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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 21:04
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«Elle est jeune, elle est belle, très dangereuse... et condamnée à une existence difficile dans un monde dur et clandestin où beauté et danger se côtoient à chaque tournant. Accusée à tort du meurtre d'un policier, Nikita est enlevée et forcée d'adopter une nouvelle vie en tant qu'agent secret pour un service secret du gouvernement nommé Section One... Là où la fin justifie les moyens. Sous la tutelle du fascinant et mystérieux Michael, c'est allant à l'encontre de ses valeurs et principes qu'elle se transformera en machine à tuer très raffinée, vouée à se battre contre toute forme de terrorisme.
Son seul défaut: la compassion...»

 




 

Article Magazine «7 Jours» du 28 août 1999


Ce qu'il faut savoir sur la série Nikita


La série s'inspire largement du film imaginé et réalisé en 1990 par Luc Besson, «Nikita», dans lequel Anne Parillaud défendait le rôle-titre. Dans ce long métrage, l'actrice française campe une héroïnomane qui a été arrêtée après un vol à main armée ayant mal tourné et qu'on a ensuite obligée à travailler pour les services secrets.

 

Peta Wilson, qui tient le rôle de Nikita dans la série télévisée, est harcelée par un policier qui exerce sur elle un affreux chantage. Elle est injustement condamnée pour le meurtre de cet homme de loi et se voit récupérée par une organisation gouvernementale secrète baptisée Section Un, qui entend profiter de ses talents de. .. tueuse. «On croit qu'elle est passablement douée sur ce plan-là», de dire Opérations, celui qui deviendra son patron et que l'on ne connaît que sous ce nom de code. En fait, étant donné que Nikita est victime d'une erreur judiciaire, elle n'a pas nécessairement le profil de l'emploi. Mais, avec l'aide des données qui leur ont été remises, les experts de la logistique et de l'informatique en sont arrivés à la conclusion «qu'elle est parfaite pour ce qui l'attend». De toute manière, Nikita n'a pas le choix: la Section Un, qui a fait croire à son suicide, la liquidera froidement si elle n'obéit pas aux ordres.


Coincée dans un engrenage

 

Il appartiendra aux spécialistes de la Section Un de former Nikita afin qu'elle puisse remplir les missions qui l'attendent. Elle travaillera sous les ordres d'Opérations, le patron de la boîte, et avec un quatuor d'élite formé de la stratège Madeline, de l'informaticien Birkoff, du concepteur Walter et du responsable des missions Michael.


Alors que Madeline lui apprend à se servir de la séduction pour arriver à ses fins - ainsi, Nikita découvre ce qu'il faut porter et, surtout, quand et comment le porter -, Michael supervise son travail de guerrière: il lui enseigne le maniement des armes et les arts martiaux. Son but? En faire une professionnelle sur qui on peut compter: «La Section Un est une chaîne, et un seul maillon défectueux compromet toute la chaîne», cherche à lui faire comprendre Opérations. Nikita doit considérer son nouveau métier comme un travail ordinaire, rien de plus... Pour son propre bien, elle devra donc apprendre à oublier chaque jour les événements dont elle a été témoin ou qu'elle a elle-même provoqués la veille.

 

Au fil des épisodes, un lien de plus en plus étroit et une certaine tension amoureuse s'installeront inévitablement entre Nikita et son maître, Michael. C'est à Opérations et à Madeline que revient le soin de rappeler aux deux agents que les sentiments n'ont pas leur place dans une organisation comme la Section Un. Mais y parviendront-ils?


La super-héroïne du nouveau millénaire


Pour Joel Surnow, le créateur de la télésérie, le succès de «Nikita» s'explique certainement en grande partie par la force incroyable des personnages et par la qualité soutenue de l'écriture et des effets spéciaux. Le fait que Nikita soit la première super-héroïne de la télévision contribue aussi sans aucun doute à expliquer les cotes d'écoute élevées.


«L'agent secret Pepper Anderson qu'incarnait Angie Dickinson dans Police Woman pendant les années 70, note Joel Surnow, était avant tout une femme de tête. Nikita, pour sa part, est essentiellement une femme d'action, comme l'est le personnage qu'a incarné Linda Hamilton dans The Terminator, et celui qu'a interprété Sigourney Weaver dans L'étranger: le huitième passager (Alien). Nikita apprend à utiliser son corps comme un instrument qui peut la sortir de toutes les impasses et à se servir de sa beauté comme d'une arme dont elle maîtrisera vite le maniement. Nikita est la super-héroïne du nouveau millénaire.»


La télésérie a été tournée à Toronto, et chacun des épisodes, qui dure une heure, a coûté 1,9$ million. Au cours d'une émission, on présente une histoire originale truffée de rebondissements, de corps-à-corps, de poursuites et de chassés-croisés de toutes sortes. «Tout est mis en oeuvre pour que le téléspectateur soit littéralement rivé à son siège», confesse M. Surnow. Il ajoute que le personnage de Nikita est idéal pour la télévision: «Le cinéma privilégie l'action, et c'est grâce à celle-ci qu'on comprend la psychologie des personnages. La télévision, elle, montre directement ce que les gens sont vraiment. La télésérie «Nikita» est un heureux mélange d'action et de psychologie. En dépit des zones d'ombre qu'il comporte, le personnage principal est tout aussi fascinant qu'attachant. Le public ne se lasse jamais du «bon» qui a un passé de «méchant».


Un pari difficile à gagner

 

Joel Surnow, qui a été associé au succès de la série policière Miami (Miami Vice) pendant les années 80, constate que ses scénaristes ont gagné le pari: ils ont su faire accepter au public américain le concept de l'espionnage international. «En général, le public téléphile nord-américain, dit-il, n'aime pas les actions compliquées qui se déroulent aux quatre coins du monde. Il veut savoir dès le début de l'émission qui sont les bons et qui sont les méchants. Dès qu'on tombe dans des intrigues à la John Le Carré (un écrivain britannique qui a connu un grand succès grâce à ses romans d'espionnage au cours des dernières décennies), on se tire dans le pied...»


Pour entourer Nikita, M. Surnow a choisi des personnages très forts..........................

 

PAR RAYMOND PELLETIER

 

 


Nikita-008-Operations.jpgSite officiel: http://www.eugenerobertglazer.com/


1999-08-7Jours-Madeline-b.jpg

Nikita-008-Walter.jpgSite officiel:  http://www.donfrancks.com/


Nikita-007-Birkoff.jpg
Site officiel:
  
http://www.matthewferguson.ca/

 

Photos:
Magazine 7 Jours (Québec) du 28 août 1999



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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 20:58



 

Oh non, ce n'est pas par hasard que je souhaite m'attarder sur le personnage de Madeline, sublimement interprété par la très grande et très belle
Alberta Watson, mais - chose qui ne devrait échapper à personne - bien en raison de ses multiples ressemblances avec celui de Michael (à qui ce blog est en grande partie consacré): les similitudes entre eux sont telles qu'elles méritent absolument un chapitre à part. Les différences sont infimes, mais frappantes.

S'il fallait décerner un «Prix Mystère» et déterminer lequel des deux est le plus intrigant et le plus troublant, le jury n'aurait certes pas la tâche facile! Car, du début jusqu'à la fin, Michael et Madeline resteront une parfaite énigme et ne seront qu'un point d'interrogation: jamais ils ne dérogeront à cette règle. Scruter l'expression du visage ou le regard de Madeline est aussi fascinant que tenter de percer le secret des pensées de Michael: mêmes portes closes, même façon de se blinder contre toute atteinte à leur intimité, de masquer et de refouler leurs sentiments tout en laissant passer un fragment de branle-bas intérieur, de souffrance, de réponse, d'approbation ou de mécontentement; un même jet d'eau et de feu qui vous glace, vous confond ou vous incendie selon les circonstances. Un même regard «d'acier et de velours» tout aussi inquisiteur et dont seule la couleur des yeux fait la différence, le marron foncé de Madeline lui conférant plus de dureté.


Tous deux parfaits dans leur rôle de second: même dévouement, même discrétion, même «maestria», même façon de manoeuvrer et de diriger dans l'ombre. Même impassibilité, même pragmatisme, même rigueur, même précision, même ton avenant... et faussement conciliant.

Même «arôme», même «saveur»... Même douceur angélique, même intelligence diabolique, même apparence flegmatique, même patience stratégique; un même «subtil mélange de contraires, de constrastes et de contradictions»... Même voix enchanteresse, même élégance, mêmes manières courtoises, même sagesse, même charme glacé: tous deux «se dégustent» de la même façon.


Car Michael est en fait la réplique masculine de Madeline: beau, fin, distingué, cérébral, perspicace, décontracté, ton toujours égal, nerfs solides... Deux calculateurs hors pair passés maîtres dans l'art de voir venir les coups, de les anticiper et de les contrer à la vitesse de l'éclair: façonnés de manière identique et tellement semblables qu'ils ne peuvent que finir par se défier et se mesurer l'un à l'autre, par rivaliser d'ingéniosité et de savoir-faire. Chaque échange ou confrontation prend des allures de duel, de compétition et de manipulation insonore. Un concours de ruse, de froideur, d'insensibilité, de «mécanisation»... Le regard plus que magnétique de Michael contre le sourire plus qu'énigmatique de Madeline... Deux êtres aussi attirants qu'inquiétants et dont le paradoxe est flagrant: tous deux «rayonnent», «dominent»... essentiellement par leur effacement et leur plasticité! Par l'immobilité du regard, du visage et du corps... Pas un trait, pas un battement de cils, pas un mouvement ne trahit l'émotion. Le silence est d'or.


Mêmes prédispositions: réserve, retenue, calme olympien, humeur invariable. Mêmes «premiers de la classe» à l'école... de la mort! Tous deux sont capables de se montrer odieux. Tous deux jouissent d'un flair, d'un sang-froid et d'une assurance qui ne leur font jamais défaut. Même façon aussi d'esquiver les réponses ou de répondre sans répondre, de mettre les gens mal à l'aise, de les placer dans l'impossibilité de distinguer le vrai du faux, de semer le doute dans les esprits. Même don pour «donner l'impression» que..., de..., d'être... ou d'avoir quelque chose... qu'ils ne savent, n'ont ou ne sont peut-être pas...


Leurs différences?

Leurs années d'expérience. Le temps et les épreuves qui ont forgé le caractère de Madeline et l'ont rendue invulnérable. Un processus de «déshumanisation» totalement accompli et réussi. Un «produit fini» parfait. S'il est un produit haut de gamme, Michael est, en evanche, encore «en voie de finition»...
 

Des deux, Madeline est certainement la plus redoutable, car elle a atteint le plus haut grade «d'impénétration» possible et frise même la cruauté. Mais jamais la folie meurtrière ou l'acte déraisonné. Comme tout le monde à la Section One, elle a appris à ses dépens. Et fini par faire table rase de ses souvenirs - qu'on imagine aisément douloureux -, par accepter de ne plus vivre que pour son travail. Au point de savoir même résister à l'amour... Et aux avances d'Opérations... dont elle ne se sert dorénavant plus qu'occasionnellement pour son plaisir. Un résultat qu'elle devrait résolument pouvoir obtenir de Michael et Nikita...


Mais si Madeline s'est finalement résignée à son sort et a juré loyauté à Opérations auquel elle rend compte de tout, Michael, bien que docile et discipliné, restera par contre toujours foncièrement ingouvernable. Sa force? Faire cavalier seul et rester secret, pour le meilleur et pour le pire.
 

Si Michael et Madeline ont opté pour une attitude semblable, ils assoient toutefois leur pouvoir différemment. Alors que Michael envoûte par l'éclat, la force, la beauté et la vie intrinsèques de son regard, par l'étrange mélange de placidité et de gravité de son expression, par sa façon coulante ou parfois tranchante de «susurrer» plutôt que de parler, Madeline de son côté, outre à la dangerosité de son noir regard, désarçonne par le timbre délicat de sa voix et la perfidie de son sourire engageant: un savant dosage d'affabilité et de machiavélisme, de sérénité et de sévérité, de menace et de réconfort, le tout oscillant constamment entre compréhension et implacabilité, entre doigté et agression sournoise. Saupoudrez le tableau d'un voile de mélancolie, d'ironie et d'amertume... et vous obtenez Madeline!
 

Une Madeline/Alberta Watson fabuleuse, car tout aussi imperturbable et difficile à décrypter que Michael. Leur complexité rend leur analyse incontournable. Et leur présence au sein de la Section One indispensable.
 

Mais aussi...
 

Une Madeline fière et altière dont le style et la subtile beauté n'ont d'égal que la sensualité et la féline beauté de Michael!


«La gestion de l'allure se professionnalise et rien n'est laissé au hasard, en commençant par le visage, la façon de se coiffer et de se maquiller»
(Citation)
 

Même si contrastant fortement avec l'éblouissante, blonde, sauvage et toujours très colorée Nikita, la brune et brumeuse Madeline n'en est pas moins extrêmement belle et séduisante. Malgré son rôle austère et sa sobriété vestimentaire, il est une évidence à laquelle il faut se rendre: sa féminité crève l'écran! Au point qu'on serait tenté de respirer son parfum - ou celui des fleurs dont elle s'entoure - si l'on pouvait... Une féminité à la fragrance de vanille qui s'impose tout naturellement, sans besoin d'artifices: sans bijoux ni accessoires ou décolletés plongeants, Madeline est la représentation parfaite de la beauté dans la simplicité.
 

Femme d'influence, très femme du monde et femme jusqu'au bout des ongles, Madeline se démarque tant par sa finesse d'esprit que par sa classe, sa distinction, sa bienséance. Jamais un écart de langage, un mot plus haut que l'autre ou un geste déplacé. Un aspect extérieur en parfaite harmonie avec son équilibre intérieur.
 

Aimée ou détestée, Madeline est un personnage qui n'en reste pas moins un exemple de bon goût, de dignité et de courage à suivre. Une reine dans la nuit qui, jusqu'à son dernier souffle, respectera les règles qu'elle dicte aux autres. Elle fait son boulot, et le fait bien.
 

Bye bye Madeline, we really enjoyed!



© Michèle Brunel  (Cet article est légalement protégé par  )

Toute reproduction d'un quelconque article de ce blog est strictement interdite.




==>   ENGLISH TRANSLATION   <==



 
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 20:56

Mai 1997
 
HARD ROY
 
Par Henry Arnaud
 
C’est à l’hôtel Prescott de Beverly Hills, tout près des studios de 20th Century Fox, que Roy Dupuis a élu domicile pour son séjour à Hollywood. Roy est venu rencontrer la presse à Los Angeles pour présenter la série Nikita.
 
Roy, tu sembles être aussi en demande qu’une star de Hollywood. Quel est ton emploi du temps ces jours-ci?
Mon emploi du temps est très chargé. Je suis venu en Californie en coup de vent pour la promotion de Nikita.
 
T’attendais-tu à ce que Nikita connaisse un tel succès?
Je ne m’étais pas fait d’idées là-dessus. Mieux vaut ne jamais s’emballer, il est toujours difficile de savoir quel accueil les téléspectateurs réservent à un feuilleton ou à un film. Le public est très souvent imprévisible.
 
Quand as-tu décidé de te lancer dans le théâtre?
J’ai commencé à faire du théâtre à l’École Nationale de Théâtre, il y a 10 ans. J’avais alors 24 ans. Les circonstances de mon admission sont assez surprenantes. Michelle Lamonte, une camarade de classe de l’école secondaire, m’a un jour proposé de lui donner la réplique pour l’audition d’entrée dans cette école. Deux jours avant, elle m’avait apporté le questionnaire d’un de ses amis, qui ne se sentait finalement pas prêt pour l’audition. Elle m’avait alors dit: «Pourquoi ne te ferais-tu pas passer pour lui?». Ce que j’ai fait, et sans regret, puisqu’ils m’ont choisi parmi 2.000 candidats.
 
Qu’aurais-tu fait dans la vie si tu n’avais pas fait du théâtre?
Je n’en ai pas la moindre idée. J’étudiais en sciences, et je dois t’avouer que j’étais un peu perdu à cette époque-là. Un soir, je suis allé voir le film Molière, d’Ariane Mouchkine, et j’ai eu une révélation. De là, tout a commencé.
 
Quelles sont les grandes étapes de ta carrière?
J’ai fait beaucoup de théâtre amateur – des pièces dans le style de Roméo et Juliette ou Harold et Maude – avant d’en arriver à la télévision. J’ai eu la chance d'être engagé pour Les Filles de Caleb, aux côtés de Marina Orsini. C’était mon premier rôle important, et il m’a valu une Rose d’Or pour l’Acteur de l’année. C’est certainement l’étape la plus importante de ma carrière. J’ai ensuite joué dans les films Being at Home with Claude et Screamers. Ce dernier long métrage m’a fait davantage connaître aux États-Unis.
 
Comment s’est passée l’audition pour Nikita? Les producteurs recherchaient-ils un Québécois ou un francophone pour interpréter le rôle de Michael?
Non. La première chose que m’ont demandée les producteurs de la série a été de perdre mon accent pour incarner ce personnage. J’ai dû insister pour le garder. Je trouve normal de me battre pour mes racines. Je pense que mon accent apporte même un certain charme, un plus à la série. Cela donne un côté intéressant au personnage de Michael. Depuis que les premiers épisodes ont remporté la faveur des téléspectateurs, les producteurs sont désormais tout à fait d’accord avec moi; je dirais même qu’ils adorent ma prononciation.
 
Quels sont pour toi les inconvénients de ce métier?
Être loin de ma terre et de ma maison, dans la campagne qui entoure Montréal; voilà ce qui est le plus difficile. J’ai un appartement à Toronto, puisque c’est dans cette ville que se tournent les épisodes de Nikita, mais je rentre à la maison toutes les fins de semaine, car la vie montréalaise me manque cruellement. Je me sens un peu loin de chez moi à certaines périodes de l’année, principalement durant les Fêtes.
 
Quelles sont tes relations avec ta partenaire, Peta Wilson, alias Nikita?
On s’amuse beaucoup sur le plateau; l’ambiance est très détendue. Le courant est tout de suite passé entre nous. Il faut dire que j’ai très bon caractère! (rires) Peta est australienne. Elle a un sacré tempérament, qui convient parfaitement au personnage de Nikita. Il n’y a aucune relation amoureuse entre nous, même si je pense que mon personnage, Michael, est secrètement amoureux de Nikita. Peut-être que cela sera développé dans de futurs épisodes.

Source:
Article Magazine 7 Jours

 
1997-05-7Jours

 

«Nikita» en français

 

La vraie voix de Roy Dupuis

 

Avez-vous écouté Nikita cette semaine au réseau TVA? On était en droit de craindre le pire. Quand une émission américaine nous arrive en français, traduite en France, il arrive que la différence de langage, les expressions et le ton soient tellement loin de notre façon de parler qu’on a de la difficulté à croire à ce que nous voyons et entendons à l’écran. Or, la traduction de Nikita est très bonne.

 

Avez-vous reconnu la voix de celui qui personnifie le rôle de Roy Dupuis?

Il s’agit bien de la voix de l’acteur: «Je suis le seul acteur de la série à postsynchroniser son propre personnage de l’anglais au français. Quand j’ai lu les textes en français (la traduction est faite en France), j’ai dû changer certaines expressions qui se disaient très mal et qui étaient beaucoup trop en argot parisien. Je n’étais pas capable de dire ces phrases de façon sérieuse», dit-il en substance.

 

Ceux qui ont vu le premier épisode ont eu de la difficulté à reconnaître la voix de Roy Dupuis. Bien articulé, il emprunte un accent très conventionnel. D’ailleurs, dans la série originale en anglais, Roy, dont le personnage est européen (Belge), a volontairement choisi de casser légèrement l’anglais pour donner plus de crédibilité à son rôle.

 

Par Y. B. (scan article journal)

Source exacte inconnue
 


8 mai 1999
 
Par Paul Villeneuve
 
En vedette dans «Nikita»
Dans la vie, Roy Dupuis est plus près d’Ovila que de Michael
 
Roy Dupuis est maintenant une vedette internationale. La série Nikita, dans laquelle il partage la vedette avec Peta Wilson, est diffusée dans une cinquantaine de pays.
 
Tout comme en janvier 1996, soit lors d’une précédente interview, Roy Dupuis prend place à un bout de la table de cuisine de son agent, Hélène Mailloux, avec une tasse de café. À cette époque, Roy Dupuis ne savait pas encore qu’il ferait partie de la série Nikita et qu’elle serait diffusée en première, un an plus tard, au USA Network.
 
Physiquement,  l’acteur  n’a  pas  changé

Tout en demeurant discret, Roy Dupuis parle quand même plus qu’à l’époque où il incarnait le personnage d’Ovila dans Les Filles de Caleb. Mais cela, on l’avait déjà constaté lors de l’interview qu’il nous avait accordée à l’occasion de la sortie du long métrage Screamers, de Christian Duguay.
 
Roy Dupuis nous avait alors affirmé qu’il ne pensait pas à son avenir professionnel. «Au contraire, je pense plutôt à moi, à apprendre à me connaître parce que je n’ai pas encore eu le temps de me rencontrer. Maintenant, j’ai le temps de prendre soin de moi, de me retrouver», avait-il précisé.

Bien qu’il se soit quelque temps plus tard lancé dans l’aventure de Nikita, le natif de l’Abitibi semble s’être effectivement retrouvé.
 
Un  besoin  d’espace 
 
Le réseau TVA diffuse maintenant la première des trois séries de Nikita«En France, c’est un acteur français qui a doublé la voix de mon personnage pour la première série. Je l’ai appris lorsque j’ai su que la série était diffusée là-bas. Lorsqu’on m’a par ailleurs informé que la série le serait ici, j’ai tenu à doubler la voix de Michael», révèle le comédien.
 
Roy Dupuis reconnaît que Nikita est devenue, tout comme la série X-Files, une émission-culte. Il suffit d’ailleurs de naviguer sur Internet pour se rendre compte de l’engouement des jeunes pour la série et ses héros. Plusieurs sites à travers le monde sont d’ailleurs consacrés à l’acteur québécois.
 
Produite par la Warner Brothers, Nikita est entièrement tournée à Toronto. «C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai accepté de participer à la série. Ça me permettait de revenir au Québec plus facilement. Parce que le rôle principal est celui de Nikita, je m’attendais, au départ, à des semaines de travail de trois jours, mais, finalement, le personnage de Michael s’est développé et je dois y consacrer plus de mon temps», souligne-t-il.
 
Hollywood courtisait Roy Dupuis pour des séries depuis quelques années déjà, mais il n’avait pas envie d’aller tourner à Los Angeles. Lorsqu’il s’y est finalement rendu, ce fut uniquement pour s’assurer que les producteurs seraient respectueux du film de Luc Besson dont la série s’inspire.
 
Lorsque Roy Dupuis revient au Québec, les week-ends et à l’occasion de congés, il se rend aussitôt sur sa terre. Où? La vedette se garde bien de divulguer l’endroit où elle est située. «Si j’en juge par certaines lettres que je reçois, il y a bien des gens qui aimeraient savoir où elle se trouve», lance-t-il en riant.
 
Le comédien affirme qu’il a fait son trip de ville et qu’il a maintenant besoin d’espace. «C’est très important pour moi. J’y ai une belle petite maison qui date de 1840. J’y travaille avec mes mains et je voudrais que ça devienne une maison familiale», déclare-t-il.
 
Lorsqu’il parle du balcon qu’il y a construit, l’été dernier, et qu’il souligne qu’il ne se sent pas du tout isolé dans sa campagne, où il est entouré d’oiseaux, Roy Dupuis, vêtu d’une chemise à carreaux, nous rappelle davantage Ovila que l’agent secret meurtrier qu’il campe dans Nikita et qui porte notamment des costumes signés par le designer Jean-Paul Gaultier.
 
Le  numéro  9
 
Lorsqu’on demande à Roy Dupuis ce qui peut faire le succès de Nikita, il hésite avant de répondre. «Ben… j’imagine que c’est sa particularité, son originalité par rapport à la réalité d’aujourd’hui. On peut se demander si un organisme comme Section Un peut exister», souligne celui qui a récemment consacré de son précieux temps de vacances pour incarner, dans un documentaire, un personnage qui est, lui, très près de notre réalité québécoise: Maurice "Rocket"Richard.
 
Roy Dupuis terminera bientôt son travail sur le plateau de Nikita, mais y sera de retour si l’on annonce, ce mois-ci, le tournage d’une quatrième saison. Avec la popularité que connaît la série, le contraire serait étonnant.

 Source:
 
Le Journal de Montréal

 
      1999-05-Article-JDM


Et, à propos du doublage...

 

Interview  à  Vasko  Nicolov,  Directeur  de  Cinélume  (Montréal)

 

La gazette du doublage: Le doublage québécois a subi de plein fouet la concurrence européenne sur le doublage de téléséries. Cinélume a doublé par le passé des titres très connus (outre Cosmos 1999) comme Haute FinanceAstro le petit robot ou Candy. Avez-vous encore l’opportunité de travailler pour le petit écran?

 

Vasko Nicolov: En effet, comme vous dites, nous subissons la concurrence, et par ce fait même, nous doublons très peu de séries pour la télé. En même temps, je crois aussi que le fait que nous doublons autant de 35 mm, fait en sorte que nous sommes moins agressifs à avoir des téléséries. Évidemment nous serions très heureux d’en avoir plus, mais pour l’instant je crois que le problème est plus affaire de politique que de volonté.


La gazette du doublage: À propos de téléséries, il nous a été dit que sur La Femme Nikita, série doublée en France, Roy Dupuis, immense vedette québécoise, se doublait lui-même àCinélume pour le Québec - tous les autres personnages demeurant chez vous en vff. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi et comment?

 

Vasko Nicolov: Roy Dupuis demande par contrat que toute version française de ses films ou de ses apparitions télévisées devra être faite avec sa propre voix, donc peu importe où le doublage se fait, il détient ce droit. Et comme le doublage se faisait chez un ami, à la SOFI, à Paris, nous avons hérité du contrat pour l’enregistrement de la voix de Roy.

 

Source:

http://www.objectif-cinema.com/interviews/332c.php

 



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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 19:54

 

 
«Redoutable  d'intelligence  et  de  séduction,  énigmatique,  félin,  sexy,  ganté  de  noir  et  d'une  beauté  singulière,  Michael,  l'homme  au  mental  et  au  physique  d'acier,  au  regard  envoûtant  et  à  la  voix  de  velours,  fascine  et  attire  comme  un  aimant...»
 



S2-HLHALF LIFE -  S2/E7


Si vous souhaitez pouvoir les découvrir, ces yeux pers et ce regard sublime qui n'appartient qu'à lui, je vous invite à vous rendre sur

D'ACIER ET DE VELOURS

les pages consacrées exclusivement à MICHAEL SAMUELLE !



Dès les toutes premières scènes, le ton est donné: Michael et Nikita s'affrontent du regard...

Regards intenses et soutenus. Un jeu de pouvoir et de regards sur lequel toute la série sera construite. Un jeu dans lequel tous les acteurs excellent, et qui les élèvera rapidement au rang de vedettes internationales puisque La Femme Nikita sera alors diffusée dans plus de 50 pays. Et, si l'on en croit le magazine québécois L'Actualité, en février 2002, le nom de Roy Dupuis se retrouvait mentionné dans quelque 5.390 sites Web!


Premier épisode: «Nikita». C'est avec l'assurance d'un dompteur de fauves que Michael entre en scène pour «prendre possession» de sa nouvelle recrue. Et s'il y a déjà une certaine autorité dans sa voix, une certaine intransigeance dans son ton, il y aussi beaucoup de douceur...

Il y a certes de la prépotence dans son regard, mais celui-ci est complaisant, sans la moindre dureté, presque souriant. «Le maître» affiche encore un air badin, une allure désinvolte: appellons ça un visage humain... Il est calme, détendu et surtout, bien préparé aux insolences ou aux éventuelles réactions traîtres et violentes de sa prisonnière. Nullement impressionné par les attaques physiques et verbales de ce superbe animal pris au piège, Michael accompagne Nikita auprès de sa nouvelle «maman», la très fine, affable et inquiétante Madeline, laquelle se chargera de la transformer en femme fatale et parfaite femme du monde. Un «sport» qui ne semble d'ailleurs pas trop déplaire à notre belle sauvageonne...


Et Michael? Succombera-t-il? Ou résistera-t-il aux atouts de cette exquise, fière et provocante créature? Rien dans son regard ni son attitude ne laisse présager de la réponse.


Car si Roy Dupuis est un comédien hors pair, Michael est un spectacle à lui tout seul! Tout au long de la série, il portera un masque, jouera un rôle, charmera, mentira, trompera, trahira..., tout en sachant se faire aimer, admirer, respecter et surtout, se rendre indispensable. Il est capable de faire semblant d'être un autre tout en feignant d'être lui-même, et ceci toujours en dissimulant ses propres sentiments. Mais qui est-il donc réellement???

Mystère... Et suspense garanti du début jusqu'à la fin!


Michael... Presque émouvant de gentillesse, de galanterie... et d'ambiguïté... lorsqu'il dîne en tête-à-tête avec Nikita. Alarmant aussi de stoïcisme lorsque, à la fois inquiet et sûr de son coup, il la largue au beau milieu d'un restaurant pour l'envoyer se fourrer dans la gueule du loup et rivaliser avec la mort!


Stupéfiant ce mélange à la fois d'étonnement, de fierté et de flegmatisme lorsque, enfin tirée d'affaire, Nikita, totalement anéantie, s'écroule involontairement dans ses bras...


Affolant de secret, de silence et d'apparente absence d'émotion lorsque, au travers de la vitre, il nous livre son premier - le tout premier d'une longue série - et interminable regard songeur. Ce fameux regard unique et inimitable qui, très subtilement, laisse au spectateur le soin de l'interpréter, le plaisir de percer sa part d'ombre et de lumière.


Car c'est bien ici que Michael/Roy Dupuis laisse déjà éclater toute la force de son talent: il vient de nous dévoiler cette façon, absolument magistrale et qui n'appartient qu'à lui, de «se laisser deviner», de même que cette faculté extraordinaire qu'il possède de «laisser apparaître ce qu'il veut cacher»!


Michael... Délicieux de tentation, de mâle supériorité et de délicatesse lorsque, dans le nouvel appartement que Nikita s'est bien mérité, il s'approche lentement d'elle et lui pose furtivement les mains sur les épaules pour finalement... ne récupérer que sa veste!


Eh oui, soupirez seulement... Et prenez votre mal en patience.


Car, passé maître dans l'art de brouiller les pistes, de vous induire en erreur, d'esquiver les réponses et les confidences, d'apparaître et de disparaître là et quand vous vous y attendez le moins, d'anticiper vos mouvements et de lire dans vos pensées, de vous faire les yeux doux sans toutefois vous daigner d'un sourire - et surtout, sans que vous sachiez si vous lui plaisez vraiment, s'il vous aime ou vous manipule, s'il vous protège ou vous tend un piège! -, maître dans l'art de s'éclipser après vous avoir effleuré la joue du revers de sa main et vous avoir caressé de sa voix enjôleuse, après avoir plaqué son corps moins de trente secondes contre le vôtre..., Michael vous fera languir (sinon perdre la tête) pendant 4320 minutes!!!


Michael... Impressionnant d'incrédulité, de gravité et d'aplomb lorsque, d'un regard à la fois imposant et implorant, il scrute les yeux de Nikita... qui tient son arme braquée sur lui, prête à faire feu... En tant qu'instructeur, de quoi s'en enorgueillir!



© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  )

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  • : La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • La Femme Nikita, chef-d'oeuvre inachevé
  • : Un hommage fort et pleinement mérité au génie, au raffinement et au talent de tous ceux et celles qui ont su inventer, réaliser, produire et interpréter cette remarquable, unique et inoubliable série qu'est «La Femme Nikita». Petit clin d'oeil particulier aussi (et surtout) à l'acteur québécois Roy Dupuis qui a miraculeusement débarqué dans ma vie au bon moment...
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