais aussi consciente de la place que Nikita pourrait prendre dans la vie de Michael..., s'enferme dans une pièce blindée, une sorte de salle des commandes où elle savait pouvoir trouver Sparks, le chef en question... qu'elle tient maintenant à son tour prisonnier et enchaîné!


Michael et Nikita devront ainsi assister impuissants au suicide de Simone, qui, après un dernier «Je t'aime» à Michael, leur a donné 30 secondes pour s'encourir avant qu'elle ne fasse tout sauter. Et sans le sang-froid de Nikita qui supplie Michael de donner l'ordre à ses hommes d'évacuer et de sortir avec elle, c'était toute l'équipe qui périssait dans la déflagration...


Miné, meurtri, sapé au plus profond de lui-même, mais aussi radouci par cette pénible épreuve, Michael qui - en parfait agent de niveau 5 - n'a pas le droit de se laisser aller, semble alors «enfin» décidé à accepter la tendresse et l'amitié que Nikita lui offre...


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  )

 

  

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 17:04

 

 

Nikita a le coeur sensible. C'est à ses dépens, qu'une nouvelle fois, elle apprendra à ne faire confiance à personne...


Nikita prépare sa prochaine mission lorsqu'elle est «accidentellement» reconnue par une ancienne amie d'enfance. Par acquis de conscience - devoir oblige - elle en réfère à Michael qui, bien que sachant l'énorme danger que cela représente - tant pour la mission à venir que pour la sécurité de la Section One en général - accueille l'information avec une étonnante placidité...


Mais Nikita, qui est allée à bonne école, est devenue beaucoup plus fûtée et a vite fait de comprendre ce que la façon de Michael de «s'occuper du problème» signifie... De justesse, elle déjoue alors ses plans et sauve son amie d'un kidnapping qu'elle savait organisé par lui. Elle ramène July (c'est son nom) à son appartement, et celle-ci est tellement bien cachée que même Michael ne parvient pas à la trouver lorqu'il arrive dare-dare perquisitionner chez elle.


Nikita tente ensuite de calmer son amie terrorisée et lui conseille, tout en lui promettant de l'aider et de la protéger, de changer d'identité et de disparaître complètement de la circulation si elle veut rester en vie.


Le moment de la mission proprement dite est arrivé. Michael et Nikita doivent assurer la sécurité d'un personnage important. Or, à sa descente d'avion, Nikita est harcelée sexuellement par celui-ci. C'est donc sous le regard amusé de Michael qu'elle se fera un plaisir de le remettre fermement à sa place... Ce qui ne l'empêchera pas d'avoir les yeux bien ouverts... Et de sauver la vie de Michael une nouvelle fois!


Rentrée chez elle, Nikita se paie alors un peu de bon temps avec July (alias, Marnie McPhail). Les souvenirs d'enfance refont surface, les liens d'affection se retissent, et comme deux gamines, c'est à coups de robes et de perruques qu'elles s'amusent à se déguiser. Jusqu'au soir où...

Entendant du bruit sur sa terrasse, Nikita se fait enlever, et est transportée dans une cave pour y subir sa première scéance... de torture...!


Michael ne sait pas où la trouver jusqu'à ce que, enchaînée, mouillée, électrocutée et à bout de forces, elle parvienne, d'un violent coup de pied, à activer un émetteur caché dans sa botte. Il arrivera alors juste à temps pour la sauver des griffes de ses tortionnaires, dont, à la surprise générale, un des trois n'est autre que... July! Une kamikaze, sosie de la vraie July assassinée, dont le but final est de tuer Jovan Mijovich (David Calderisi), l'homme que Michael et Nikita ont pour mission de protéger.

 


S1-E02-JulyJULY



July parvient à s'enfuir, mais Nikita a vite fait de repérer sa présence à l'aérodrome lorsque elle et Michael raccompagnent Mijovich à son avion. Pour sauver sa vie et la leur, elle n'aura alors pas d'autre choix que d'abattre cette «amie»... Froidement, les yeux dans les yeux..., même si d'une main encore tremblante et hésitante...


Petit détail, mais qui a son importance: tout ceci se passait à l'insu du «grand manitou», Opérations! Michael se voit donc contraint de mentir pour couvrir Nikita qui lui a désobéi et l'a pris de vitesse en l'empêchant d'éliminer July.

Le manège n'a toutefois pas échappé au contrôle et à la perspicacité de ce chef brillant, redouté et expérimenté qu'est Opérations, lequel, sur un ton menaçant, met alors Michael en garde contre ses sentiments..., qui risquent de le conduire à sa perte s'il ne les maîtrise pas immédiatement!

Message bien reçu...


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  )

 

 

 

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Published by Michèle - dans Épisodes Saison 1
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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 18:48

L'idée de devoir me visionner en continu les 96 épisodes de la série afin de pouvoir éditer ce blog me pesait un peu, car cela laissait présager un travail de très longue haleine et le temps libre à disposition était déjà trop peu. Mais il ne me fallut qu'un seul et premier épisode pour que mes doigts ne puissent plus s'arrêter de courir sur le clavier. Michael et Nikita vous accrochent dès le premier regard, et chaque épisode étant à lui seul un film capable de rassasier tous les appétits, réussir à «décrocher» relève ensuite de l'exploit!

 

Une seule évidence s'impose immédiatement: La Femme Nikita est une série dont on ne se lasse JAMAIS! Six ans après, c'est comme si je la voyais pour la première fois; je suis littéralement «scotchée» à l'écran...


 

Avec Nikita, dont la facilité d'adaptation est surprenante, le très cérébral et séduisant Michael, a flairé la bonne affaire. Mentor chargé de transformer cette vagabonde en une espèce de robot prêt à tuer sur commande, il se laissera cependant vite désarçonner par sa beauté et sa féminité qui ne lui ont pas échappées. Si, au départ, c'est d'un air mi-amusé, mi-impressionné qu'il la contemple et relève ses défis, il perdra vite le contrôle absolu de sa personne. Un soupçon d'admiration, une goutte de tendresse, une once de complicité et, comme si cela ne suffisait pas, une pincée de dette de reconnaissance pour s'être mutuellement sauvé la vie au cours d'une mission, voilà un cocktail plutôt explosif pour des agents spéciaux censés oublier leur condition humaine!


Ainsi Nikita découvre sa nouvelle famille, son initiation a commencé.

Leçons particulières, leçons de charme, leçons de tir...

Elle semble prendre les choses du bon côté, sa spontanéité et sa joie de vivre reprennent vite le dessus et elle a tôt fait de reléguer son passé aux oubliettes. Au point, un soir, d'en rayonner de bonheur...


" If she fails, you fail! "


Première mission. Nouveau traquenard. Double trahison!


Sage leçon que d'apprendre à ne jamais se fier entièrement à Michael! Un Michael qui nous fait ici une première grande démonstration de la troublante personnalité qu'il va incarner, de la force de ce «silence intérieur» qu'il va cultiver du début jusqu'à la fin et qui sublimera son pouvoir. Car, oui, il était prêt à la sacrifier... Prêt à courir le risque, à jouer son grade d'agent de niveau 5, prêt à relever le défi.


Petite récompense toutefois, et petit break aussi. Après deux ans d'entraînement et d'internement au sein de la Section One, à sa grande surprise, Nikita retrouve une semi-liberté et emménage dans un bel appartement qu'elle prendra plaisir à décorer. Elle fera aussitôt la connaissance de Carla (Anais Granofsky), sa voisine, avec laquelle, heureuse de se retrouver à nouveau en face d'un «être humain», elle se lie d'amitié.


S1-E01-CarlaCARLA
 

" Mistakes are not an option "


S'ensuivra une deuxième mission... Qu'elle fera échouer. Une des rares fois où l'on verra Michael perdre son self-control, devenir nerveux, élever la voix et exprimer de la colère. Au point de menacer Nikita de la tuer de ses propres mains si elle n'obtempère pas à ses ordres.


Troisième mission. Un premier lien fort... Ils se doivent réciproquement la vie. Nikita a «enfin» tiré et tué de sang-froid... Pour sauver Michael d'une mort certaine.


Un premier épisode qui nous fait découvrir une Nikita tragiquement superbe, tendre, enfantine, ingénue, sensible, qui est au centre de toutes les attentions et qui parvient, dès la première scène, à nous faire entrer dans la peau de son personnage. Avec elle on bondit, on s'attendrit, on se saisit et on se révolte contre les procédés infâmes utilisés par Michael... On tremble déjà pour cette créature de rêve dont le bonheur aura été de bien courte durée et qui, sans retour en arrière possible, va devoir apprendre à se battre, à manier les armes, à improviser, à séduire, à faire abstraction de tout sentiment, à être performante en toutes circonstances, à mentir, à obéir, à vivre constamment en contradiction avec elle-même. Mais aussi, et surtout, à tuer... Et à s'habituer à voir mourir des gens tous les jours...


Quant à Michael...


... Tapi au fond de sa limousine lorsque, victorieux et à peine décontenancé, profondément méditatif et silencieux (que pense-t-il, que ressent-il...?), il recueille - ou plutôt, «reçoit dans ses bras» - Nikita, complètement effondrée à la sortie de sa première mission...

... il venait tout juste de nous annoncer la couleur!!!

Toute l'énigme, l'âme, la dualité de son personnage nous explosait en pleine figure, toute la teneur et la suprématie de son rôle commençaient à se construire...


Après l'épreuve terrible qu'elle venait de traverser, éprouvait-il seulement un minimum de compassion pour cette jeune femme, mi-reine de beauté, mi-outil de travail qu'on lui avait confiée? Aura-t-il eu un léger pincement au coeur lorsqu'il l'a doublement trahie, quittée et fourrée dans un guet-apens?


Bien «qu'on le sente» heureux, pas une pointe de soulagement n'apparaît sur son visage, pas une parole de réconfort ne sort de sa bouche, il ne manifeste aucune émotion... Est-il à ce point insensible?


La magie des non-dits commençait à opérer. 96 épisodes au cours desquels Michael ne livrera jamais vraiment le fond de sa pensée...
Mais, chuuuuuuuuut, je ne vous en dirai pas plus, du moins pas ici.


Car, La Femme Nikita, au-delà de son scénario de base - une incomparable histoire d'amour sur fond de lutte antiterroriste et de missions périlleuses - c'est aussi...


Tout «l'art de deviner Michael», de savoir déceler ses arrière-pensées, de savoir décoder la nature, l'humeur ou la lueur de son regard, de savoir déchiffrer l'expression de son visage, de savoir guetter l'ébauche d'un sourire... Ou l'ombre d'un émoi.


En effet, sans vouloir voler la vedette à la magnifique Peta Wilson ni rien enlever à la splendeur, au talent, au charisme, au sex-appeal ou à la sympathie des autres acteurs, il est un fait que la vraie star de cette série c'est bien Michael, alias Roy Dupuis (dont l'absence dans bon nombre d'épisodes a d'ailleurs - et hélas - fait de la 5ème saison un semi-fiasco...) chez qui les réalisateurs ont su remarquablement exploiter et valoriser tout ce qu'il y a de plus beau, de plus fort, de plus accrocheur et de plus sensuel en lui. Une façade extérieure parfaitement neutre, une mâchoire serrée ne laissant que très rarement ou légèrement les lèvres s'entrouvrir, un regard fixe et indéfinissable, des spots multicolores braqués en permanence sur ses yeux, une voix «de velours» (répliques qu'il souffle à voix basse), des vêtements moulants et/ou bien cintrés, un port altier et des épaules bien droites, une démarche souple et nonchalante, une cadence lente et régulière: tous les ingrédients y sont, et bien des spectateurs vont «craquer» face à un tel pouvoir de séduction...!


Michael/Roy Dupuis, un agent et un acteur au prix inestimable.

Un personnage qui mérite en tout cas qu'un chapitre entier (voire même un livre) lui soit consacré.


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  )



 

 

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Published by Michèle - dans Épisodes Saison 1
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 18:43

 


Darkness-VisibleDARKNESS VISIBLE - S2/E8

 

La Femme Nikita, une série déclarée cliniquement morte? Reléguée aux oubliettes?
ALORS RESSUSCITONS-LA!

 

Sidérée par le peu de place et de résonnance que l'Europe a accordé à cette série d'avant-garde aussi fascinante qu'intelligente que tout le monde semblait avoir déjà oubliée et qui, dans les classements, se retrouvait mise de côté comme si ça ne valait même plus la peine d'en parler, j'ai décidé de la remettre à l'honneur et de vanter haut et fort les mérites qui lui reviennent de droit.
 

Car, s'il y a une fiction qui aurait dû battre tous les records d'audience et se voir attribuer les meilleurs prix, c'est bien La Femme Nikita! Considérée alors comme «violente» (estimation, de nos jours, complètement dépassée et sur laquelle je reviendrai par la suite), elle ne fut diffusée qu'après minuit, ce qui limita fortement son public et la priva d'une frénésie qui avait pourtant déjà gagné l'ensemble de la planète.
 

Placée sous le signe du danger, de la beauté et de la clandestinité, La Femme Nikita est bien plus qu'une simple série. Son analyse, tant sur le fond que sur la forme, a de quoi remplir un livre entier. Ce qui a d'ailleurs déjà été fait en anglais, au travers de «Inside Section One» (par Christopher Heyn - http://www.povpress.com/ - un ouvrage sorti à l'automne 2006, mais auquel par manque de temps et de maîtrise suffisante de la langue je n'ai malheureusement pas encore pu m'attaquer).
 

Et je puis vous assurer qu'avec une telle combinaison d'arts et de talents, établir un classement par ordre de grandeur de ses qualités n'est pas chose facile. Le secret de sa réussite ne se limite pas à un ou deux éléments: la série a rassemblé une telle armada de «forces spéciales» tant sur ses champs de bataille qu'au moment de sa construction qu'il aurait fallu pouvoir les aligner toutes au premier rang. À regret, je dois cependant me résigner à les énumérer l'une à la suite de l'autre.
 

1. «La force des personnages»
 

Une série est avant toute chose un groupe de personnes qui vont nous tenir compagnie pendant des dizaines d'heures, voire même des années. Inutile donc de nier l'impact que les comédiens peuvent avoir sur nous: la valeur de l'artiste est essentielle, son charisme primordial et sa beauté un grand plus considérable. Un concept que les créateurs de La Femme Nikita avaient bien assimilé: ils ont su travailler leurs personnages à fond sans pour autant sombrer dans la caricature, la folie ou l'irréalisme des thrillers psychologiques. Et, avec en guise de pilier central, ce clan de six figures aussi marquantes qu'attachantes qu'ils fouilleront jusqu'au plus profond de leurs pensées, de leur amertume et de leur capacité de résistance, ils ont réellement fait «bingo»!
 

 «On peut sans contredit expliquer le succès de la télésérie Nikita par la force de ses personnages» (Raymond Pelletier - Article du Magazine 7 Jours N° 43 du 28 août 1999)
 

Une citation avec laquelle, de toute évidence, on ne peut qu'être d'accord. Et à laquelle je rajouterais: par la force «des physionomies», «des regards» et «des personnalités» des acteurs interprétant les différents personnages, chacun d'eux témoignant d'un type ou d'un éclat très particulier; mais aussi, par la judicieuse «sélection» et «association» de ceux-ci.
 

Des personnages tellement forts qu'on a un mal fou à s'en détacher; tellement proches qu'on aurait envie de leur parler, de les toucher, de leur prendre la tête entre nos mains. Des personnages tellement intenses qu'on vit chaque fin d'épisode comme une cruelle séparation. Des personnages tellement isolés dans leur tour d'ivoire qu'on aurait envie de leur crier: «courage, on est là, on vous aime!»... Des personnages tellement torturés et à qui aucune voie d'issue n'est permise qu'on voudrait pouvoir les soulager et les libérer. Des personnages qui ont développé de tels mécanismes d'autoprotection, qui ont atteint un tel niveau à la fois d'assurance et de résignation qu'on finit par les envier. Des personnages de proue qui «s'emboîtent» tellement bien l'un dans l'autre que l'absence de l'un d'eux dans un épisode crée aussitôt un vide. Des personnages qui, bon gré, mal gré, forment une famille dont les membres ne sont unis que pour le pire, mais à laquelle, finalement, on serait presque fier d'appartenir.
 

Des personnages tellement beaux que, des années après, certains en rêvent encore...


2. «La force du son et de l'image» ... qui prend ici une ampleur inhabituelle.
 

Ou plutôt, une gestion du son et de l'image exceptionnelle. Car, même si on ne prend pas toujours immédiatement conscience de l'effet magique et de l'influence énorme qu'elle exerce sur nous, La Femme Nikita se démarque également et principalement par la force et la beauté de la musique qui l'accompagne.
 

Un fond musical époustouflant et quasi ininterrompu qui nous berce du début jusqu'à la fin, qui vient «répondre» aux questions qu'on se pose, qui souligne chaque tableau, chaque situation, chaque conversation d'une façon absolument remarquable. Une musique qui, même en plein coeur de l'action, prend souvent le pas sur les dialogues, couvre le bruit des armes à feu ou comble les silences de manière plus qu'éloquente. Une musique d'ambiance qui apaise les sens ou au contraire ouvre la porte au suspense. Un générique et une bande sonore aussi pénétrants que les innombrables «face to face» et les vertigineux jeux de regards qui font de cette série un chef-d'oeuvre non seulement musical mais également cinématographique. Une musique surprenante d'efficacité, étonnamment chantante, vibrante et entraînante qui ne vous lâche pas d'un pas. Une musique qui est l'oeuvre d'un compositeur de génie et dont le balancement régulier entre animation et lenteur, entre ardeur et douceur fait rapidement oublier la violence des thèmes abordés.
 

Et si la splendeur et la continuité de cette musique vous avaient échappé, il n'est jamais trop tard pour vous rattraper: fermez les yeux et écoutez...
 

Viennent ensuite «les gros plans», une autre des principales caractéristiques de la série: une caméra souvent et longtemps braquée sur des paires d'yeux magnifiques, sur des visages qui rivalisent de charme, de photogénie, de perfection ou de singularité et qui monopolisent l'écran. Un objectif qui scrute inexorablement chaque ride, chaque cerne, chaque grain de peau, chaque fissure des lèvres, chaque battement de cils, chaque perle... de larme ou de sueur. Un zoom qui, tel un prédateur à l'affût, fixe chaque prouesse ou raté artistique, guette l'ombre d'une variation, d'une contraction musculaire ou d'une fluctuation de l'âme. Une sorte de «visite prolongée» dans les abysses de l'expression et dans la quintessence du talent. Un procédé audacieux qui confère aux personnages une emprise inouïe sur le spectateur et que seuls de très grands acteurs pouvaient soutenir avec pareille insistance. Rien ne leur est épargné: la moindre pensée, le moindre réflexe ou calcul mental, la moindre transition d'un sentiment à l'autre, d'un changement d'humeur, sont décryptés, capturés, et transposés en bravoure artistique.
 

3. «La force du mystère et des non-dits»

... est, indéniablement et à égalité avec les précédentes, une autre des locomotives de la série.Tout enrober de silence et de mystère, garder le secret sur tout et faire planer le doute sur tout le monde, voilà une recette qui fonctionne à merveille! Et, dans La Femme Nikita, tout a été mis en oeuvre pour entretenir ce genre d'ambiance.
 

Dans ce centre de contre-espionnage interne qu'est la Section One, on vit perpétuellement dans le mensonge et dans le secret. Tout se fait en cachette, rien n'y est jamais complètement blanc ou noir, rien n'est jamais tout à fait vrai ou faux; «la maison» recèle quantité de niveaux inaccessibles, tout y est chiffré et indécodable, tout ce qui s'y dit ou s'y fait a une saveur de cadeau empoisonné. L'inconnu, le flou et l'ambiguïté s'insinuent partout et jouent avec nos sentiments.
 

Chacun y vit dans son propre bunker, les échanges se font en aparté (quand ils ne prennent pas des allures de conciliabule) et l'énigme qui entoure la vie des personnages est soigneusement préservée. On ne peut que deviner, imaginer, supposer, pressentir, soupçonner... mais jamais juger! Leur passé ou les explications à leur comportement ne sont dévoilés qu'au compte-gouttes et toutes les précautions sont prises pour brouiller les pistes à qui tenterait de remonter à la source de ses problèmes.
 

À la Section One, il n'y a pas de fenêtres: elle est située à 150 mètres sous terre. Elle doit refléter le sérieux, à la limite de l'austérité, d'un poste de commandement militaire. Le milieu ambiant baigne donc toujours dans une sorte de grisaille et de froideur: métal, lumières artificielles, architecture ultramoderne réduite à l'essentiel et écrans partout. À lui donner de la couleur, ce seront les personnages; à l'illuminer et à tenter de l'humaniser, ce sera Nikita!
 

Même à l'extérieur, les scènes sont le plus souvent tournées dans la pénombre ou par temps hivernal, tout comme des lieux isolés, désertés ou souterrains servent généralement de décor. Brouillard, brume, neige, pluie, nuages, caves, tunnels, parkings et galeries en sous-sol, usines et entrepôts désaffectés, boîtes de nuit contribuent largement à renforcer ce ton quelque peu lunaire et ténébreux chargé de mystère qu'on voulait lui apporter. Dans La Femme Nikita, le dépaysement est total: n'y cherchez pas un quelconque rapprochement avec la vie de tous les jours. Le voyage que cette série vous fera entreprendre ne ressemble à aucun autre: il sera nocturne, planétaire, cérébral et intérieur...
 

Mais si elle est principalement basée sur des êtres taciturnes, des lieux obscurs et des secrets bien gardés, elle repose également sur tout ce qui peut venir alimenter «les non-dits».

Car, dans les dédales de la Section One, en dehors des exigences de travail, le silence est d'or. On y parle le moins possible, on répond le moins explicitement possible aux questions et, si l'on peut, on s'applique à semer le doute dans les esprits: à chacun de se débrouiller et de tirer ses conclusions. Et, si réponse il y a, elle sera de préférence donnée de manière voilée, subversive ou évasive: gare à trahir le véritable fond de sa pensée! Ici, tout le monde bluffe, joue double-jeu, fait semblant de... Chaque dialogue, colloque ou conversation est aromatisé de ruse, de sous-entendus, de faux-fuyants, de contrevérités, d'aveux suivis de désaveux, de promesses non tenues, de coups bas, de fausses accusations ou de preuves falsifiées. La duplicité et la tromperie sont partout et à tout il y a une double lecture: chaque mot, chaque phrase, chaque silence, chaque regard, chaque sourire, chaque moue cache un piège. Les paroles sont à double sens, les missions ont souvent un double objectif et un plan en occulte souvent un autre; certains agents sont contraints de mener une double vie, d'autres sont carrément doubles et tentent tant bien que mal de masquer leur double nature ou leur double visage...
 

Mais ne vous y méprenez pas: malgré ce tableau plutôt sombre, l'atmosphère à la Section One est galvanisante! L'endroit a une âme. Face au danger, en dépit du règlement, on risque sa vie pour s'entraider et on se serre les coudes. Quant à l'effervescence des amours interdits, à la force des connivences et à la chaleur de l'amitié, rien ni personne ne pourra les empêcher de se répandre en coulisse...
 

4. «La force des répliques»
 

La Femme Nikita est une série bourrée d'astuces: outre à l'insolite de son cadre de vie, elle a préféré nous bombarder d'émotions plutôt que d'effets spéciaux, a misé sur les délices de la vue et de l'ouïe plutôt que sur le vacarme, la bousculade ou les interminables courses poursuites; elle a donné la vedette au brio de quelques acteurs plutôt qu'à un méli-mélo de protagonistes quelconques; elle a opté pour la force et l'authenticité des mots plutôt que pour une valse de réflexions inutiles et de détails superflus. «L'art de la répartie» (ou aussi, de «savoir placer les bons mots au bon moment») est en effet un autre de ces éléments que l'on pourrait classer en tête des grandes spécificités de cette fiction.
 

Des dialogues concis et pertinents, des propos mordants, des répliques directes et cinglantes, «des flèches en plein coeur», des réponses brillantes, pleines d'esprit et d'ironie, de mélancolie ou de sagesse - dont bon nombre resteront à jamais gravées dans les mémoires -, voilà ce qu'on retiendra également de ces palpitantes 72 heures d'intrigue et d'aventure. Exactitude des mots, langage entremêlé de regards incisifs manié comme une arme, quel meilleur choix pour souligner le climat tendu et, surtout, «le ton» flagrant de «défi» qui va dominer toute la série.
 

Un ton de confrontation, d'exercice de pouvoir et de rapport de forces permanent. Un ton tranchant et percutant qui n'autorise aucun débat mais qui vise à «clouer le bec» à l'adversaire ou à l'interlocuteur... Qu'il soit maquillé par l'air consterné ou révolté de Nikita, par le sourire mielleux et le calme inébranlable de Madeline, par les manières rudes et railleuses d'Opérations, par l'apparence naïve et docile de Birkoff, par la figure paternelle et l'aspect rieur de Walter ou par l'assurance tranquille et le charme traître de Michael, qu'il soit amer ou autoritaire, sarcastique ou «chattemiteux», grave ou enjoué, glacé ou nuancé, tendre ou uniforme..., le ton donné au départ s'installera et demeurera: laconique et provocateur, il est une invitation à la bravade. La sagacité de chacun des personnages est constamment évaluée et mise à l'épreuve: ils devront se mesurer non seulement au danger mais aussi, et surtout, l'un à l'autre... Quand ils ne seront pas amenés à devoir se piéger l'un l'autre ou encore, à se dresser l'un contre l'autre...


Le défi est donc omniprésent et s'accorde à merveille avec le système instauré et la forme d'expression adoptée: chaque réplique tombe comme une menace, chaque mot comme une sentence; chaque échange cache une mise en garde ou une nouvelle sombre prédiction, chaque confidence un possible mensonge, chaque répartie une tentative d'affirmation ou de prise de pouvoir. Chaque silence est lourd de sens, chaque argument avancé est soit d'une perfidie renversante soit d'une justesse remarquable.
 

À la Section One, on ne discute pas, on dialogue peu, on ne parle pas pour ne rien dire, on ne se confond pas en excuses et, surtout, on ne se perd pas dans les explications! Les propos qu'on y tient sont tous minutieusement pesés, calculés et clairement prononcés. Les «briefings» sont restreints au strict nécessaire et expéditifs; les entrevues «accordées» et les conversations «concédées» sont brèves, les discours sans fioritures, les ripostes promptes et bien aiguisées. Au point que chaque phrase en devient presque sacrée... Spécialement lorsque Michael s'en mêle et que, drapées de mystère, elles sont trempées dans un bain de douceur et de délicatesse avant d'être servies au destinataire... À ne pas perdre de vue toutefois: même dans ces moments de magique volupté, son ton reste le même: il est sans réplique!


(à suivre...)


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  )

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  • : Un hommage fort et pleinement mérité au génie, au raffinement et au talent de tous ceux et celles qui ont su inventer, réaliser, produire et interpréter cette remarquable, unique et inoubliable série qu'est «La Femme Nikita». Petit clin d'oeil particulier aussi (et surtout) à l'acteur québécois Roy Dupuis qui a miraculeusement débarqué dans ma vie au bon moment...
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