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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 17:52
 
1999-10-Entrevue-2


Octobre 1999


C'est au Canada, sur le tournage de la série «Nikita» que Peta Wilson m'a donné rendez-vous. Coup de chance, ­les prises de vue du matin viennent de se terminer. Après un bref, mais très agréable bonjour, nous filons directement au Edge café de Toronto pour y déjeuner. Avouons-le, il est plutôt plaisant d'arriver aux côtés d'une superbe blonde court vêtue dans un lieu aussi réputé... et encore plus agréable de l'interviewer.


Nikita, ton person­nage, est une femme forte mais vulnérable. Lui ressembles-tu?

Oui et non. Chacune a apporté des choses à l'autre. Quand j'étais adoles­cente, je devais être forte pour affronter les rudes Australiens et gérer les moqueries liées à mon prénom... Là-bas, j'ai ap­pris à me forger une carapace.


Es-tu fan du film de Luc Besson?

Oh oui, c'est un film superbe. Je ne crois pas qu'il y ait eu avant «Nikita» un film qui ait offert à une femme un vrai rôle de mec. Ce qui m'a vraiment attirée dans ce film, c'est cette jeune femme qui fait un sale boulot avec autant de sang-froid qu'un mec. Par contre je n'aime pas la version américaine: Bridget Fonda n'y est pas crédible.


Crois-tu que les hommes aiment les femmes autoritaires?

Je pense que les hommes sont attirés par les femmes capables de prendre des initiatives et de décider d'être au top un soir pour leur faire tout ce qu'ils veulent. Et puis, de toute fa­çon tu ne connais pas le vrai pied au lit tant que tu n'as pas couché avec une Australienne, mon gars! (Rires.)


Tu étais une véritable athlète, mais tu es devenue mannequin, pourquoi ce changement?

L'appât du gain! Je voulais tout simplement gagner de l'argent et voyager! C'est pour ça que je me suis laissée faire quand on m'a poussée à être mannequin. Ç'a été très dur. Il a fallu que je m'affame à m'en rendre malade pour de­venir maigre. Je suis tellement dégoûtée que je ne peux même plus regarder un défilé de mode! Je sais trop ce que ces filles endurent...


Tu veux dire que tu n'aimes pas le milieu de la mode?

Il est totalement artificiel, ce milieu. Quand je suis arrivée en Europe, je me suis rendue malade. Il m'arrivait de me faire vomir après chaque repas pour garder la ligne! Ce n'est vraiment pas une vie très gla­mour. À la première occasion, je me suis échappée de cet univers...


D'où tiens-tu ce talent de comé­dienne?

Ça date de mon enfance. Mon père était dans l'armée australienne et nous déména­gions tous les six mois. Il fal­lait donc que je trouve à chaque fois le moyen de m'in­tégrer dans les nouvelles écoles et de m'adapter aux autres enfants. Ces expé­riences m'ont appris à jouer la comédie. Ce genre de situa­tion a fait de moi une véri­table comédienne.


Étais-tu un garçon manqué?

Ouais, je ne portais jamais de jupes, je faisais beaucoup de sport avec les garçons, j'avais les cheveux courts, je ne ressemblais pas du tout à une fille! Et je ne pensais qu'à me battre contre les mecs. Je ren­trais chez moi avec des traces de coups, ce qui rendait ma mère furieuse!


 
1999-10-Entrevue-5
 



À quel âge as-tu commencé à t'intéresser aux garçons?

Je n'ai pas eu beaucoup de pe­tits amis à Sydney. Mon éduca­tion sexuelle s'est faite quand je suis arrivée à Paris. Les Français adorent jouer les séducteurs, ce qui m'a surprise par rapport à la façon dont les Australiens traitent les femmes. J'adore la séduction, mais j'ai dû cho­quer beaucoup d'hommes en étant trop directe.


Par exemple?

(Rires.) Ah, tu veux vraiment des détails croustillants?! Eh bien c'était un soir, aux Bains Douches à Paris. Je dansais avec un mec franchement pas mal, on se tenait hyper serrés, et je sentais que je lui plaisais bien. Au moment où il s'y attendait le moins, je lui ai attrapé les couilles et je l'ai embrassé en plein milieu de la foule. Puis je lui ai pris la main, et je l'ai em­mené à mon hôtel où nous avons fait l'amour toute la nuit. C'était hyper bon mais j'ai dû le choquer, car je ne l'ai plus jamais revu. (Rires.)


As-tu bien étudié le person­nage de Nikita avant de jouer?

Oui, j'ai passé trois mois à traîner avec des voyous pour bien apprendre mon rôle. J'ai aussi beaucoup joué aux jeux vidéos avec eux pour développer ma rage et mon agressivité.


Dans la série, tu es habillée sexy, c'est ton genre dans la vie?

Pas vraiment, en général je n'aime pas. Mais parfois, pour une grande occasion, j'aime être provocante. Il m'arrive de sortir avec une veste d'homme sans rien mettre en dessous.


Le sexe, ça reste tabou pour toi?

Trop d'hommes et de femmes jouent un jeu, en ce qui concerne le sexe. Les gens devraient être plus clairs et ne pas se cacher derrière un tissu de men­songes. Les filles s'occu­pent trop de leur image.


Ce n'est pas ton cas?

Je ne pense pas faire partie des clichés. En général les hommes s'entraînent à être des prédateurs sexuels et les filles doivent être très sexy pour ressembler à des objets sexuels. Elles ne devraient pas être obligées de jouer ce rôle. Dans une relation sincère avec un homme, le sexe n'est qu'une partie du puzzle. Une bonne partie de jambes en l'air ne suffit pas à sauver une mauvaise relation.


Tu es une femme sensuelle?

Bien sûr! Je suis un prédateur sexuel! (Rires.) J'adore arra­cher la chemise de mon partenaire et faire un strip-tease érotique avec la musique à fond! Le sexe a toujours été pour moi une libération. Il suffit de se laisser partir to­talement. Moi, je vis le sexe comme un sport de com­bat! (Rires.)


 
1999-10-Entrevue-6
 
 

PAR JAN JANSEN

Magazine ENTREVUE N°87

 
1999-10-Entrevues-1


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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 16:49

 


Août 1999


«Je souhaitais devenir comédienne, mais ça me faisait peur, parce que les acteurs me semblaient très narcissiques.»



Comment êtes-vous parvenue à vaincre vos craintes?

J'ai compris que je n'avais rien à perdre. Mon rêve était d'aller étudier le théâtre en Californie et de tenter ma chance dans ce milieu; alors c'est ce que j'ai fait. Je crois que, peu importe les difficultés que l'on rencontre dans la vie, il faut savoir les sur­monter à un certain moment. On peut choisir de se complaire dans ses problè­mes et mener une vie misérable ou, au contraire, apprendre de ses expériences. Moi, j'ai compris à quel point j'étais chan­ceuse d'être en vie. Un jour, mes parents m'ont demandé: «Est-ce que nous avons été de bons parents?» Je leur ai répondu qu'ils n'avaient commis aucune erreur et que je ne changerais rien à mon passé. Si je n'avais pas eu le même bagage, je ne serais pas la comédienne que je suis aujourd'hui.


Vous voulez un jour ouvrir une école pour les jeunes de la rue; d'où vous vient cette idée?

Il y a quelques années, alors que j'étais au bord de la rivière Bow, près de Calgary, pour le tournage du film One of Our Own, j'ai soudainement réalisé que Nikita allait me faire perdre mon anonymat. J'ai carrément été prise de panique. J'ai aussi­tôt téléphoné à mon agent et à mon père pour leur dire que je voulais renoncer à mon rôle. Mais, évidemment, je ne pouvais pas tout foutre en l'air aussi fa­cilement. Ce soir-là, j'ai allumé une chan­delle, récité des prières et demandé à l'univers de me conseiller. Eh bien! croyez-le ou non, au cours des quatre nuits suivantes, j'ai commencé à faire un rêve, qui s'est développé de soir en soir. Je rêvais que je me promenais à cheval au milieu de vastes prairies et que, à un mo­ment donné, j'arrivais dans une vallée où se trouvait une école magnifique. Tous les jeunes de la rue que j'avais rencontrés à Los Angeles et à New York lorsque je me préparais pour mon rôle de Nikita étaient là. Certains s'adonnaient au yoga, d'au­tres jouaient au basket-ball, et ce, tout en récitant des extraits de pièces de Shakespeare. Il y avait aussi un studio de musi­que, où les Rolling Stones enseignaient. C'est ainsi que l'idée d'une école d'arts pour les jeunes de la rue a germé dans ma tête. Si vous y pensez bien, la plupart des acteurs pourraient être de très bons gangsters; ils viennent souvent de milieux défavorisés. Bref, je me suis dit que, si l'émis­sion «Nikita» était couronnée de succès, je pourrais réaliser ce projet fantastique et don­ner un peu de ce que je reçois aux autres. Cette école pourrait peut-être empêcher des jeunes ayant le talent de Marlon Brando de devenir des criminels. De toute façon, si je ne me lance pas dans une entreprise de ce genre, je vais un jour ou l'autre en avoir marre des névroses et du narcissisme inhérents au show-business, et je retournerai vivre dans la brousse!


Damian Harris et vous formez un couple stable depuis huit ans; souhaitez-vous avoir des enfants?

Absolument. C'est probablement le premier projet dans lequel je me lancerai à la fin de «Nikita». Pour moi, les enfants ressemblent à des anges. Ce sont de véritables petits magiciens: s'ils grandissent dans l'amour, ils parviennent à nous transformer à leur contact. Par le passé, je ne me sentais pas assez responsable pour devenir mère, mais je le suis maintenant. Je me disais aussi que je ne mettrais pas d'enfant au monde si je ne pouvais pas lui consacrer 100% de mon temps, alors qu'aujourd'hui je ne pense plus la même chose. L'important, c'est que les enfants soient avant tout aimés et qu'ils sentent que leurs parents leur consacrent le plus de temps possible. Mon besoin de fon­der une famille s'est fait de plus en plus sentir au cours de la dernière année. Je voudrais pou­voir offrir à mes petits le même environne­ment que celui dans lequel j'ai grandi en Nouvelle-Guinée. Je veux qu'il soit dénué d'influences négatives...


PAR FRANÇOIS HAMEL

MAGAZINE 7 JOURS

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 15:50
 
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Août 1999


1. Peta Wilson se décrit comme un garçon manqué. Elle aime plaire, sans que la coquetterie soit une préoccupation pour elle.


2. Son amoureux, Damian Harris, est le fils du grand acteur Richard Harris et il a notamment réalisé le film Trompée (Deceived). Peta affirme apprécier particulièrement son intelligence, sa classe et sa beauté.


3. Chaque matin, Peta pratique le yoga.


4. La boxe française (ou kick boxing) fait aussi partie de son entraînement hebdomadaire.


5. À Toronto, où est tournée la série «Nikita», Peta fait appel aux services d'un entraîneur, d'un masseur, d'une naturopathe, d'une esthéticienne et d'un acupuncteur.


6. Sur le plan vestimentaire, une femme qui porte un complet pour homme - de coupe rétro de préférence - est très sexy, selon Peta.


7. Gianfranco Ferre est son parfum préféré; elle adore aussi l'odeur de l'huile homéopathique à la lavande, dont elle se sert pour se donner certains traitements.


8. Ses préférences en matière de maquillage sont les suivantes: elle applique de la poudre bronzante sur son corps, elle utilise le mascara Tendercils Sensitive Eyes de Lancôme, et elle porte parfois le brillant à lèvres Red Earth à saveur de fraise.


9. Elle possède plus de 50 paires de souliers et un garde-robe réservé aux chapeaux et aux chaussures.


10. Peta songe éventuellement à porter les cheveux courts. En fait, elle aimerait ressembler aux personnages féminins des films de Jean-Luc Godard, comme celui qu'interprète Jean Seberg dans À bout de souffle.


11. Elle a une véritable phobie des hauteurs.


12. En tant que digne représentante des natifs du Scorpion, Peta affirme adorer le sexe; pour elle, il est essentiel d'avoir un partenaire dans la vie.


13. Elle a déjà posé les seins nus pour Harper's Bazaar.


14. Le jour de l'an 1999, Peta était en vacances à Bali en compagnie de son frère; pendant ce séjour, elle a frôlé un serpent de mer qui était venimeux. Par la suite, un moine hindou lui a dit que, si elle était sortie indemne de l'incident, c'est qu'elle avait alors dégagé l'énergie appropriée.


15. Collectionneuse de voitures anciennes, elle est mécaniciene à ses heures.


16. Peindre est l'un de ses loisirs préférés.


17. Elle possède des goûts musicaux extrêmement variés. Son disque préféré est Black and Blue, des Rolling Stones, sur lequel se trouve Melody, sa chanson favorite.


18. Lorsqu'elle s'ennuie de son amoureux, elle écoute The Look of Love, de Burt Bacharach, car c'est Damian qui lui a fait connaître cette chanson.


19. Ses films préférés sont Days of Heaven (à cause des décors naturels, qui sont tout simplement époustouflants), Une femme sous influence (A Woman under the Influence) et Thunderbolt and Lightfoot (avec Jeff Bridges).


20. Ce qu'il y a de commun, selon elle, entre les films de Roman Polanski, l'Italie, le groupe Dead Can Dance, le film Heat, Gena Rowlands, John Malkovich, Sean Penn, Sam Shepard, Dennis Frank et le réalisateur Damian Harris, c'est que tous sont sexy.


21. Elle a fondé la compagnie Sweetlips Productions; elle l'a nommée ainsi en l'honneur d'un poisson austalien, le sweetlip, qui est son préféré.


22. Elle s'est associée avec son meilleur ami, Jasper Sceats, pour mettre sur pied une compagnie de design, Psycht. Les profits de cette entreprise serviront à la création d'une école pour jeunes sans-abri.


23. Liza Minnelli est l'une de ses fans.


24. Elle admire particulièrement les actrices Gena Rowlands et Marlene Dietrich.


25. Elle souligne que Sissy Spacek a été pour elle un modèle sur le plan professionnel, et Loretta Lynn, un modèle sur le plan personnel.


26. Elle adore lire et écrire de la poésie.


27. Elle a suivi des ateliers d'art dramatique aux côtés du chanteur Tom Waits et d'Arthur Mendoza au Actor's Circle Theater, à Los Angeles.


28. La première production théâtrale professionnelle à laquelle elle a pris part est Fool for Love, qui a été écrite et mise en scène par Sam Shepard.


29. Elle a hésité pendant six semaines avant d'accepter le rôle de Nikita, car elle avait peur de perdre éventuellement le contrôle de ce personnage.


30. Le rôle de Nikita est son troisième contrat d'actrice.


31. Pour participer à «Nikita», elle a reçu une formation de huit semaines donnée par Tony Mortrell, un cascadeur réputé des studios Universal.


32. Si elle s'écoutait, elle ferait toutes les cascades que requiert son rôle dans la série «Nikita». Ces ardeurs ont pourtant été refroidies au cours de la première saison, lorsqu'elle a subi une commotion cérébrale après s'être cognée la tête contre un arbre.


33. Pendant la première saison de «Nikita», Peta a demandé à sa grand-mère maternelle de venir habiter avec elle à Toronto. Celle-ci la réveillait tous les matins à 5h en l'embrassant; le soir, elle l'accueillait avec un bon repas, après lui avoir préparé un bain chaud et allumé des chandelles.


34. Parfois, elle éclate en sanglots à cause des événements que vit son personnage. «Mon corps ne fait pas toujours la différence entre mon rôle et ma vie personnelle».


35. Au cours des prochains mois, nous la verrons au grand écran dans One of Our Own, et dans Mercy, un long métrage de Damian Harris, l'élu de son coeur. Dans cette dernière production, où elle joue aux côtés d'Ellen Barkin, elle a notamment des relations homosexuelles et sado-masochistes.



PAR FRANÇOIS HAMEL

MAGAZINE 7 JOURS


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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 20:26
 

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2000


Bien que ce soit aujourd'hui une femme épanouie, Peta Wilson a toujours la réputation d'être un garçon manqué à Hollywood. La comédienne a beau prendre tous les moyens qu'il faut

pour avoir l'air plus féminine, rien n'y fait...


Peta, avez-vous déjà souffert de votre image de garçon manqué, qui vous colle toujours à la peau?

J'admets que c'est quelque chose que j'ai mal vécu à un certain moment de mon existence. Adolescente, j'avais l'impression de ne pas être normale, d'avoir un sérieux problème d'ordre génétique. Aujourd'hui encore, je parle, je pense et j'agis comme un gars. Mais, après avoir consulté un psychologue à plusieurs reprises, j'ai compris que je ne pouvais rien y faire. Ça fait tout simplement partie de ma nature.


Selon vous, est-ce que ça vient de votre éducation?

Sans aucun doute. Mon père était si convaincu que ma mère allait accoucher d'un garçon qu'il m'avait baptisée Pedro avant même que je naisse; il avait également acheté des vêtements

de petit gars! Quand je suis née, ma mère m'a appelée Peta, mais ça n'a pas changé grand­ chose: durant toute ma jeunesse, j'ai eu l'impression d'être un garçon. Il faut dire que le fait d'avoir été élevée par un père qui travaillait dans l'armée n'a pas vraiment facilité les choses...


Dans la vie, vous ressemblez au personnage que vous incarnez dans la série «Nikita». Est-ce la raison pour laquelle vous avez accepté ce rôle?

Oui, absolument. J'avoue cependant que je commence à me lasser un peu de ce personnage. Bien que je vienne de si­gner un contrat et que je me sois engagée à jouer dans de nouveaux épisodes de «Nikita», je travaille actuellement à des projets qui me permettront de tourner définiti­vement la page. J'ai très envie de me consacrer entièrement au cinéma. Malheureusement,

lorsqu'on interprète aussi longtemps un rôle au petit écran, il devient très difficile de se défaire de l'image que les autres nous imposent. C'est la raison pour laquelle j'évite le plus possible de participer aux soirées de gala. Je ne supporte pas d'être étiquetée.


Vous ressemblez si peu aux autres stars de Hollywood! Pourquoi êtes-vous devenue actrice?

Tout simplement parce que j'adore les défis. Et je peux vous dire que ça n'a pas été facile! Je n'avais que quelques dol­lars en poche lorsque je suis arrivée à Hollywood. Je me souviens même que, les premiers temps, je dormais dans ma voiture. Mais, finalement, le métier d'actrice m'a sauvé la vie. J'ai travaillé comme mannequin pendant cinq ans avant de jouer la comédie et, à l'époque, j'étais littéralement en danger de mort. Cette période a sans aucun doute été la plus terrible de ma vie. J'avais sombré dans l'anorexie, et tous les médecins me disaient que, au stade où j'en étais, j'étais condamnée.


À quoi attribuez-vous le fait que vous soyez devenue anorexique?

En y réfléchissant bien, je crois que c'était une forme de protestation. J'ai été terriblement marquée par le divorce de mes parents. Je n'avais que 11 ans quand c'est arrivé, et il m'a été extrême­ment difficile de quitter mon père pour aller vivre toute seule avec ma mère. J'étais en adoration devant mon père, et le fait de ne plus le voir m'a totalement bouleversée. De plus, on m'avait inscrite dans une école catholique, et j'étais la seule enfant dont les parents étaient divorcés. Les reli­gieuses m'ont obli­gée à prier pour eux. À compter de ce mo­ment-là, je me suis sentie coupable de leur séparation.


Malgré votre adolescence tourmentée, vous avez certainement connu des moments agréables...

Avant la séparation de mes parents, comme mon père était militaire, je voyageais avec lui. Jusqu'à l'âge de neuf ans, j'ai habité en Nouvelle-Guinée. C'est sans doute l'un des plus beaux sou­venirs que je garde de mon enfance. Je vivais en pleine nature. Je me souviens que j'étais entourée d'animaux sauvages. J'ai grandi auprès d'un crocodile, de plu­sieurs chèvres et même de serpents. Ça a sûrement contribué à ce que je devienne un garçon manqué!


Ça ne vous a toutefois pas empêchée de rencontrer l'homme de votre vie...

Avant de faire la connaissance de Damian (le cinéaste Damian Harris), j'étais persuadée que j'allais toujours rester seule. J'ai eu un véritable coup de foudre pour lui. Je l'ai rencontré peu de temps après mon arrivée à Los Angeles. Depuis ce jour, nous ne nous sommes plus quittés.


Qu'est-ce qui vous a séduite en lui?

Je ne sais pas, car ce n'est pas du tout mon genre d'homme, tant sur le plan physique que sur le plan psychologique. Il est très calme, comparé à moi. Mais peut-être est-ce justement parce que nous sommes si différents l'un de l'autre que nous nous aimons. Je crois qu'il faut avoir des personnalités complémentaires pour jouir d'une bonne vie de couple.


Pour vivre pendant près de 10 ans avec le même homme, il faut tout de même avoir quelques passions communes, non?

Effectivement. Nous adorons les automo­biles et nous collectionnons les voitures d'époque. Je possède une Dodge des années 30, une Thunderbird et une Chevrolet, toutes deux des années 50. Ce sont mes petits trésors. Pour moi, c'est encore mieux que d'avoir des enfants!



PAR HERVÉ TROPÉA

MAGAZINE 7 JOURS



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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 18:24
 
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Mai 1999


Peta Wilson, qui a longtemps fréquenté une école catholique très sévère, a grandi dans un milieu extrêmement puritain et a été marquée par l'instabilité de sa famille. Après la mort de son grand-père et le divorce de ses parents, cette ancienne mannequin a souffert d'anorexie, mais elle a réussi à vaincre cette maladie.


Féminine et sûre d'elle-même, Peta affirme être différente du personnage qu'elle incarne. Par ailleurs, elle voudrait ouvrir une école pour donner un foyer temporaire aux enfants qui, comme Nikita, ont du mal à s'intégrer dans la société.


Peta, avez-vous déjà eu, dans votre vie, à accomplir le même genre de choses que Nikita fait dans la télésérie?

Je suis très sportive. J'ai été nageuse et je me suis entraînée pour les Jeux olympiques. Je viens d'une famille de nageurs. Après avoir fait la guerre, mon grand-père s'est occupé d'une piscine, où les nageurs ve­naient s'entraîner. Alors, j'ai été obligée de nager pendant très long­temps. Je n'aimais pas vraiment ça, mais mon grand-père me donnait 50 cents chaque fois que je faisais 10 longueurs. J'ai également dé­ménagé à de nombreuses reprises lorsque j'étais enfant; à 13 ans, j'avais déjà déménagé 12 fois. C'était assez difficile, car je devais me faire chaque fois de nouveaux amis. Et en plus, mon prénom, Peta, ne me facilitait pas les choses. À 12 ans, j'ai voulu faire partie d'une bande de filles. Pour me faire accepter, j'ai dû voler des bonbons dans un supermarché. Or, comme je suis une très mauvaise menteuse et une bonne catholique, je me sens facilement coupable. Je me rappel­le que j'étais en sueur lorsque, tout à coup, une dame m'a donné une tape sur l'épaule. Je me suis mise à crier. En fait, elle voulait juste sa­voir l'heure. Ça ne ressemble pas vraiment à Nikita, qui est obligée de se battre pour sauver sa vie.


Nikita est froide et impitoyable. Êtes-vous comme elle?

Je pense que la majorité des femmes modernes sont froides. Les Australiennes le sont généralement. En ce qui me concerne, je crois que je suis assez impulsive, et il m'est difficile de ne pas réagir quand je vois quelqu'un mentir ou être victime d'une injustice. J'ai des opinions assez arrêtées. J'aime dire la vérité. Nikita, elle, ne peut jamais dire la vérité. Ce que nous avons en commun, c'est surtout notre façon très directe de communiquer. Mais je suis loin d'être glaciale. Je suis athlétique et j'aime prendre des risques; je pense que c'est ainsi qu'on avance dans la vie. Je n'aime pas regarder en arriè­re, tout comme Nikita.


À quel âge vous êtes-vous rendu compte que vous étiez sexy?

Quand je suis allée en Italie, à l'âge de 17 ans. Sans entrer dans les détails, je vous dirais que c'est là que je suis deve­nue une femme. Je suis tombée amoureu­se d'un médecin grec, et cette expérience m'a métamorphosée. Lorsque je suis par­tie de chez moi, j'étais une jeune fille; et quand je suis revenue à la maison, ma mère s'est mise à pleurer. Elle s'est écriée: «Oh mon Dieu, tu es devenue une fem­me!» Ma mère était très belle, très sexy, et elle conduisait une MG (voiture de sport britannique). Je fréquentais alors une éco­le catholique de filles. Je priais constam­ment pour mes parents: ils étaient divorcés et j'avais l'impression que c'était ma faute. Je portais un uniforme qui m'al­lait jusqu'à la cheville. J'étais très prude et je voulais faire exactement comme tout le monde. Je désirais aussi que ma mère soit comme toutes les autres, mais, elle, au contraire, se faisait remarquer en rou­lant dans sa voiture de sport. Comme je ne voulais pas qu'elle vienne me chercher à l'école, je lui donnais rendez-vous deux coins de rue plus loin. Bien sûr, elle ne m'écoutait pas et arrivait en klaxonnant. Elle descendait, et sa robe volait au vent. Je la traitais de tous les noms à cause de ça. Alors, elle trouve très amusant de me voir porter des robes sexy aujourd'hui.


Quel type de relation amoureuse entretenez-vous aujourd'hui avec Damien Harris, votre compagnon?

Quand je tombe amoureuse, c'est du sérieux. Je peux être comme une véritable épouse et agir comme une bonne catholique. Dans ma fa­mille, les femmes ont tendance à être dominatrices mais, avec Da­mien, j'ai établi une relation d'un type très différent. Il a été élevé à Londres, et moi, en Nouvelle-Guinée. Il est très timide, pas du tout agressif, ce qui est tout à fait le contraire de moi. Nous avons com­mencé à sortir ensemble parce que j'appréciais sa compagnie. Il n'était pas trop étouffant. Je pouvais étudier, et il m'encourageait à le faire, même si nos carrières étaient très différentes. Il a une petite fille de six ans, qu'il a eue d'une relation précédente. Alors, pour moi, c'est comme si j'avais une vraie famille. J'ai eu d'autres copains avant, mais, cette fois, j'espère que j'ai rencontré le bon compagnon. Je tra­vaille fort pour que cette relation fonctionne. On apprend beaucoup sur soi-même lorsqu'on accepte de faire face à des situations diffici­les. J'aime dormir avec Damien et me réveiller à ses côtés. Si l'un de nous deux a un problème, nous essayons de le résoudre ensemble. J'aimerais être comme mes grands-parents, qui sont mariés depuis 40 ans. Bien sûr, ce serait bien que nous nous mariions, que nous ayons 10 enfants et une jolie villa. Je suis très romantique.


Qu'est-ce que vous ne tolérez pas chez un homme?

Je n'aime vraiment pas qu'il soit colérique. Mon grand-père, un héros de guerre, était assez autoritaire. J'étais très proche de lui, mais il s'ex­primait vivement avec les gens. Je ne tolère pas l'agressivité. Je suis du genre à disparaître pendant une heure ou deux, le temps que le calme revienne. Lorsque les gens sont en colère contre moi, j'ai ten­dance à me refermer. Ce n'est pas une sensation très agréable.


Après avoir tant déménagé, y a-t-il un endroit en Australie que vous considérez comme votre coin de pays?

Je viens tout juste d'acheter un terrain de 10 acres près de Sydney, en Australie. Acheter un petit bout de plage, c'était le rêve de ma vie... Maintenant, il ne me reste plus qu'à faire bâtir ma maison. Je veux quelque chose de simple, une maison typiquement australienne, avec un long corridor au milieu qui laisse passer la brise et qui climatise les pièces naturellement. Ma mère a une maison de ce genre en pleine forêt, dans North Queensland. Mon père, lui, possède une mai­son à Sydney, et j'ai toujours une chambre où je peux rester. Cependant, mes meilleurs souvenirs sont les moments que j'ai passés en Nouvelle-­Guinée. Là-bas, mes parents et moi formions encore une vraie famille. À l'époque, mon père était militaire. Ensuite, nous avons aménagé dans les Highlands et nous avons connu des moments extraordinaires. Nous n'avions ni télévision ni radio: seulement le vieux huit pistes de mes parents, sur lequel on faisait jouer des cassettes de Neil Diamond, de Barbra Streisand et de Liza Minnelli. Et moi, je faisais semblant de chan­ter; je portais un pantalon, comme celui de Jeannie dans Ma sorcière bien-aimée (Bewitched). (rires) On s'amusait bien.


Vous avez déjà eu des problèmes d'ordre alimentaire par le passé. Comment êtes-vous parvenue à les surmonter?

Oui, j'ai eu des problèmes d'anorexie à cause de tous mes change­ments d'école, et aussi à cause du divorce de mes parents. C'est égale­ment à ce moment que mon grand-père Théo est décédé. Je ne parvenais pas à surmonter ma peine. J'avais l'habitude d'aller pêcher tous les matins avec lui avant de me rendre à l'école. J'ai vécu avec mon grand-père pendant un certain temps lorsque ma mère voyageait en Europe. Il m'accompagnait à tous mes entraînements de basket-ball. Lorsqu'il est mort, ma tristesse a pris la forme de l'anorexie. Je m'en suis sortie, mais je suis redevenue anorexique quand j'ai travaillé comme mannequin, car je n'étais pas très heureuse de faire ce métier, où on est traité comme un morceau de viande. J'ai toujours pensé que la beauté vient de l'intérieur, mais j'avais besoin d'argent, et ma mère était très fière de moi. Puis, soudain, j'ai cessé d'être anorexique. J'ai voulu aider les autres, alors je suis allée discuter avec les jeunes adolescentes de mon école. Elles voulaient tout savoir sur le métier de mannequin. Je leur ai tout raconté, et je leur ai conseillé d'aller à l'université. Je leur ai aussi parlé d'anorexie, je les ai informées du fait qu'elles pouvaient en mourir et je leur ai recommandé de parler à leurs parents si elles avaient des difficultés.


Qu'aimeriez-vous faire à l'avenir?

J'aimerais ouvrir une école pour des enfants à problèmes, comme Nikita, et dont les parents sont des drogués ou des alcooliques. Je veux leur don­ner d'autres modèles dans la vie et leur permettre de passer trois mois par année dans un endroit où ils pourraient faire de l'art ou de la musique, jouer au basket-ball ou réciter du Shakespeare, au lieu d'exprimer leur colère en commettant des actes criminels.



UNE ENTREVUE EXCLUSIVE DE NOEMIA YOUNG

MAGAZINE 7 JOURS



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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 23:30


1998-09-Gear-6
 
Traduction  française  de  l'article  du  Magazine  GEARS
«Peta:  La  Femme  Nikita's  lethal  weapon»  (1998)
 


Peta,  l'arme  fatale  de  «La  Femme  Nikita»



Septembre/Octobre 1998



«J'ai une peur bleue». «Je suis une froussarde». Lorsque, sur son plateau de tournage à Toronto, Peta Wilson, qui tient le rôle principal de l'élégante et réticente tueuse de «La Femme Nikita» - le grand succès, unique et exclusif du câbleur (américain) USA Networks -, me fait part de ses sentiments, je ne la crois pas. Pas facile en effet, vu l'imposant gabarit 
«5'11"» de Peta Wilson et son inquiétant regard «ça va me faire mal plus qu'à toi, mais ça va faire mal quand même». Néanmoins, très vite, elle met l'accent sur la disparité entre son comportement à l'écran et sa propre personnalité. «Des films qui font peur, ça me fait peur», dit-elle en un australien rapide, guttural et claironnant, un mode bien éloigné de l'énonciation «marque déposée» de son personnage qui, lui, a plutôt tendance à se placer quelque part entre le chuchotement et la menace. «Quand les gens se fâchent, ça me fiche la trouille».

 

Quand nous nous rencontrons, une semaine plus tard, pour un dîner à New York, elle corrige, déclarant haut et fort: «Ces choses qui vous effraient résident dans votre façon d'être heureux. Rien ne me fait réellement peur. J'ai fait face à mes craintes, je les ai fait miennes et les ai surmontées».


Débarrassée de toute inhibition, Peta Wilson est une de ces rares personnes qui s'en prend plein la gueule dans la vie et qui rit avec entrain et beaucoup de plaisir quand des jus coulent en cascade sur son menton. Expansive, sociable et extrêmement tactile, elle se lancera à bras-le-corps - polyvalente, cheveux blancs comme neige au vent - dans n'importe quel potentiel rapport interpersonnel, se joignant d'elle-même à d'interminables conversations labyrinthiques (qu'elle appuyera pour la plupart d'un haussement d'épaules, d'un «et alors, je suis Australienne», ou d'un «et alors, je suis un Scorpion»), et distribuera des étreintes «d'ours broyeur d'os» ou de cuisantes «bottes au cul» à la moindre provocation.


Bien qu'il soit tonifiant d'entrer intimement en contact avec une femme aussi sexy et un tel esprit libre, il faut également s'attendre aux moments inévitables où elle voudra: 1. Se mettre tout d'un coup à chanter (heure approximative, 22h54); 2. Attraper votre main et vous entraîner sur la table, en insistant pour que vous dansiez avec elle tandis que les clients tout autour vous regarderont en applaudissant (heure approximative, 00h10), et 3. Vouloir que vous croisiez les bras pour trinquer (heure approximative, 00h47). Tout ceci non pas pour dire que Peta Wilson n'est qu'une pile électrique, mais juste que sa dépense démesurée d'énergie est une perspective intimidante pour quelqu'un habitué à un mode de vie plus rigide. Lorsque nous quittons le restaurant, j'esquive une affectueuse embrassade. «Vous avez peur de moi», dit-elle d'un ton accusateur. Je nie, mais elle semble ne pas me croire.

 

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Une  défiance  qui  a  régné  pendant  de  nombreuses  années  à  Hollywood

 

Le public ne veut pas mettre de sa poche pour aller voir «une poupée» en action, c'est de l'ordre de la sagesse populaire. Ils la trouvent intimidante, contraire à la féminité, garçonnière. Même dans un passé, pas si lointain, quand «the Giant Action Smash-Up» [les grosses bagarres spectaculaires] constituait le genre le plus rentable et le plus communément accepté, que des films mettant en vedette des gars qui ne savaient pas commander un repas en anglais mais qui pouvaient, d'un tour de jambe [coup de pied], envoyer un trafiquant d'armes voler par la fenêtre du 32e étage étaient applaudis par un public peu exigeant, personne ne leur réclamait un équivalent féminin. 

Chaque tentative d'introduire une héroïne de films d'action ne rencontra que dérision et salles vides. Sigourney Weaver dans la série Aliens et Linda Hamilton dans Terminator 2 ont certes fait mouche, mais toutes deux doivent leur épanouissement plus à leurs rôles qu'en jouant les stars dans des voitures créées pour l'occasion. Le sort des grands films d'action taillés sur mesure pour Geena Davis (The Long Kiss Goodnight), Sharon Stone (The Quick And The Dead), Pamela Anderson (Barb Wire), Jamie Lee Curtis (Blue Steel), Lori Petty (Tank Girl), Cindy Crawford (Fair Game) et Bridget Fonda (Point Of No Return / VF Nom de code: Nina, le premier essai raté d'une version américaine de Nikita), reflète mieux la situation.


Alors que les cinéphiles ont réservé un accueil frileux à la femme d'action, il n'en a jamais été de même dans le monde de la télévision. Dans les années 60, Honey West, l'Emma Peel de The Avengers [VF: Chapeau melon et bottes de cuir] et Cinammon Carter (Mission: Impossible) dominèrent le petit écran. Les années 70 virent apparaître les Charlie's Angels [VF: Drôles de dames], Lindsay Wagner (The Bionic Woman) and Lynda Carter (Wonder Woman). Bien que les années 80 manquèrent de ce type d'icône, ces deux dernières années, trois séries ayant pour vedettes des femmes capables de tuer avec leurs mains ou leurs pieds ont été accueillies par les membres d'un public qui, depuis un divan de salon, parvinrent à leur conférer un statut de série-culte. 


Les héroïnes de Xena, Warrior Princess, Buffy The Vampire Slayer et de «La Femme Nikita» sont non seulement des personnages assez forts que pour empêcher leur série de dégénérer en un spectacle humiliant qu'il aurait aussi très bien pu être, mais participent également à la mise en place d'une nouvelle espèce de stars. Xena, bien connue pour porter l'étendard de la justice, est perpétuellement poursuivie par ses tendances génocidaires. La pétulante Buffy assume à contre-coeur sa vocation, telle un pianiste prodige astreint à faire ses gammes, alors qu'elle préférerait souvent être en train de draguer. Et puis il y a Nikita, invisible machine à tuer qui arpente les couloirs de la Section One - ce très-haut département gouvernemental ultra-secret qui l'arracha à sa prison dans un état de stupeur étonnement paranoïaque - tel un employé temporaire à son premier jour au sein d'une dangereuse organisation.

 
 
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P. Wilson déclare: «Dans un film, c'est très dur d'obtenir cette combinaison d'action et de drame en deux heures seulement. À la télévision, il y a de l'action chaque semaine, mais le développement émotionnel des personnages est en constante évolution. Les gens accrochent.»

P. Wilson est consciente à la fois du fait que le petit écran est devenu un sanctuaire pour la femme d'action, et du fait qu'elle et son cercle [très fermé] de femmes karatékas de haut niveau ont redéfini le stéréotype. «Je ne joue pas Schwarzenegger avec un sac à main. Lorsqu'on est une femme et qu'on s'en prend à des gros méchants, ça fait peur. Nikita est un tueur à gages, mais il y a toujours cet élément de crainte qu'elle puisse mourir.»


Au départ, mélange forcé de styles entre The Prisoner [VF: Le Prisonnier], Mission: Impossible et une publicité vintage pour Calvin Klein Obsession, la série télévisée Nikita a réussi à transformer ses excès en vertu. Les pauses lourdes de sens, les regards pesants et les dialogues creux qui au début provoquaient la risée, devinrent progressivement la signature de la série. «Cela a toujours été le style voulu, mais les gens ont mis un peu de temps à le comprendre», explique P. Wilson.

«À la télé américaine, excepté pour The X-Files [VF: Aux frontières du réel] et NYPD Blue [VF: New York, Police d’Etat], on parle beaucoup de conneries. Le niveau de concentration des gens est tellement bas. Ils regardent tellement la télé, comment voulez-vous alimenter leur intérêt pour une série dont le style est différent et les personnages si ambigus?»


L'intensité sauvage que Wilson apporte au personnage est un capteur d'attention essentiel. Même si elle ne dit pas qu'aucune actrice américaine ne saurait combiner comme elle le caractère viscéral et vulnérable, elle écarte sa prédécesseur Jane Fonda d'un brusque revers de la main. Et elle est à peine plus généreuse envers les autres Liv, Gwyneth et Uma: «Elles sont tellement...». Elle adopte une pose intimidée, craintive. «Elle n'ont pas ce...». Les mots lui manquent une fois de plus, elle serre les poings et pousse un grognement d'hostilité.


Elle n'y va pas non plus de main morte avec les acteurs américains: «Ce sont tous des beaux gosses. Où sont les vrais hommes?». Bien sûr, un beau gosse occupe une place essentielle dans l'univers de Nikita. Des multitudes de pages Internet créées par les fans de la série abondent de spéculations sans fin sur l'évolution, à l'allure d'escargot, de cet amour qui n'ose pas se déclarer entre Nikita et son mentor/bourreau/idole Michael (interprété par l'acteur québécquois Roy Dupuis), joué d'une manière tellement inerte qu'on dirait une nature morte virtuelle [...]. Wilson acquiesce: «C'est un homme de peu de paroles, qui ne bouge presque pas. Ce qui fait que je me demande sans cesse: "Pourquoi, bon sang, est-elle attirée par lui?" C'est un peu S&M [?].»
 

Cette relation ultra-compliquée et jamais aboutie apparaît clairement lorsque Nikita (ce n'est pas le genre de série où quiconque se dégèlera jamais au point de l'appeler "Nikki") s'échappe de Section One mais décide ensuite d'y retourner. Pour l'aider à simuler son enlèvement et à réintégrer le QG sans trop éveiller les soupçons, Michael lui fait la faveur de la battre jusqu'au sang. «Nous avons joué notre scène d'amour comme une scène de combat, et notre scène de combat comme une scène d'amour», confie Wilson avec un plaisir évident.


Née en Australie, à Sidney, en 1970, Peta Gia Wilson fut extradée avec son frère cadet Rob à cause des exigences du métier de leur père Darcey, officier militaire, et ils furent transférés en Nouvelle-Guinée. Être confrontée sans cesse à ces déplacements (sa famille a déménagé encore une douzaine de fois avant qu'elle ait atteint l'âge de treize ans) a nourri chez elle une vive imagination qui fit naître une ambition. «Quand j'avais neuf ans, j'ai vu Thunderbolt and Lightfoot [VF: Le Canardeur], et je me suis dit: "Je veux être comme Jeff Bridges". C'est alors que j'ai commencé à rêver de devenir actrice.»

Elle ne réalisa pas son rêve en Australie, mais connut un début de célébrité en tant que plus jeune membre de l'équipe nationale de net-ball. Sa stature, ses formes et sa chevelure la guidèrent vers une carrière de modèle, sur laquelle elle passe brièvement aujourd'hui en disant «ce n'était pas à plein temps». Cela dura toutefois assez longtemps pour qu'elle devienne anorexique. En 1978, son poids passa de 63 à 50 kilos.
 

Après avoir cessé de faire la modèle et de vomir, P. Wilson déménagea à Los Angeles en 1991. Trois mois plus tard, elle rencontra l'auteur/réalisateur Damian Harris, fils de l'acteur irlandais Richard Harris, et emménagea avec lui. Les problèmes d'ego qui peuvent survenir dans une relation entre une actrice et un metteur en scène n'ont pas affecté les liens du couple. «Je respecte et j'apprécie réellement ce qu'il fait, et c'est pareil de sa part. Je crois que le fait que nous soyons tombés amoureux est dû en partie à nos aptitudes créatrices. C'est attrayant.»


P. Wilson a passé les 6 années qui suivirent à étudier le métier d'acteur chez un élève de Stella Adler, la légendaire actrice de théâtre, tout en dévorant, autant qu'il est humainement possible, l'oeuvre de Tennessee Williams. Elle s'apprêta ensuite à se tranférer à New York et à chercher du travail sur les planches. «C'est alors que mon agent m'a appelée et m'a dit: «Pourrais-tu faire de la télé?» Et moi de répondre: «Quoi? Ma personnalité au petit écran? Ça ne me correspond pas!» Elle s'est néanmoins rendue à l'audition pour Nikita où elle saisit un ballon de basket des mains du directeur de casting et l'envoya rebondir contre les murs; après quoi, elle s'est assise et a conquis le jury. Le rôle lui a tout de suite été offert.
 
«Quand j'ai commencé, je me suis dit: "Bon Dieu, qu'est ce que je suis en train de faire?" Je viens du théâtre. Mais maintenant que j'ai appris les techniques, je me rends compte que c'est difficile et beaucoup plus qu'un simple jeu fantaisiste. Il y a tellement de choses auxquelles il faut penser, comme par exemple le moment où doit arriver la pause publicitaire.»


P. Wilson a ce regard perdu qui la distingue de la plupart des actrices TV. Je le lui décris comme nordique, presque viking. Elle me reprend. «Nordique? Je crois que c'est mon côté écossais. Les Écossaises sont des filles bien. J'allais teindre mes cheveux en foncé, puis je me suis dit que les blondes étaient [des femmes] fortes. Mae West, Bette Davis. Les choses ont changé, maintenant il y a ce stéréotype qui caractérise les blondes. Je ne sais pas comment c'est arrivé.»

Je lui suggère Marilyn Monroe. «Alors tu prends ce qu'avait Marilyn Monroe, tu lui rajoutes du punch, et tu obtiens ce quelque chose d'autre. C'est peut-être mes origines australiennes. Je pense que les Australiens sont les Vikings des temps modernes.»


Alors que Peta Wilson est liée à Nikita pour encore trois ans, les propositions de film se présentent sur son chemin. Elle parle de faire mûrir un projet de film d'action qu'elle sera prête à jouer quand elle aura 35 ans (aujourd'hui elle en a 27), mais, pour le reste, elle est prudente. «Mon prochain choix se portera sur quelque chose qui nourrira ma créativité. Je commence déjà à être connue, ce n'est donc pas nécessaire de faire un film pour me faire remarquer, à moins que je veuille finir par me détruire dans un endroit pourri où je n'aurais pas de vie, et ce n'est pas ce dont j'ai envie. On m'a offert de grosses sommes d'argent, c'est vrai, mais bon, somme toute, c'est quoi ce dont on a besoin? Je mène une vie agréable».
 

Assez agréable que pour pouvoir se permettre une passion grandissante pour les voitures anciennes («Je possède une T-Bird de 1956, une Chevrolet Impala décapotable de 1958, et une Dodge de 1938»), mais apparemment encore très loin du niveau où règne une vision déformée de la réalité. Au moment de retourner sur le plateau de Nikita, elle dit: «Tu sais, à n'importe quel moment, cette vague sur laquelle je surfe va s'écraser, et j'ai intérêt à être prête pour la foutue dégringolade qui s'ensuivra. Je sais que tout cela pourrait s'arrêter à n'importe quel moment et que je me retrouverais dans le genre: "C'était qui encore, cette Peta Wilson?"»
 
Sur quoi, elle s'en va tourner la dernière scène de l'épisode final de la deuxième saison. Et conclut: «Je n'ai pas peur».


Traduction française © Michèle Brunel



 Magazine GEAR
 
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 21:08
 

 


Novembre 1998

Après avoir grandi en Australie, le mannequin Peta Wilson s'est transformé en actrice en devenant Nikita à la télévision. C'est dans sa maison de Los Angeles, dans les collines de Hollywood, qu'elle nous a reçus.

Peta Wilson
, comment avez-vous obtenu le rôle de «La Femme Nikita»?
Juste avant de tourner dans cette série, mon agent se lamentait, car aucun rôle ne me convenait réellement. Quand il a appris qu'on tenait une audition pour la version télévisée du film «La Femme Nikita», il m'a dit: «C'est maintenant ou jamais!» À l'audition, il y avait plus de 300 filles absolument magnifiques. J'ai dû montrer mes aptitudes en arts martiaux pour toutes les neutraliser!

N'êtes-vous pas lassée de jouer depuis trois ans le même personnage?
À la fin de la première saison, je me suis jurée de ne pas revenir dans la série. Je ne supportais plus les conditions de travail et les longues heures de tournage. Heureusement, les producteurs de la série ont dû modifier l'horaire de travail. Lors de la deuxième saison, j'ai exigé d'avoir un droit de regard sur le choix de mes partenaires, afin qu'on engage de meilleurs comédiens dans la série. Chaque année, j'accepte de revenir dans «La Femme Nikita», à condition de pouvoir faire évoluer les choses.

Malgré votre indéniable sensualité, d'où vient le fait que vous soyez parfois garçon manqué?
Mon père a été militaire. Je peux vous dire qu'on ne plaisantait pas à la maison. Même s'il était ravi d'avoir une fille, il m'a élevée comme un garçon. À l'école, j'étais plutôt réservée, mais il ne fallait surtout pas m'embêter. Je cogne comme un mec!

Est-ce la raison pour laquelle vous êtes si douée pour les activités physiques?
Oui. Mon père m'a donné le goût du défi. J'adore faire du sport; je suis imbattable au basket et en natation. Je pratique également des arts martiaux, en particulier le judo, depuis l'âge de 10 ans.

MAGAZINE 7 JOURS
SPÉCIAL TÉLÉROMANS



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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 07:59

1997-10-23-CineTeleRevue-2

SITE OFFICIEL: http://petawilson.us




23 octobre 1997


C'est une grande fille saine aux che­veux longs et blonds. Le look mi-Walkyrie, mi-surfeuse de gros rouleaux. En décrypté: le genre qui ne passe pas ina­perçu dans la rue, mais qu'on ne titille pas, vu l'imposant ga­barit. Après la Frenchie Anne Parillaud, la Yankee Bridget Fonda, Peta Wilson, athlétique Australienne à la moue bou­deuse et au regard couleur mers du Sud, est la troisième actrice à incarner Nikita, célèbre dépravée reconvertie dans la liquidation à tout-va grâce aux «bons soins» d'une mystérieuse orga­nisation gouvernementale. Sauf que là, c'est du petit écran qu'il s'agit. Et, plus précisément, d'une série américaine qui fait un malheur aux États-Unis, en prime time, sur le réseau câblé «USA». Bref, avec cette «Fem­me Nikita»-là, France 2 - la chaîne du... sévice public qui diffuse ces aventures sexy-sanglantes depuis quelques se­maines en deuxième partie de soirée - a de grandes chances, elle aussi, de faire mouche sur la cible audimat. Entre deux con­trats exécutés à bout portant, l'agent aux yeux revolver (27 ans le 18 novembre prochain) a accepté de lever le secret-défense, en exclusivité pour «Ciné-Télé­Revue».


Comment avez-vous ob­tenu le rôle-titre de «La Femme Nikita», version télévisée d'un film-culte français?

Mon agent savait qu'une série tirée du célèbre thriller de Luc Besson était en préparation. Il m'a alors dit: «Peta, c'est un personnage en or. S'il y a un rôle pour toi, c'est bien celui-là. Saute sur l'occasion». Je me suis donc présentée à l'audition. Et là, grosse angoisse: il y avait au bas mot 200 filles, toutes aussi belles les unes que les autres, qui rêvaient toutes de décrocher le pompon. J'ai tout de suite pensé: «Ma vieille, ça ne va pas être de la tarte. Il y a de la concurrence!»


Vous avez finalement été choisie. Qu'aviez-vous donc de plus que les autres?

De la baraka, six ans de théâtre derrière moi, de l'assurance et un corps taillé pour l'aventure (rires). Ça doit être ça!


Jusqu'où peut aller votre assurance?

Très loin. Lorsque je veux quelque chose, je mets toutes les chances de mon côté. Ainsi, pour le rôle de la femme de Mr. Freeze (Arnold Schwarzenegger) - que j'ambitionnais comme une folle-, je me suis carrément présentée au casting en petite tenue, le corps entièrement peint d'une couleur argentée. L'effet était saisissant.


Mais vous n'avez pas pour autant décroché le rôle...

C'est vrai! Et vous savez pourquoi? Parce que j'étais tellement excitée à l'idée de tourner ­cette scène que je bougeais dans tous les sens. Le cameraman, qui croulait de rire, mais qui ne pouvait me cadrer dans son viseur, m'a alors gentiment montré le panneau «Exit»!


Dans «La Femme Nikita», Michael (Roy Dupuis), votre men­tor, déclare souvent: «L'arme la plus puissante est votre fémi­nité.» Avez-vous le sentiment d'être une créature sexy au quotidien?

J'aime séduire, c'est incon­testable. Pendant des années, j'ai fréquenté un tas d'établissements catholiques, où l'on ne peut pas vraiment dire que j'ai réellement exprimé ma sensualité. Ces périodes de frustration expliquent peut-être le fait que je sois, aujourd'hui, une femme un peu plus libérée.


Vous auriez été un top-mo­del très connu en Australie. C'est vrai, ça, ou c'est pour gonfler vo­tre C.V.?

Cette carrière a commencé lorsque toute ma famille a déménagé à Cairns, dans le nord-est de l'Australie. Le climat y était beaucoup plus tropical qu'à Sydney, où nous habitions. Alors, forcément, la chaleur m'a un peu contrainte à déboutonner mes chemisiers de jeune fille bien sous tous rapports et à troquer mes jupes contre des vêtements plus légers. C'est à ce moment-là qu'une agence de mannequins m'a remarquée.


«J'avais le sentiment de n'être qu'un morceau de viande»


Quelles sont vos mensurations?

1 mètre 76 pour 54 kilos. Mais ça varie en fonction de l'acteur mâle avec qui je tourne. Si le type est plus petit que moi, on aura tendance à indiquer sur le dossier de presse une taille équivalente à la sienne, voire inférieure. Les pro­ducteurs ne veulent pas filer des complexes aux héros.


Vous avez été anorexique une bonne partie de votre ado­lescence. Comment l'expliquez­-vous?

De par le métier de mon pè­re - militaire de carrière -, j'ai fréquenté tellement d'écoles diffé­rentes (une bonne vingtaine), tel­lement d'univers variés que cela m'a un peu perturbée. Mais il y a surtout eu le décès de mon grand-­père Téo - que j'adorais et avec qui je pêchais tous les jours - et puis, bien sûr, le divorce de mes parents, qui n'a rien arrangé. Pen­dant ces périodes difficiles, j'ai com­mencé à ne plus m'alimenter. Après une phase de rétablisse­ment, les choses se sont sérieu­sement aggravées avec mon job de mannequin. J'avais le désa­gréable sentiment de n'être qu'un morceau de viande que l'on expo­sait, que l'on exploitait! J'en étais arrivée à détester ce milieu au point de vouloir le plaquer. Mal­heureusement, je n'ai pas pu ou pas su dire non à l'argent facile et j'ai, finalement, littéralement décollé sur la balance.


Et vous mangez à votre faim. aujourd'hui?

Je n'ai plus de problème de ce côté-là. J'avale même parfois des tablettes entières de chocolat. Ce qui m'oblige à brûler très vite mes calories et à muscler mes fesses et mes hanches plus que de raison.


Revenons à votre image sexy. Vous vous souvenez de votre «première fois» avec un mâle?

Je devais avoir une quinzaine d'années. Il était électricien et j'avais flashé sur lui. On avait mê­me prévu de faire «ça» pour son anniversaire. Hélas, le soir S, ça ne s'est pas très bien déroulé. Je n'étais pourtant vêtue que d'un gros ruban, et je pensais que j'allais passer une nuit au septième ciel. Ce fut tout le contraire. Un vrai désastre. En réalité, ma virginité, je l'ai perdue en Italie, avec un médecin grec. De retour en Australie, je me vois encore en parler à ma mère. Ça a été le choc de sa vie. À ses yeux, j'incarnais toujours une collégienne avec nattes tressées et jupe plissée. Une môme prude qui passait ses journées à jouer à la marelle ou à réciter les psaumes à monsieur le curé.


Quel genre d'homme partage aujourd'hui votre vie?

Je vis depuis six ans et demi avec un jeune réalisateur, Damian Harris (qui n'est autre que le fils du comédien Richard Harris). Nous ne sommes pas mariés, mais je le considère comme mon

époux. Avant de me connaître, il avait eu une fille d'une précédente union. Tous les trois, nous formons une vraie famille. Nous nous sommes rencontrés à une époque où j'étais une étudiante un peu niaise. C'est quelqu'un de doux, timide, charmant et pondéré. Je suis sûre qu'il est l'homme de ma vie. Et j'espère que notre bonheur durera très, très longtemps. À l'instar de celui de mes grands-parents, qui ont vécu quarante ans ensemble sans se lasser l'un de l'autre. Au fond, je suis un peu vieux jeu.


«"Playboy" peut aller se rhabiller»


Dans son édition du mois d'octobre, le magazine américain «Details» vous montre en petite culotte noire et jarretelles assorties. Doit-on en déduire que la couverture de «Playboy» est pour bientôt?

Dans «Details», je ne «montrais» pas, je «suggérais». Nuance. Maintenant, quant à poser nue dans «Playboy», je ne vois pas, honnêtement, ce que ça m'apporterait de plus. Si je dois tout déballer, je le ferai pour un rôle, à la rigueur. Et encore... Je ne serais pas la première à passer par cette étape-là. Je pense notamment à Annette Bening ou à Catherine Deneuve. Des femmes si belles, si désirables que l'on raccrochait plus volontiers à leur radieux visage qu'à leur nudité. Bref, «Playboy» peut aller se rhabiller.


Votre corps taillé pour l'aventure, comment l'avez-vous modelé?

J'ai été, et je suis toujours, une nageuse de très haut niveau. Si j'avais un peu moins rechigné sur l'entraînement, j'aurais pu sans problème participer à des Jeux olympiques. Mon grand-père, qui a entraîné des nageurs représentant l'Australie aux J.O., avait énormément d'ambition pour moi. Il me voyait sur la plus haute marche du podium avec des tas de médailles autour du cou. Je suis également un skipper hors pair et une excellente netballeuse, puisque j'ai été, à 16 ans, la plus jeune et la meilleure joueuse de l'Australian na­tional netball team.


Dans «La Femme Nikita», vous semblez avoir une parfaite maîtrise des arts martiaux. Au­riez-vous suivi un entraînement spécifique pour mettre knock­out vos ennemis?

J'ai pratiqué le judo jusqu'à la ceinture verte. Ce qui fait donc de moi une judokate très moyenne. C'est pour cette raison que les stu­dios m'ont dégoté un professeur très, très physique. En l'occurren­ce un ex-Ranger, qui, pendant six mois, m'a rompue au close-com­bat et au kickboxing! Et je peux vous dire que j'en ai bavé un max. Après six mois d'entraînement intensif et des bleus aux fesses par milliers, mon maître m'a finalement complimentée: «Peta, vous êtes aujourd'hui un vrai soldat. En clair, vous êtes bonne pour le service». Le plus amusant, c'est que j'ai réellement acquis des connaissances susceptibles de faire bobo a qui me manquera de respect (rires)!


Vous bénéficiez aux États-Unis de pas moins de 32 sites Internet. Comment gérez-vous cet engouement si rapide et quasi universel?

Cela me fait évidemment plaisir, mais aussi, il faut l'avouer, très peur. Plaisir parce que des gens veulent mieux me connaître; ils apprécient mon personnage ou me trouvent hyper-sympa. Peur parce qu'il y en a d'autres dont l'attitude est inquiétante, comme ce type qui m'avait demandé sur l'e-mail d'un des sites si je voyais un inconvénient à faire l'amour avec lui et son danois. Le chien, je précise!


Mis à part les désaxés, quel est le profil type de ceux ou celles qui vous envoient des petits mots sur le net ou via la poste?

Beaucoups d'adolescents. Et puis, des lettres de prisonniers, qui voient à travers mon personnage d'ex-paumée repêchée par la société une sorte d'exemple. Je ne sais d'ailleurs pas quoi leur répondre. Nikita n'est qu'une fiction. Je me contente donc de leur souhaiter bon courage et de leur envoyer une photo dédicacée.


Grâce à «La Femme Nikita», vous êtes désormais - en tout cas matériellement parlant - à l'abri du besoin. Que vous êtes-vous offert avec votre premier gros cachet?

Je viens juste d'acheter dix acres de terre à quelques kilomètres de Sidney. C'est un endroit merveilleux pour y construire une villa et y élever des enfants. Il y a même un bout de plage de sable fin, sur lequel je me vois déjà lézarder.


Nikita n'a pas froid aux yeux. Mais vous, Peta, en tant que femme et actrice, avez-vous peur de quelque chose en particulier?

J'ai le vertige. Les profondeurs ou les hauteurs me donnent la pétoche. Ma dernière frayeur, c'était au sommet de la tour Eiffel. J'avais les dents qui jouaient des castagnettes et les jambes qui s'entrechoquaient. Comme quoi, Nikita, ce n'est vraiment pas moi!



Propos recueillis par Frank ROUSSEAU

Magazine CINÉ TÉLÉ-REVUE


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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 19:52


 
 Magazine Elle Québec - Novembre 1993



Je disais donc que...
Roy Dupuis est pour moi un sujet inépuisable. Mais ma principale source d'inspiration est, et restera toujours, Michael Samuelle, ce fabuleux personnage que l'on peut analyser et décortiquer à l'infini...


Un Michael dont le miracle tient essentiellement au fait qu'il soit fondamentalement et fantastiquement indescriptible. Son «chez lui», son immense jardin secret, est quasi inviolable; la frontière qu'il a fixée entre ses actes et ses pensées est quasi infranchissable, la rivière qui sépare le vrai du faux ou le «oui» du «non», quasi intraversable. Parvenir à «le mettre à nu», à interpréter un tel camouflage volontaire, relève pratiquement de l'exploit.


Car s'il y a une caractéristique propre à Michael/Roy Dupuis, c'est bien cette propension à assumer des rôles pleins d'ambiguïté où il laisse en permanence planer le doute sur lui. C'est cette aptitude à faire resplendir la face cachée de l'homme, à faire ressortir sa double nature, à dévoiler ce double jeu que chacun de nous est contraint de jouer chaque jour.

C'est l'art de rendre visible l'invisible ou l'invraisemblable, d'extérioriser ce que l'on veut dissimuler, de rendre statiques une intelligence fiévreuse et une réflexion en perpétuel mouvement... C'est l'art de faire fusionner, au sein d'un même regard et d'une même attitude, deux entités radicalement opposées: un don inouï qui ne cessera jamais de m'éblouir et sur lequel je ne peux m'empêcher de méditer et de disserter à chaque fois que je le regarde. Et ceci, en particulier dans «Nikita», là où son habileté à mettre en exergue la constante et omniprésente dualité des sentiments qui nous animent a probablement atteint son paroxysme; là où, en tentant d'annihiler sa vraie nature, il a redoublé de personnalité!


Personne mieux que lui n'aurait pu incarner cette part d'apparence externe et de secrets internes bien gardés, «ce subtil mélange de contrastes et de contradictions» qui fait de nous des êtres humains.


"J'avais besoin d'un acteur capable de jouer tout et son contraire... Ce n'est pas du ressort de n'importe quel acteur"...
déclarait le réalisateur Alain Zaloum en parlant de son film «C'est pas moi, c'est l'autre!»
 

Car, oui, Roy Dupuis est artistiquement capable de tout: capable de jouer lui-même et son contraire, d'exprimer n'importe quel élan ou état d'âme et son contraire; capable aussi de tout formuler sans rien dire ni laisser apparaître.

Il peut passer de l'état brut et sauvage au raffinement le plus extrême avec une virtuosité étonnante; il peut tout explorer, tout risquer et jouer avec le feu à volonté. Son physique attire les rôles osés (et il serait d'ailleurs bien dommage de priver les spectateurs d'un tel plaisir des yeux!) ou prédominants, tout comme son intériorité attire les rôles sophistiqués: car, quoi qu'il fasse, Roy a du chien et crève l'écran.


"Son insécurité lui fait réaliser des choses extraordinaires"


répondait sa mère, Ryna Tifo, à un(e) journaliste qui voyait en Roy un homme «exigeant et perfectionniste, mais aussi souffrant d'insécurité» (Magazine québécois «7 Jours» du 30 novembre 2002)


Difficile pour nous d'imaginer un Roy Dupuis encore hésitant ou peu sûr de lui dans la vie...


Reste en effet à ajouter que son capital ne se limite pas à la splendide structure de son corps et de sa physionomie, à son regard sublime et à son irréfutable talent d'acteur: il va bien au-delà... De lui irradie réellement quelque chose de magique, de mythologique... Ce qu'il inspire dépasse tout entendement, les ondes qu'il émet semblent provenir d'un monde légendaire, du temps où l'homme et la bête ne faisaient qu'un. Car, oui, en plus d'être littéralement envoûtant, Roy «sent le fauve»!

La nature l'a comblé. Une crinière épaisse et ondulée dans laquelle on voudrait pouvoir enfiler sa main, une voix qu'il sait rendre chaude, tendre et ensorceleuse quand le scénario le réclame, une démarche majestueuse que lui confère sa silhouette à la fois costaude et élancée, viennent compléter ce portrait de l'homme idéal dont chaque femme aura rêvé au moins une fois dans sa vie.


Mais il y a plus... Il y a «une présence» et une énième forme de «pouvoir» à appréhender...


Car le charisme de Roy est phénoménal: sa simple vue ou apparition provoque un éveil en sursaut des sens, une sensation d'attirance inexpliquable, voire même une incontrôlable montée d'adrénaline! Il y a en lui une telle synchronisation de tout son potentiel physique et abstrait qu'on ne peut ignorer le fait «qu'il soit là»... tout simplement, qu'il le veuille ou non... Présent quelque part dans un coin de la pièce ou de la scène.


Mais l'homme n'a pas fini de tisser sa toile... Il fera fondre toute résistance lorsque sa victime aura pris conscience de l'ultime emprise qu'il exerce sur elle: un pouvoir «rassurant» colossal, somme de cette puissante «force tranquille» et de l'incroyable «force protectrice» qu'il libère malgré lui! Deux forces délicieusement apaisantes dont les effluves parcourent malicieusement les canaux de votre imagination, jusqu'à ce que vous vous sentiez bien et en sécurité. Un sentiment de protection, de calme et d'équilibre intérieur que le personnage de Michael est venu sublimer.


Car, oui, de Roy, se dégage aussi une impression d'infaillibilité, d'homme invincible et invulnérable. Quel que soit le rôle qu'il assume, il reste dominant et, de ce fait, supérieur à tout ce qui peut «nous» ou «lui» arriver, dans la vie comme à l'écran...


"La force tranquille de l'arbre qui, à chaque jour, à chaque heure, à chaque instant, enfonce ses racines plus avant dans le sol"
  (Guèvremont, Survenant, 1945, p. 94)


Roy Dupuis a beau prétendre que dans la vie il est l'extrême opposé de Michael et que les gens «croient le connaître», il n'empêche que dans chacune de ses interprétations il livre toujours une partie - aussi infime soit-elle - de lui-même (le goût du danger et du défi, par exemple, n'est-il pas dans sa nature? Réputé réservé, introverti, de peu de mots et jamais agressif, Michael n'était-il pas un personnage qui lui allait comme un gant? - Chassez le naturel, il revient au galop...) et, qu'il le sache, ceux qui l'aiment sont capables de «saisir l'insaisissable», qu'il y a toujours une correspondance directe ou indirecte entre un élément de sa vie et le scénario qu'il accepte de jouer. Il suffit de recoller les petits morceaux pour se faire une idée de l'homme superbe qu'il doit être au quotidien.


Alors, rendons à Roy ce qui appartient à Roy! Un Roy Dupuis toujours égal à lui-même: beau et grandiose. Et né non seulement sous une bonne étoile, mais bien avec l'étoffe d'une «super-star»!


Il est d'ailleurs franchement regrettable que tous ses plus grands films n'aient pas trouvé preneur en Europe. Car si une image vaut mille mots, un film vaut des centaines de pages ou d'images. Co
mme je disais précédemment: «tout en lui sent le pouvoir». Mais aucun livre ne parviendra jamais à décrire l'aura et l'effet du jeu de ce comédien.


Bienheureux ceux qui se laisseront encore piéger par son pouvoir d'attraction, car... aimer
Roy Dupuis
, c'est se garantir une petite parcelle de paradis sur terre!


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Et... si une photo vaut mille mots, alors il est grand temps de passer aux images!

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Published by Michèle - dans Spécial ROY DUPUIS
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 19:55
 
 Avril 2008 - Magazine Elle Québec



"Roy rend les gens fous" écrivait la chroniqueuse américaine Ileane Rudolph (TV Guide - Février 2001). On ne pouvait mieux décrire «l'effet Dupuis»!


Même si les journaux nous permettent de nous faire une idée de la personne qui nous intéresse, il est risqué et difficile de parler de «personnalité» pour quelqu'un qu'on ne connaît pas et qui, sur scène ou à l'écran, est roi du transformisme. Contentons-nous donc d'extirper tout ce qui, de Roy, est public et visible à l'oeil nu, tout en nous tenant éloignés de ce schéma (plus qu'amplement mérité!) de «sex-symbol» qu'on lui a longtemps attribué, mais qui ne dure qu'un temps, le temps d'une jeunesse. Même si, pour ma part, je dirais qu'actuellement, il nous tarde de le voir raviver un peu notre flamme au travers d'un rôle, par exemple, de séduisant quadragénaire en proie au «démon de midi»...


Disons donc, que physique d'enfer et sex-appeal mis à part, Roy Dupuis, c'est... essentiellement la toute-puissance de la trilogie «talent, visage et regard».


Un visage fort auquel, après mainte réflexion et ne parvenant toujours pas à le qualifier avec précision, je collerais la définition de «tout simplement bestial»! Un visage anguleux «rempli de monts, de paliers et de vallées» qui, même pour les plus avisés, reste une forteresse imprenable.


Roy Dupuis peut ainsi prêter ses traits et «donner vie» à n'importe qui: son visage s'adapte à tout et même si, indéniablement, c'est dans ceux où il compose avec un air dur, grave, protecteur ou insolent - mieux encore si doublé d'un profil de séducteur! - qu'il récolte le plus de suffrages, tous les rôles lui sont permis.


Roy, c'est un visage que l'on peut photographier à l'infini - en rafales ou à distance de plusieurs années - sous une infinité d'angles, de jeux de couleurs, de costumes ou de lumières qui ne cesse d'émerveiller, chaque cliché laissant apparaître un homme nouveau, au visage différent, pourvu d'une nouvelle et inexpliquable profondeur. Avec lui, chaque séquence, chaque scène, chaque prise de vue prend une tournure d'aventure, de découverte, voire de révélation...


Aucune photo, aucune capture d'écran, aucune galerie de portraits ne parviendra jamais à fixer l'image de beauté que l'on voudrait pouvoir donner de lui, tant celle-ci est farouche, variable et insaisissable: le regarder jouer est l'unique façon de pouvoir réellement «accrocher» cette féerie au passage. Car Roy Dupuis, c'est un visage dont chaque millième de mouvement d'un de ses muscles vaut la peine qu'on s'y arrête. C'est un visage agrémenté d'un regard dont chaque centième de seconde vaut le détour.


Mais seuls ceux qui l'aiment déjà et le suivent de près pourront sans doute me comprendre... On a beau rembobiner inlassablement la pellicule, ce que Roy veut nous dire, ou «ne pas dire», nous glisse à chaque fois entre les mains... Mille mots, mille images, mille métaphores ne suffisent pas à «extraire» toute l'étendue du mystère qu'englobent le visage et le regard de cet acteur.


Car, oui, bien évidemment, Roy Dupuis, c'est aussi et surtout... UN REGARD.


Un regard tout aussi animal, énigmatique et singulier que son visage; un regard d'un éclat absolument incontestable. Ou plutôt, incontestablement «éclaboussant».


Un regard dans lequel, en l'espace d'un instant, on peut lire tout un roman ou voir défiler tous les sentiments de la terre. Un regard toujours «décalé d'un temps» qui, soit vous étourdit par sa longevité ou soit, au contraire, vous subjugue par sa fugacité. Un regard qui se place au-dessus de toute forme d'expression, bien aiguisé, percutant, dont seul Roy connaît la recette et qui ne cessera jamais d'intriguer.

Un regard naturellement envoûtant et conquérant qui pénètre «la cible» en profondeur, tout en se voulant détaché; un regard neutre, apparemment vide ou inexpressif qui se veut lointain et réfléchi, mais qui est profondément «à l'écoute»... et qui vous répond de manière cinglante. Un regard troublant dans lequel soit on déchiffre tout ce que l'on veut en fonction de ses propres états d'âme, soit sur lequel on peut s'interroger pendant des heures avant d'en décoder le message.
Un regard qui en dit long et qui n'a aucun besoin de l'appui des mots pour obtenir l'effet désiré.

À l'écran, quel que soit le film où il joue, le rôle qu'il assume, l'air qu'il prend, le profil qui lui ait été assigné ou le lieu où il se trouve, quelle que soit la contenance qu'il se donne, la mine qu'il affiche ou la situation dans laquelle il se débat, qu'il le veuille ou non, Roy «en impose».

Il domine toujours et reste en posture de force, car «tout en lui sent le pouvoir». Roy «domine du regard». Avec cette façon bien à lui de relever légèrement la tête en arrière et de vous toiser froidement du regard, même à terre ou en position d'infériorité, il reste maître du jeu: une lueur glaciale et fulgurante passe dans ses yeux et tout est dit! Son regard est sans appel: il est tout sauf vaincu.


Il m'a d'ailleurs fallu un certain temps avant de comprendre en quoi consistait exactement ce «pouvoir», cette extraordinaire emprise que Roy exerce tout naturellement sur les autres. La réponse me fut fournie par
 Michael Ironside - acteur principal, aux côtés de Roy Dupuis, dans la super série «The Last Chapter» I et II (Le dernier Chapitre - 2002/2003) - au cours d'une scène où il lança à son fils la réplique suivante: "Ne laisse jamais voir aux autres ce que tu penses"

Un art que personne ne maîtrise mieux que Roy!


Bref, comment résumer en quelques mots ce regard prodigieux?
Une fois de plus, le dictionnaire répondit à mes questions:


Roy, c'est... un regard... «bon conducteur de chaleur et d'électricité»!


Une définition se rapportant au terme «métal». Et à laquelle je ne vois vraiment plus rien à ajouter! Un regard «métallique», planté au coeur du pouvoir et d'un univers aux parois argentées: qui mieux que ce Roy,«trempé dans l'acier et gainé de velours», aurait jamais pu interpréter le rôle de Michael dans «La Femme Nikita»?!


Et, étrange coïncidence, j'apprends à l'instant même (Mai 2007) que Roy possède une collection de couteaux (présentée au cours de l'émission Vente de garage sur ARTV, Québec)... Ces lames en métal exercerait-elles un pouvoir de fascination particulier sur lui...?!


Quant à son talent... Après plus de vingt ans de carrière, sa réputation n'est plus à faire. Le jeu de Roy est sans faille. L'acteur n'a pas son pareil pour «incarner les souffrances silencieuses» (Anabelle Nicoud - La Presse du 21/04/2007 dans sa critique du film «That Beautiful Somewhere»); il est désormais capable d'explorer toutes les facettes du conscient et de l'inconscient avec une aisance, un réalisme et une conviction plus que parfaits. Son pouvoir inné de séduction et son assurance acquise en tant que comédien sont tels que, depuis plus de 15 ans, ils lui font décrocher les plus grands rôles, tout comme certains réalisateurs vont jusqu'à lui tailler des films sur mesure.


"There was something in his eyes... Power!"


Puissance du regard, puissance du silence, puissance des non-dits, puissance du corps et de l'esprit...


Un Roy Dupuis aguerri qu'avec impatience nous attendons maintenant de voir aux côtés de Vincent Cassel dans «L'Instinct de mort»...


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par   

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  • : Un hommage fort et pleinement mérité au génie, au raffinement et au talent de tous ceux et celles qui ont su inventer, réaliser, produire et interpréter cette remarquable, unique et inoubliable série qu'est «La Femme Nikita». Petit clin d'oeil particulier aussi (et surtout) à l'acteur québécois Roy Dupuis qui a miraculeusement débarqué dans ma vie au bon moment...
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