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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 21:04

 

Cher visiteurs,

Pour une consultation facile et rapide, je vous invite à naviguer soit par
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LFN-WB-1.jpg

 

 

«Elle est jeune, elle est belle, très dangereuse... et condamnée à une existence difficile dans un monde dur et clandestin où beauté et danger se côtoient à chaque tournant. Accusée à tort du meurtre d'un policier, Nikita est enlevée et forcée d'adopter une nouvelle vie en tant qu'agent secret pour un service secret du gouvernement nommé Section One... Là où la fin justifie les moyens. Sous la tutelle du fascinant et mystérieux Michael, c'est allant à l'encontre de ses valeurs et principes qu'elle se transformera en machine à tuer très raffinée, vouée à se battre contre toute forme de terrorisme.
Son seul défaut: la compassion...»

 




 

 

28 août 1999

 


Ce qu'il faut savoir sur la série Nikita


 

La série s'inspire largement du film imaginé et réalisé en 1990 par Luc Besson, «Nikita», dans lequel Anne Parillaud défendait le rôle-titre. Dans ce long métrage, l'actrice française campe une héroïnomane qui a été arrêtée après un vol à main armée ayant mal tourné et qu'on a ensuite obligée à travailler pour les services secrets.

 

Peta Wilson, qui tient le rôle de Nikita dans la série télévisée, est harcelée par un policier qui exerce sur elle un affreux chantage. Elle est injustement condamnée pour le meurtre de cet homme de loi et se voit récupérée par une organisation gouvernementale secrète baptisée Section Un, qui entend profiter de ses talents de. .. tueuse. «On croit qu'elle est passablement douée sur ce plan-là», de dire Opérations, celui qui deviendra son patron et que l'on ne connaît que sous ce nom de code. En fait, étant donné que Nikita est victime d'une erreur judiciaire, elle n'a pas nécessairement le profil de l'emploi. Mais, avec l'aide des données qui leur ont été remises, les experts de la logistique et de l'informatique en sont arrivés à la conclusion «qu'elle est parfaite pour ce qui l'attend». De toute manière, Nikita n'a pas le choix: la Section Un, qui a fait croire à son suicide, la liquidera froidement si elle n'obéit pas aux ordres.


Coincée dans un engrenage

 

Il appartiendra aux spécialistes de la Section Un de former Nikita afin qu'elle puisse remplir les missions qui l'attendent. Elle travaillera sous les ordres d'Opérations, le patron de la boîte, et avec un quatuor d'élite formé de la stratège Madeline, de l'informaticien Birkoff, du concepteur Walter et du responsable des missions Michael.


Alors que Madeline lui apprend à se servir de la séduction pour arriver à ses fins - ainsi, Nikita découvre ce qu'il faut porter et, surtout, quand et comment le porter -, Michael supervise son travail de guerrière: il lui enseigne le maniement des armes et les arts martiaux. Son but? En faire une professionnelle sur qui on peut compter: «La Section Un est une chaîne, et un seul maillon défectueux compromet toute la chaîne», cherche à lui faire comprendre Opérations. Nikita doit considérer son nouveau métier comme un travail ordinaire, rien de plus... Pour son propre bien, elle devra donc apprendre à oublier chaque jour les événements dont elle a été témoin ou qu'elle a elle-même provoqués la veille.

 

Au fil des épisodes, un lien de plus en plus étroit et une certaine tension amoureuse s'installeront inévitablement entre Nikita et son maître, Michael. C'est à Opérations et à Madeline que revient le soin de rappeler aux deux agents que les sentiments n'ont pas leur place dans une organisation comme la Section Un. Mais y parviendront-ils?


La super-héroïne du nouveau millénaire


Pour Joel Surnow, le créateur de la télé-série, le succès de «Nikita» s'explique certainement en grande partie par la force incroyable des personnages et par la qualité soutenue de l'écriture et des effets spéciaux. Le fait que Nikita soit la première super-héroïne de la télévision contribue aussi sans aucun doute à expliquer les cotes d'écoute élevées.


«L'agent secret Pepper Anderson qu'incarnait Angie Dickinson dans Police Woman pendant les années 70, note Joel Surnow, était avant tout une femme de tête. Nikita, pour sa part, est essentiellement une femme d'action, comme l'est le personnage qu'a incarné Linda Hamilton dans The Terminator, et celui qu'a interprété Sigourney Weaver dans L'étranger: le huitième passager (Alien). Nikita apprend à utiliser son corps comme un instrument qui peut la sortir de toutes les impasses et à se servir de sa beauté comme d'une arme dont elle maîtrisera vite le maniement. Nikita est la super-héroïne du nouveau millénaire.»


La télé-série a été tournée à Toronto, et chacun des épisodes, qui dure une heure, a coûté 1,9$ million. Au cours d'une émission, on présente une histoire originale truffée de rebondissements, de corps-à-corps, de poursuites et de chassés-croisés de toutes sortes. «Tout est mis en oeuvre pour que le téléspectateur soit littéralement rivé à son siège», confesse M. Surnow. Il ajoute que le personnage de Nikita est idéal pour la télévision: «Le cinéma privilégie l'action, et c'est grâce à celle-ci qu'on comprend la psychologie des personnages. La télévision, elle, montre directement ce que les gens sont vraiment. La télésérie «Nikita» est un heureux mélange d'action et de psychologie. En dépit des zones d'ombre qu'il comporte, le personnage principal est tout aussi fascinant qu'attachant. Le public ne se lasse jamais du «bon» qui a un passé de «méchant».

 

Un pari difficile à gagner

 

Joel Surnow, qui a été associé au succès de la série policière Miami (Miami Vice) pendant les années 80, constate que ses scénaristes ont gagné le pari: ils ont su faire accepter au public américain le concept de l'espionnage international. «En général, le public téléphile nord-américain, dit-il, n'aime pas les actions compliquées qui se déroulent aux quatre coins du monde. Il veut savoir dès le début de l'émission qui sont les bons et qui sont les méchants. Dès qu'on tombe dans des intrigues à la John Le Carré (un écrivain britannique qui a connu un grand succès grâce à ses romans d'espionnage au cours des dernières décennies), on se tire dans le pied...»


Pour entourer Nikita, M. Surnow a choisi des personnages très forts..........................

 

PAR RAYMOND PELLETIER

 

 

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Nikita-008-Operations.jpg


1999-08-7Jours-Madeline-b.jpg
 

23 mars 2015

Le site Internet TVwise annonce aujourd’hui le décès de la comédienne Alberta Watson, samedi dernier, à l'âge de 60 ans.Si l’actrice avait une belle carrière, elle avait surtout brillé par ses seconds rôles. Les fans de séries connaissaient en effet Alberta Watson pour son rôle de Erin Driscoll, la boss de Jack Bauer, dans la saison 4 de la série 24 heures Chrono ou encore pour celui de Madeline dans la série La Femme Nikita (1997 et 2001). Dernièrement, elle jouait dans la saison 2 de la série Nikita.

 

 

 
Nikita-008-Walter.jpg
 

L'acteur, chanteur et musicien de jazz canadien Don Francks est décédé le 3 avril 2016 à l'âge de 84 ans.

 

 

 
Nikita-007-Birkoff.jpg
 
 
 
Source:


Extrait d'un article de 12 pages (-1 manquante) d

Magazine 7 Jours / Spécial Nikita 

 
 

 

Chers visiteurs,

L'article complet fait  partie  d'une  collection-papier privée de 645  pages  de  journaux  &  magazines  (1990-2016)  qui  est

actuellement  EN VENTE SUR E-BAY.

 

 

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 20:04
 
Intro-Section-One          
            

CODE  DE  CONDUITE:

Régime: militaire
Mot-clé: self-control
Fil conducteur: sang-froid
Mots de passe: ordre, rationalité, inhibition des sentiments
Conditions de survie: obéissance aveugle, faire abstraction du passé...

... mais sans pour autant perdre ses compétences!

 
Envie de plaisir et de relaxation? Mieux vaut rebrousser chemin.
Envie de pénombre et de réflexion? Entrez!


 

Une petite parenthèse en vue de présenter ce fabuleux «blockhaus» aux non-initiés s'impose.


La Section One n'est certes pas un lieu de résidence commun. Seule l'élite y est admise... Même si personne n'a demandé à y entrer. Car personne n'en sort vivant.


Même pour les plus grands parmi les grands ou pour les plus brillants d'entre eux, s'en évader est impossible. Rester en vie le plus longtemps possible est le défi principal à relever et vivre avec la hantise de réussir la mission confiée le seul luxe qui soit permis. Un endroit où il ne fait guère bon vivre, à comparer à une sorte de spacieuse prison dorée où, réduit au sort d'un condamné à mort ou «à la perpète», on attend l'heure fatale; un abri protégé où, sous haute surveillance, on s'entraîne à la discipline et qu'on ne quitte que pour aller livrer bataille. «Le monde en dehors de ces murs n'existe pas. Nous sommes des morts vivants!» (Saison 1-E10: Choice)


Où sommes-nous?


Non pas au sein d'une organisation criminelle (à la Section One on ne tue ni gratuitement ni pour des billets de banque, pas plus qu'on ne s'occupe des vulgaires malfrats: aussi paradoxal que cela puisse paraître, et même si la perte d'un homme ne signifie pas grand chose, on tue pour sauver des vies..., à commencer par la sienne) mais en plein coeur d'une institution gouvernementale ultra-secrète dotée d'un arsenal technologique révolutionnaire, terrée quelque part dans le monde et chargée de veiller à la sécurité du globe. Une sorte de plate-forme suspendue entre le ciel et l'enfer. Une sorte de sous-marin en plongée pouvant affleurer à tout moment à la surface de n'importe quel océan. Une sorte de vaisseau planétaire capable d'atterrir n'importe où et à n'importe quel moment de votre vie.


Régie par une charte «des non-droits et des non-libertés de la personne» (à laquelle on n'a pas d'autre choix que de s'adapter) et conçue pour projeter, cultiver et produire le pire comme le meilleur - du moins en matière d'agents, de stratégies et d'instruments -, elle est dirigée d'une main de fer par le très direct et autoritaire Paul, surnommé Opérations (alias Eugène R. Glazer) et son complément naturel, la très aristocratique et diabolique Madeline (Alberta Watson): deux esprits tortueux et pour le moins jamais dépourvus d'imagination...
 

À l'exception de l'appartement de Madeline qui se révélera être l'unique pièce à l'ambiance cossue et feutrée de la maison, on peut dire que - même si, étrangement, tout y sent le confort, l'aisance et le raffinement -, dans cette école de dressage qu'est la Section One, l'ambiance est tout sauf chaleureuse: on y entre de force, on y séjourne bon gré, mal gré, on y perd son identité, on y apprend à se débarrasser de son enveloppe humaine, à maîtriser sa peur, à supporter la douleur, à exceller en tout. Et à mourir en héros. Alors, à défaut de pouvoir y réaliser ses ambitions personnelles, on tente d'y exercer son pouvoir... sur l'autre.

Bienvenue donc dans cette «nouvelle société», dans ce monde différent, sophistiqué et d'avant-garde, dans cet univers sans pitié où on n'a pas droit à l'erreur, où la fin justifie les moyens (et sur lesquels on ne lésine pas), où tout le monde surveille tout le monde, où on vit en permanence avec l'arme au poing et où «on n'a pas le temps de faire du sentiment» (Saison 1-E3: Simone).


À la Section One, le hasard n'existe pas: «Il y a une raison à tout ce que nous faisons» (Saison 1-E10: Choice); de même que rien n'est impossible. Tout y est planifié à la perfection et, à moins d'être protégé des dieux, seules des capacités surhumaines ou les pleins pouvoirs permettent de sauver sa peau, à plus ou moins long terme. Un pouvoir qui y est, bien entendu, totalement désintéressé: seule l'idéologie... et l'instinct de survie comptent. Pas d'honneurs, pas de décorations en fin de carrière: rien que le pouvoir de vie ou de mort sur les autres et, à moins d'un miracle, pas d'autre perspective que de «servir la maison» jusqu'à son dernier souffle...


Car ici l'amour est interdit: outre à faire souffrir inutilement, il rend vulnérable, offusque le jugement et nuit dangereusement à l'efficacité. À la Section One, les mots émotion, chagrin, compassion, humanité sont formellement bannis du vocabulaire. Chaque passion, chaque relation qui vire au sérieux est immédiatement tronquée sous le couvert de morts accidentelles ou de missions suicidaires. Seules les aventures sans lendemain en guise d'exutoire sont parfois tolérées, et même l'amitié y a ses limites; on y raffle donc ce que l'on peut... «Votre relation avec ce service est la seule véritable relation que vous pourrez avoir» (Saison 1-E9: Gray)


Pénétrer la nébuleuse Section One, c'est faire un plongeon hors du temps, hors des frontières, hors du réel; c'est prendre congé des scènes, des paysages, des pulsions et des réactions de la vie courante, des modèles de vie traditionnels. Et ceci tout en traversant la douloureuse réalité de l'actualité. S'intéresser à elle, c'est explorer tous les recoins du génie humain et de l'intelligence artificielle; mais aussi, tous les replis de cette (solide ou éphémère?) «carapace» dans laquelle une âme est capable de se recroqueviller pour échapper à la souffance. Ou en oublier son amère saveur.


Se rallier à sa cause c'est flirter en permanence avec le danger, le deuil, la cruauté et la machination: mais aussi avec la beauté, l'ingéniosité et l'érotisme subtilement déguisé.

L'aimer, c'est être sensible à cette force des liens qui, envers et contre tout, unit les gens entre eux, mais surtout... qui peut aussi unir un spectateur à des personnages et/ou à des acteurs.


Bienvenue donc à la Section One, une enceinte aux multiples étages et corridors gris argent dans laquelle avec un peu de chance, beaucoup d'obéissance et un fort sentiment d'abnégation vous pourrez circuler presque librement...



© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  )
Toute reproduction d'un quelconque article de ce blog est strictement interdite.

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 19:04

 

 

«Redoutable  d'intelligence  et  de  séduction,  énigmatique,  félin,  sexy,  ganté  de  noir  et  d'une  beauté  singulière,  Michael,  l'homme  au  mental  et  au  physique  d'acier,  au  regard  envoûtant  et  à  la  voix  de  velours,  fascine  et  attire  comme  un  aimant...»

 

 
 

 

 

 

Si vous souhaitez pouvoir les découvrir, ces yeux pers et ce regard sublime qui n'appartient qu'à lui, je vous invite à vous rendre sur

D'ACIER ET DE VELOURS

les pages consacrées exclusivement à MICHAEL SAMUELLE !

 



Dès les toutes premières scènes, le ton est donné: Michael et Nikita s'affrontent du regard...

Regards intenses et soutenus. Un jeu de pouvoir et de regards sur lequel toute la série sera construite. Un jeu dans lequel tous les acteurs excellent, et qui les élèvera rapidement au rang de vedettes internationales puisque La Femme Nikita sera alors diffusée dans plus de 50 pays. Et, si l'on en croit le magazine québécois L'Actualité, en février 2002, le nom de Roy Dupuis se retrouvait mentionné dans quelque 5.390 sites Web!


Premier épisode: «Nikita». C'est avec l'assurance d'un dompteur de fauves que Michael entre en scène pour «prendre possession» de sa nouvelle recrue. Et s'il y a déjà une certaine autorité dans sa voix, une certaine intransigeance dans son ton, il y aussi beaucoup de douceur...

Il y a certes de la prépotence dans son regard, mais celui-ci est complaisant, sans la moindre dureté, presque souriant. «Le maître» affiche encore un air badin, une allure désinvolte: appellons ça un visage humain... Il est calme, détendu et surtout, bien préparé aux insolences ou aux éventuelles réactions traîtres et violentes de sa prisonnière. Nullement impressionné par les attaques physiques et verbales de ce superbe animal pris au piège, Michael accompagne Nikita auprès de sa nouvelle «maman», la très fine, affable et inquiétante Madeline, laquelle se chargera de la transformer en femme fatale et parfaite femme du monde. Un «sport» qui ne semble d'ailleurs pas trop déplaire à notre belle sauvageonne...


Et Michael? Succombera-t-il? Ou résistera-t-il aux atouts de cette exquise, fière et provocante créature? Rien dans son regard ni son attitude ne laisse présager de la réponse.


Car si Roy Dupuis est un comédien hors pair, Michael est un spectacle à lui tout seul! Tout au long de la série, il portera un masque, jouera un rôle, charmera, mentira, trompera, trahira..., tout en sachant se faire aimer, admirer, respecter et surtout, se rendre indispensable. Il est capable de faire semblant d'être un autre tout en feignant d'être lui-même, et ceci toujours en dissimulant ses propres sentiments. Mais qui est-il donc réellement???

Mystère... Et suspense garanti du début jusqu'à la fin!


Michael... Presque émouvant de gentillesse, de galanterie... et d'ambiguïté... lorsqu'il dîne en tête-à-tête avec Nikita. Alarmant aussi de stoïcisme lorsque, à la fois inquiet et sûr de son coup, il la largue au beau milieu d'un restaurant pour l'envoyer se fourrer dans la gueule du loup et rivaliser avec la mort!


Stupéfiant ce mélange à la fois d'étonnement, de fierté et de flegmatisme lorsque, enfin tirée d'affaire, Nikita, totalement anéantie, s'écroule involontairement dans ses bras...


Affolant de secret, de silence et d'apparente absence d'émotion lorsque, au travers de la vitre, il nous livre son premier - le tout premier d'une longue série - et interminable regard songeur. Ce fameux regard unique et inimitable qui, très subtilement, laisse au spectateur le soin de l'interpréter, le plaisir de percer sa part d'ombre et de lumière.


Car c'est bien ici que Michael/Roy Dupuis laisse déjà éclater toute la force de son talent: il vient de nous dévoiler cette façon, absolument magistrale et qui n'appartient qu'à lui, de «se laisser deviner», de même que cette faculté extraordinaire qu'il possède de «laisser apparaître ce qu'il veut cacher»!


Michael... Délicieux de tentation, de mâle supériorité et de délicatesse lorsque, dans le nouvel appartement que Nikita s'est bien mérité, il s'approche lentement d'elle et lui pose furtivement les mains sur les épaules pour finalement... ne récupérer que sa veste!


Eh oui, soupirez seulement... Et prenez votre mal en patience.


Car, passé maître dans l'art de brouiller les pistes, de vous induire en erreur, d'esquiver les réponses et les confidences, d'apparaître et de disparaître là et quand vous vous y attendez le moins, d'anticiper vos mouvements et de lire dans vos pensées, de vous faire les yeux doux sans toutefois vous daigner d'un sourire - et surtout, sans que vous sachiez si vous lui plaisez vraiment, s'il vous aime ou vous manipule, s'il vous protège ou vous tend un piège! -, maître dans l'art de s'éclipser après vous avoir effleuré la joue du revers de sa main et vous avoir caressé de sa voix enjôleuse, après avoir plaqué son corps moins de trente secondes contre le vôtre..., Michael vous fera languir (sinon perdre la tête) pendant 4320 minutes!!!


Michael... Impressionnant d'incrédulité, de gravité et d'aplomb lorsque, d'un regard à la fois imposant et implorant, il scrute les yeux de Nikita... qui tient son arme braquée sur lui, prête à faire feu... En tant qu'instructeur, de quoi s'en enorgueillir!



© Michèle Brunel  (Cet article est légalement protégé par  )

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 18:04

 

 

 

 

Oh non, ce n'est pas par hasard que je souhaite m'attarder sur le personnage de Madeline, sublimement interprété par la très grande et très belle Alberta Watson, mais - chose qui ne devrait échapper à personne - bien en raison de ses multiples ressemblances avec celui de Michael (à qui ce blog est en grande partie consacré): les similitudes entre eux sont telles qu'elles méritent absolument un chapitre à part. Les différences sont infimes, mais frappantes.
 

S'il fallait décerner un «Prix Mystère» et déterminer lequel des deux est le plus intrigant et le plus troublant, le jury n'aurait certes pas la tâche facile! Car, du début jusqu'à la fin, Michael et Madeline resteront une parfaite énigme et ne seront qu'un point d'interrogation: jamais ils ne dérogeront à cette règle. Scruter l'expression du visage ou le regard de Madeline est aussi fascinant que tenter de percer le secret des pensées de Michael: mêmes portes closes, même façon de se blinder contre toute atteinte à leur intimité, de masquer et de refouler leurs sentiments tout en laissant passer un fragment de branle-bas intérieur, de souffrance, de réponse, d'approbation ou de mécontentement; un même jet d'eau et de feu qui vous glace, vous confond ou vous incendie selon les circonstances. Un même regard «d'acier et de velours» tout aussi inquisiteur et dont seule la couleur des yeux fait la différence, le marron foncé de Madeline lui conférant plus de dureté.


Tous deux parfaits dans leur rôle de second: même dévouement, même discrétion, même «maestria», même façon de manoeuvrer et de diriger dans l'ombre. Même impassibilité, même pragmatisme, même rigueur, même précision, même ton avenant... et faussement conciliant.

Même «arôme», même «saveur»... Même douceur angélique, même intelligence diabolique, même apparence flegmatique, même patience stratégique; un même «subtil mélange de contraires, de contrastes et de contradictions»... Même voix enchanteresse, même élégance, mêmes manières courtoises, même sagesse, même charme glacé: tous deux «se dégustent» de la même façon.


Car Michael est en fait la réplique masculine de Madeline: beau, fin, distingué, cérébral, perspicace, décontracté, ton toujours égal, nerfs solides... Deux calculateurs hors pair passés maîtres dans l'art de voir venir les coups, de les anticiper et de les contrer à la vitesse de l'éclair: façonnés de manière identique et tellement semblables qu'ils ne peuvent que finir par se défier et se mesurer l'un à l'autre, par rivaliser d'ingéniosité et de savoir-faire. Chaque échange ou confrontation prend des allures de duel, de compétition et de manipulation insonore. Un concours de ruse, de froideur, d'insensibilité, de «mécanisation»... Le regard plus que magnétique de Michael contre le sourire plus qu'énigmatique de Madeline... Deux êtres aussi attirants qu'inquiétants et dont le paradoxe est flagrant: tous deux «rayonnent», «dominent»... essentiellement par leur effacement et leur plasticité! Par l'immobilité du regard, du visage et du corps... Pas un trait, pas un battement de cils, pas un mouvement ne trahit l'émotion. Le silence est d'or.


Mêmes prédispositions: réserve, retenue, calme olympien, humeur invariable. Mêmes «premiers de la classe» à l'école... de la mort! Tous deux sont capables de se montrer odieux. Tous deux jouissent d'un flair, d'un sang-froid et d'une assurance qui ne leur font jamais défaut. Même façon aussi d'esquiver les réponses ou de répondre sans répondre, de mettre les gens mal à l'aise, de les placer dans l'impossibilité de distinguer le vrai du faux, de semer le doute dans les esprits. Même don pour «donner l'impression» que..., de..., d'être... ou d'avoir quelque chose... qu'ils ne savent, n'ont ou ne sont peut-être pas...


Leurs différences?


Leurs années d'expérience. Le temps et les épreuves qui ont forgé le caractère de Madeline et l'ont rendue invulnérable. Un processus de «déshumanisation» totalement accompli et réussi. Un «produit fini» parfait. S'il est un produit haut de gamme, Michael est, en evanche, encore «en voie de finition»...
 

Des deux, Madeline est certainement la plus redoutable, car elle a atteint le plus haut grade «d'impénétration» possible et frise même la cruauté. Mais jamais la folie meurtrière ou l'acte déraisonné. Comme tout le monde à la Section One, elle a appris à ses dépens. Et fini par faire table rase de ses souvenirs - qu'on imagine aisément douloureux -, par accepter de ne plus vivre que pour son travail. Au point de savoir même résister à l'amour... Et aux avances d'Opérations... dont elle ne se sert dorénavant plus qu'occasionnellement pour son plaisir. Un résultat qu'elle devrait résolument pouvoir obtenir de Michael et Nikita...


Mais si Madeline s'est finalement résignée à son sort et a juré loyauté à Opérations auquel elle rend compte de tout, Michael, bien que docile et discipliné, restera par contre toujours foncièrement ingouvernable. Sa force? Faire cavalier seul et rester secret, pour le meilleur et pour le pire.
 

Si Michael et Madeline ont opté pour une attitude semblable, ils assoient toutefois leur pouvoir différemment. Alors que Michael envoûte par l'éclat, la force, la beauté et la vie intrinsèques de son regard, par l'étrange mélange de placidité et de gravité de son expression, par sa façon coulante ou parfois tranchante de «susurrer» plutôt que de parler, Madeline de son côté, outre à la dangerosité de son noir regard, désarçonne par le timbre délicat de sa voix et la perfidie de son sourire engageant: un savant dosage d'affabilité et de machiavélisme, de sérénité et de sévérité, de menace et de réconfort, le tout oscillant constamment entre compréhension et implacabilité, entre doigté et agression sournoise. Saupoudrez le tableau d'un voile de mélancolie, d'ironie et d'amertume... et vous obtenez Madeline!
 

Une Madeline/Alberta Watson fabuleuse, car tout aussi imperturbable et difficile à décrypter que Michael. Leur complexité rend leur analyse incontournable. Et leur présence au sein de la Section One indispensable.
 

Mais aussi...
 

Une Madeline fière et altière dont le style et la subtile beauté n'ont d'égal que la sensualité et la féline beauté de Michael!


«La gestion de l'allure se professionnalise et rien n'est laissé au hasard, en commençant par le visage, la façon de se coiffer et de se maquiller» (Citation)
 

Même si contrastant fortement avec l'éblouissante, blonde, sauvage et toujours très colorée Nikita, la brune et brumeuse Madeline n'en est pas moins extrêmement belle et séduisante. Malgré son rôle austère et sa sobriété vestimentaire, il est une évidence à laquelle il faut se rendre: sa féminité crève l'écran! Au point qu'on serait tenté de respirer son parfum - ou celui des fleurs dont elle s'entoure - si l'on pouvait... Une féminité à la fragrance de vanille qui s'impose tout naturellement, sans besoin d'artifices: sans bijoux ni accessoires ou décolletés plongeants, Madeline est la représentation parfaite de la beauté dans la simplicité.
 

Femme d'influence, très femme du monde et femme jusqu'au bout des ongles, Madeline se démarque tant par sa finesse d'esprit que par sa classe, sa distinction, sa bienséance. Jamais un écart de langage, un mot plus haut que l'autre ou un geste déplacé. Un aspect extérieur en parfaite harmonie avec son équilibre intérieur.
 

Aimée ou détestée, Madeline est un personnage qui n'en reste pas moins un exemple de bon goût, de dignité et de courage à suivre. Une reine dans la nuit qui, jusqu'à son dernier souffle, respectera les règles qu'elle dicte aux autres. Elle fait son boulot, et le fait bien.
 

Bye bye Madeline, we really enjoyed!

 



© Michèle Brunel  (Cet article est légalement protégé par  )

Toute reproduction d'un quelconque article de ce blog est strictement interdite.




==>   MY ENGLISH TRANSLATION   <==


 
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 17:04

 

 

Nikita-Vintage-1



 

Septembre 2009

 

 
«J'ai été accusée injustement d'un crime horrible et condamnée à passer le reste de ma vie en prison. Une nuit, je fus prélevée de ma cellule et emmenée dans un endroit appelé “Section Un”, le plus grand groupe anti-terroriste ultra-secret au monde. Leurs buts sont nobles, mais les moyens utilisés impitoyables. Si je ne rentre pas dans leur jeu, je mourrai...»
 
 
C'est sur ces mots terribles que commence le drame d'espionnage La Femme Nikita. Basée sur son homonyme de Luc Besson, un film de grand style à l'enseigne du sombre-obscur et de marque française réalisé en 1990, la série a pour protagoniste une jeune femme qui, chassée de chez elle, se retrouve à vagabonder dans les rues de la ville. N'ayant pas d'autres attaches familiales, elle est recrutée par une organisation secrète sans scrupules et sera formée pour devenir un des nombreux agents [tueurs professionnels] déjà à leur service. C'est à la fascinante ex-modèle Peta Wilson que l'on fit appel pour donner un visage à Nikita, grande vedette de la série.
 
Un choix à contre-courant si l'on pense au visage que le réalisateur français avait choisi pour interpréter Nikita au grand écran: Anne Parillaud. Et si ensuite, on se tourne vers le remake américain du long métrage français - Point of No Return (1993) - on remarque ici aussi un choix pour une héroïne complètement différente de Peta Wilson: Bridget Fonda.
 
Il faut dire que l'histoire d'une jeune femme qui finit esclave d'un groupe (peut-être) anti-terroriste et se voit jetée, contre sa volonté, dans un inextricable monde violent, commence tout de même à passionner Européens et Américains, mais pas seulement! Après avoir conquis les vieux et nouveau continents, l'histoire de Nikita arrive au fil du temps jusqu'en Asie où seront produits de multiples autres remakes [de Black Cat (1991), Prisoner Marie (1995)...] centrés sur des “filles au revolver”.
 
Vu l'énorme succès international, on pouvait légitimement s'attendre à ce que cette série d'espionnage génère d'autres remakes, également en télévision. Nous parlons cette fois d'une seconde série, après LFN, dotée d'un budget plus consistant, intitulée Alias et signée J.J. Abrams. Mais pour les ressemblances entre LFN et Alias nous laisserons plus loin la parole à Billie Doux, une opinioniste de téléséries qui a confronté les protagonistes et l'intrigue des deux séries. Pour notre part, nous restons concentrés sur La Femme Nikita.
 
La trame tourne autour de Nikita, recrutée par la Section Un après avoir été injustement accusée d'un homicide jamais commis. L'agence a simulé sa mort, a rayé son identité, l'a formée pour devenir opérationnelle au cours de missions de grand danger, et surtout, en a fait une tueuse de premier ordre. La jeune femme ne cesse de penser à sa vie d'avant et à sa liberté perdue, mais la Section Un surveille de près les moindres faits et gestes de ses agents, les contraignant à devenir de parfaits assassins, toujours obéissants et fidèles à un rigoureux code et style de vie créé pour garantir le secret et la sûreté de l'entière organisation. D'autre part, les chefs de la Section Un, Opérations et Madeline, voient clairement dans les émotions un signe de faiblesse, et c'est pourquoi ils font tout pour que les agents ne se laissent pas distraire par d'inutiles histoires d'amour ou de liens familiaux, si ce n'est en mission, sous couvert d'une mise en scène.
 
Nikita est donc une héroïne isolée dont la vie sociale en dehors de la Section Un est pratiquement inexistante. Déjà dès la première saison, le téléspectateur assiste pourtant à la désespérée et continue tentative de la jeune femme de se créer une vie propre, loin du “travail”, d'abord en se trouvant une amie - sa voisine Carla (Anais Granofsky) - et ensuite un homme à aimer - l'architecte Gray Wellman (Callum Keith Rennie). Mais la Section Un met en place tous les stratagèmes possibles afin que Nikita ne puisse trouver ni véritable amour ni vraie privacy: d'abord on tapisse tout son appartement de caméras cachées qui la surveillent 24 heures sur 24, puis on la bombarde par téléphone d'appels au travail aux moments les moins opportuns, ne lui laissant ainsi aucune possibilité d'évasion.
 
Un des plus anciens agents est Michael. D'abord son mentor puis son amant, Michael est avant tout le commandant en chef de Nikita dans les missions “sur le terrain”. Il est le seul à avoir accès aux plus hautes sphères de la sécurité, mais son amour grandissant pour Nikita et l'accroissement de son expérience dans le secteur amèneront les chefs de la Section Un à craindre un “putsch” [tentative de prise de pouvoir] et à le mettre de plus en plus en difficulté au point même d'envisager son “annulation”.
 
La relation entre Michael et Nikita est sans nul doute le vrai coeur de la série. C'est une relation complexe qui dure tout au long des cinq saisons et qui tient les fans en haleine jusqu'au dernier épisode. Leur histoire baigne dans l'incertitude et ceci ne fait qu'augmenter l'attente du téléspectateur qui se colle à l'écran avec un seul désir: savoir comment ça va finir pour ces deux amants maudits.
 
Dans la première saison, les fans ont cru que Michael utilisait Nikita comme un pion, la manipulant dans le seul but de la rendre parfaite pour la Section Un. Mais dans la deuxième et troisième saison, l'homme semble moins manipulateur et la relation avec Nikita mûrit en réponse à l'hostilité de l'organisation-même.
 
Même quand la Section Un ordonne à tous les deux de mettre un terme à leur relation, ni Michael ni Nikita ne réussissent à le faire. L'intérêt obsessif de Madeline et Opérations les amène à décider d'éloigner définitivement Nikita de Michael en recourant à une redoutable méthode de lavage de cerveau qui annihile toute forme de faiblesse et d'émotion. L'épisode “On Borrowed Time” jette les fans dans l'angoisse et la tristesse... Après le terrible traitement, Nikita succombe aux perfides désirs de l'organisation en prononçant à Michael les mots qu'il craignait d'entendre: “I don’t love you anymore – Je ne t'aime plus”.
 
Cette love story a donc été primordiale pour le succès de la série, rejoint surtout grâce à son étendue internationale et à l'attention de ses fans qui ont commencé à se regrouper sur la toile pour discuter des épisodes et de ses acteurs: Peta Wilson (The League of Extraordinary Gentlemen) comme annoncé, dans le rôle de Nikita; Roy Dupuis (Mémoires affectives) dans la peau de Michael, le mentor et l'amant; Matthew Ferguson (Cube 2: Hypercube) en Birkoff, le génie en informatique; Don Francks (Johnny Mnemonic) dans le rôle de l'expert en armes et munitions, Walter; Eugene Robert Glazer (The Five Heartbeats) en tant que grand méchant chef, Opérations, et finalement, Alberta Watson (Hackers) l'interprète de la brillante stratège, Madeline.
 
Ce qui, au-delà du romantisme décrit ci-dessus, m'a fait regarder la série de façon quasi religieuse, ce sont les sentiments et les émotions qui ont caractérisé la vie de la protagoniste, mais aussi les subtils regards et les constants sous-entendus qui m'ont menée au dernier épisode avec toute l'anxiété et l'inquiétude de connaître la fin des pérégrinations des divers personnages. Des dialogues pleins de doutes et d'imprévus couronnés d'une colonne sonore très évocatrice grâce à l'excellent thème principal de Mark Snow et aux morceaux des artistes comme Mono, Curve, Enigma et Morphine.
 
Pour beaucoup de téléspectateurs, LFN a été, plus qu'un rendez-vous, un “rituel” hebdomadaire, et ceci grâce aux thèmes de la série basées sur ses récurrentes incertitudes, sur la recherche continue du bonheur et de la fidélité. Actuellement au programme de la chaîne Rete 4 et bien qu'il s'agisse d'une rediffusion, la série continue de conquérir le public, de le séduire et de l'émouvoir comme si elle en était à sa première vision. Si vous aimez le genre et que ces thèmes vous sont chers, La Femme Nikita est un rendez-vous que nous vous suggérons de ne pas perdre.
 
 
 
Source originale:
 

Traduction: Michèle Brunel

 

Nikita-Vintage-2
 
 
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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 14:01

 

 


 
Octobre 2000


Peta Wilson se passionne pour les belles d'autrefois


Peta Wilson, vedette de la captivante série policière «Nikita», partage un point commun avec l'humoriste et comédien Michel Barrette: elle se passionne pour les voitures anciennes. Elle possède déjà une Chevrolet 1962 et une superbe Thunderbird décapotable 1956.


Mais il semble bien que Peta n'est pas la seule à s'intéresser aux vieilleries. Roy Dupuis, qui partage la vedette de la série «Nikita» avec la belle Australienne, a passé tout l'été à rénover sa vieille maison de campagne qui daterait de 1840. Il est amusant de constater que dans la série «Nikita», ces deux acteurs évoluent dans un environnement hautement technologique, presque futuriste, mais que dans la vie, tous les deux affectionnent les choses anciennes. Ils vous attendent les jeudis à 21 heures jusqu'au 12 octobre, puis le vendredi à 22 h 30 à compter du 27 octobre.

 

 

 

Question à Rick Jacobson, réalisateur (LFN - S3 / Slipping Into Darkness - Under the Influence):

Vous aimeriez encore travailler avec Peta Wilson ou Lucy Lawless?

Je n’ai plus travaillé avec Peta depuis la fin de Nikita à la fin des années 2000. Elle est une grande actrice mais elle est une casse-couilles en production. Je ne peux pas vous dire à quel point j’ai perdu du temps à l’attendre sur les plateaux. Ça vous tue quand vous devez annuler des scènes seulement parce qu’une actrice possède une telle attitude… 


Source:

http://www.cinemafantastique.net/Made-in-USA-Bitch-Slap.html

 

 

 

Peta-LeLundi

Magazine LE LUNDI


 

Elle  mesure  5  pieds  10  pouces

 

«Âgée de 28 ans, Peta Gia Wilson, alias Nikita, incarne mieux que quiconque la force et la vulnérabilité, le mystère et le sex-appeal. Née à Sydney, en Australie, elle a grandi à Papua, en Nouvelle-Guinée; elle a décidé de devenir actrice à 21 ans, après avoir été mannequin. Grande et belle [elle mesure 1,78 m], avec une voix gutturale qui ajoute à sa sensualité et des jambes interminablement longues qui ne laissent personne indifférent, elle est très rapidement devenue un personnage-culte de la télévision. Meilleure actrice qu'il n'y paraît, elle le prouve aux côtés d'Ellen Barkin dans Mercy, un film réalisé par son compagnon, Damian Harris, le fils du célèbre acteur Richard Harris.


Du personnage qui l'a rendue célèbre, elle dit: “Elle est violente, mais moins que moi”. Elle garde la forme en faisant de la natation, de l'équitation et des arts martiaux, ce qui ne doit pas nous faire oublier qu'elle a joué au basket-ball en semi-professionnelle et fait de la course de voiliers avec son père, un militaire de carrière.»

 

 

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 22:30

 


 

«I'm scared shitless». «I'm a frightened person». When Peta Wilson, who plays the lead role of the couture-clad, reluctant assassin on the USA Network's sole cult hit «La Femme Nikita» expresses the preceding sentiments to me on the Toronto set of her show, I don't beleieve her. It is hard to, given Wilson's towering 5'11" frame and baleful «this is going to hurt me more than it's going to hurt you, but it's still going to hurt you» gaze. Nonetheless, she's quick to emphasize the disparity between her on-screen demeanor and her own person­ality. «Scary movies scare me», she says in a rapid, raucous throaty Australian honk, a world away from her character's trademark enun­ciation, which tends to be pitched somewhere between a whisper and a threat. «When people get upset that scares me».

 

When we meet a week later for dinner in New York, she's reconsidered, loudly declaring: «Those things that make you frightened are what's standing in your way of being happy. Nothing real­ly scares me. I've faced my fears, embraced them and got over them».

 

Cleansed of all inhibitions, Wilson is one of those rare indi­viduals who takes big bites out of life and laughs with zest and pleasure as the juices cascade down her chin. Effusive, gregarious and endlessly tactile, she will hurl herself bodily - versatile, snow­white locks flying - into any potential interpersonal connection, free-associate her way through labyrinthine conversational catacombs (most of which she'll suffix with a shrug of either, «but then, I'm Australian» or «but then, I'm a Scorpio»), and dispense bone-crush­ing bear hugs and stinging ass-slaps at the slightest provocation.

 

Though it's bracing to get intimately acquainted with such a sexy free spirit, you also have to factor in the inescapable moments when she will: 1. Burst spontaneously into song (Estimated Time of Occurrence 10.54pm); 2. Grab your hand and yank you up on to the table, insisting you dance with her, while surrounding patrons look on and applaud (ETO 12.10am); and 3. Demand that you link arms while drinking (ETO 12.47am). None of which is to imply that Peta Wilson is anything less than a powerhouse of a woman, just that her outsize allocation of energy is a daunting proposition to someone accustomed to picking at a strained and pureed version of life. As we exit the restaurant, I flinch away from an affectionate head-lock. «You're frightened of me», she says, accusingly. I deny it, but she looks like she doesn't believe me.

 

A  similar  disbelief  has  festered  for  many  years  in  Hollywood.

 

Audiences won't shell out to see the Action Babe, is the conven­tional wisdom. They find her intimidating. Unfeminine. Butch. Even in the not-so-distant past, when the Giant Action Smash-Up was the most profitable and acceptable of all genres, and movies featuring guys who couldn't order a meal in English but could execute a spinning kick that would send an arms dealer crashing through a window on the 32nd floor were acclaimed by the unde­manding, no one clamored for a female equivalent.

 

Every attempt to establish an action heroine met with deri­sion and empty seats. Sigourney Weaver in the Alien series and Linda Hamilton in T2 hit the mark but both grew from their roles rather than starring in customized vehicles. The fates of Giant Action efforts tailored for Geena Davis (The Long Kiss Goodnight), Sharon Stone (The Quick And The Dead), Pamela Anderson (Barb Wire), Jamie Lee Curtis (Blue Steel), Lori Petty (Tank Girl), Cindy Crawford (Fair Game) and Bridget Fonda (Point Of No Return, the failed first attempt to Americanize Nikita), tell the real story.

 

Yet if moviegoers afforded the Action Babe a chilly reception, the same has never been true in TV land. In the 60s, Honey West, The Avengers' Emma Peel and Mission: Impossible's Cinammon Carter held sway. The 70s ushered in Charlie's Angels, Lindsay Wagner's The Bionic Woman and Lynda Carter's Wonder Woman. Though the 80s were devoid of iconic examples, over the past couple of years a trio of series spotlighting complicated women possessed of lethal hands and feet have been embraced by those members of the couchbound public active enough to bestow cult status on a show.

 

The heroines of Xena, Warrior Princess, Buffy The Vampire Slay­er and «La Femme Nikita» are not only characters fully enough realised to prevent their shows degenerating into the spectacles of humil­iation they could well have been, but also embodiments of a new breed of action star. Xena, an avowed standard-bearer for right ­eousness, is perpetually plagued by her genocidal tendencies. The petulant Buffy deals wearily with her vocation like a piano prodi­gy forced to practise scales when she'd rather be dating. Then there's Nikita, the covert killing machine who wanders the corridors of Section One, the super-secret upper government department that sprung her from prison in a state of hushed paranoid wonderment like a temp on her first day in a malign corporation.

 

Wilson says: «In movies, it's very hard in two hours to get that combination of action and drama. On TV, there's action every week but the emotional development of the characters is constantly growing. People get hooked.»

Wilson
is aware both that the small screen has become a sanctuary for the Action Babe and that she and her high-kicking sorority are redefining the stereotype. «I'm not playing Schwarzenegger with a handbag. When you're a woman taking on big bad guys, that's frightening. Nikita's a hired killer but there's always that element of fear that she could die».

 

Initially a style-strangled combination of The Prisoner, Mission: Impossible and a vintage Calvin Klein Obsession ad, the TV Nikita has succeeded in making a virtue of its excesses. The pregnant paus­es, meaningful glances and deadpan enunciation that once induced chortles gradually became the series' signature. «That was always the style but it took a while for people to get it», says Wilson. «On American television, other than The X-Files and NYPD Blue, they talk a lot of crap. People's concentration levels are so low. They watch TV so much, how do you keep them interested in a show where the style is different and the characters are ambiguous?»

 

The untamed intensity Wilson brings to the role is a prime attention-grabber. While she doesn't say that no American actress could match her mixture of the visceral and the vulnerable, she dismisses Nikita movie predecessor Bridget Fonda with a curt wave of her hand. She's scarcely more generous to the Livs, Gwyneths and Umas: «They're just so...» She adopts a trail, cower, timorous posture. «They don't have that...» Words once more failing her, she balls her fists and emits an antagonistic snarl.

 

American actors don't get off lightly, either: «They're all such pretty boys. Where are all the real men?» Of course, a pretty boy plays an integral part in Nikita's constituency. Endless speculation fills the show's multitude of Internet fan pages concerning the snail's-pace development of the love that dare not speak its name between Nikita and her mentor/tormentor/fetish Michael (played by Quebecois actor Roy Dupuis), who turns in a performance so inert it's virtually still life. Says Wilson: «He's a man of few words and movements. Consequently, I've got to keep asking myself "why the hell is she attracted to him?" It's a bit S&M.»
 

«We  made  our  love  scene  like  a  fight  scene  and  our  fight  scene  like  a  love  scene» 

 

This most complicated of potential couplings is defined when Nikita (it's not the sort of show where anyone ever thaws out suf­ficiently to call her Nikki) escapes from Section One and then de­cides she wants back in. To help her fake her abduction and return to HQ without arousing undue suspicion, Michael does her the favor of beating her bloody. «We made our love scene like a fight scene and our fight scene like a love scene», says Wilson with relish.

 

Born in Sydney, Australia in 1970, Peta Gia Wilson and younger brother Rob were uprooted by the demands of their Army offi­cer father Darcey's profession and relocated to New Guinea. Deal­ing with constant displacement (the family would move another dozen times before she turned 13) bred in her a vivid imagina­tion which sparked an ambition. «When I was nine years old I saw Thunderbolt and Lightfoot and I said, "I want to be like Jeff Bridges". That's when I started to dream about being an actress».

 

She never pursued this yearning in Australia but did achieve a modicum of recognition as the youngest player in the national netball squad. Her stature, carriage and those locks led to a mod­eling career, dismissed now with a curt, «it wasn't full-time». It did, however, last long enough to cause her to become anorexic. In 1978, her weight dropped from 140 to 110 pounds.

 

After growing out of both modeling and vomiting, Wilson moved to Los Angeles in 1991. Three months later, she met and moved in with writer/director Damian Harris, son of Irish actor Richard Harris. The ego problems that might occur in a relation­ship between actress and director have failed to lessen the pair's bond. «I really appreciate and respect what he does, as he does me. I think part of the reason we fell in love is the creative abilities that we have. That's attractive».

 

Wilson spent the next six years studying acting under a pro­tege of theater legend Stella Adler and consuming as much Ten­nessee Williams as humanly possible. Then she prepared to strike out for New York and look for stage work. «That's when my agent called and said, "can't you do TV?" I said, "what the fuck? My per­sonality on telly?" It won't fit!» Nonetheless, she turned up for the audition for Nikita, snatched a basketball from a casting director's hands, bounced it off the walls, then sat down and charmed the pants off the assembled executives. She was instantly offered the part.

 

«When I started I was like, "holy Hell, what am I doing?" I come from the theater. But now I've learned the techniques, it's harder to do than some fantastic play. There are so many things you've got to think about, like when the commercial break's coming».

 

Wilson has a haunted look that sets her apart from most TV actresses. I describe it as Nordic, almost Viking. She sets me straight. «Nordic? I think it's the Scot in me. Scottish girls are fair. I was going to dye my hair dark then I thought, blondes were very strong. Mae West, Bette Davis. Things changed, now there's this stereotype of what a blonde-haired girl is. I don't know how that happened». Marilyn Monroe, I offer. «So you take what Marilyn Monroe had, add this oomph and you've got this other thing. Maybe that's the Australian in me. I think Australians are the modern-day Vikings».

 

Though she is tied to Nikita for three more years, movie offers are coming Wilson's way. She talks about developing an action movie she'll be ready to play when she turns 35 (she's 27 now), but is otherwise cautious. «The next choice I make is going to be some­thing that feeds me creatively. I'm already getting exposure so it's not necessary to do a movie for exposure unless I wanted to blast myself into some kind of fucking place where I didn't have a life which I don't want to do. I've been offered a bit of money, too, but it's like, well, what do you need? I'm making a nice living».

 

Nice enough to indulge a growing jones for vintage cars («I've got a 56 T-Bird, a 58 Chevrolet Impala Convertible and a 38 Dodge»), but, apparently, not yet anywhere near the level where a distorted view of reality sets in. Back at the Nikita set, she'd said: «At any moment, you know, this wave that I'm riding like a surf­board rider is going to crash and I'd better be ready for the fuck­ing tumble-turn that's going to happen. I know at any point it could finish and you'll be like, «who the fuck was Peta Wilson?»

 

So saying, she left to film the last scene of the final episode of the second season. Her closing sentence: «I'm not afraid».

 

 

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Published by Michèle - dans Spécial PETA WILSON
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 21:11
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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 20:11

 


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Oh no, it is not by chance that I wish to linger over Madeline's character, sublimely played by the very great and beautiful Alberta Watson, but - something that should not escape anyone - because of its many similarities with Michael's one (to whom this blog is mainly dedicated): the likeness between them is such that its absolutely deserves a whole chapter. The differences are negligible, but striking.
 

In case a «Mystery Award» had to be given and if we had to determine wich one of them is the most intriguing and most disconcerting, the jury would surely take upon itself a difficult task. From beginning to end, Michael and Madeline will in fact remain a real enigma, an eternal big question mark: a rule from wich they will never depart.
 

To study Madeline's facial expression or gaze is as fascinating as trying to solve the secret of Michael's thoughts: same closed «iron gates», same way of protecting themselves against any violation of their privacy, same manner of concealing and repressing their feelings while letting pass just a litlle touch of their deep-down agitation or pain, a fragment of response, approval or dissatisfaction. Same jet of water and fire that freezes you, confuses you or inflames you according to circumstances. Same inquisitive «steel and velvet» gaze whose only the colour of their eyes makes the difference, Madeline's dark brown one giving her more harshness.


Both are perfect in their second in command role: same devotion, same discretion, same great skill, same manner of manipulating and supervising behind the scenes. Same impassibility, same pragmatism, same rigour, same mathematical precision, same engaging... and falsely conciliatory intonation!
 

Same «flavour», same «savour», same «spice»...  Same angelic sweetness, same diabolical intelligence, same phlegmatic appearence, same strategic patience; the same «subtle combination of opposites, contrasts and contradictions»... Same enchantering voice, same elegance, same polite  attitude, same wisdom, same iced charm. Same delightful coktail to be tasted...

 

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We can easily say that Michael is the male Madeline's counterpart: handsome, graceful, stylish, cerebral type, perspicacious, composed, invariable tone, nerves of steel...
 

Both are shrewd and outstanding operators ruling in the art of seeing the blows coming, of anticipating and parrying them with lightning speed: they are so identically shaped and so similar that they inevitably cann't do anything else than challenging and distrusting each other, than trying to outdo each other in inventiveness and know-how.
 

Each exchange or confrontation takes on an air of duel, of competition and silent manipulation. Their life is a perpetual contest of «crafty tactics», coldness, insensitivity... and «mechanization»... Michael’s most magnetic gaze against most Madeline’s enigmatic smile! Two people as attractive and disturbing who clearly cultivate a paradoxical way of being: both are «shining» and «dominating» mainly thanks to... their self-effacement and their plasticity, thanks to the immobility of the eyes, face and body! No sign of a facial movement, of an eyelids blinking which could betray the slightest emotion... Not a single word: «speech is silver, silence is golden».
 

Same predispositions: reserve, restraint, Olympian calm, unchangeable mood. Same «top of their class» at school... a training death school! Both are able to be obnoxious. Both enjoy flair, self-control and assurance wich will never them failed. Same manner also of evading answers or of answering without a word, of putting people ill at ease or unable to distinguish truth from falsehood, of sowing a seed of doubt in their mind... Same talent for «giving you the impression» that... of being... of having something... even though you are not supposed to know, to be or to have...

 

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What  about  their  differences?

 

Their years of experience. Time and events that formed Madeline's profile and made her invulnerable. A complete and successfully «dehumanization process». She is «the» perfect «finished product», while in return, even if he is a «top-of-the-range product», Michael is still «under construction», on the way to completion...
 

Between Michael and Madeline, the lady is indubitably the most fearsome character, because she reached the highest level of «impenetrability» and is now coming very close to cruelty... but never to an act of  madness or to a thoughtless gesture.
 

As everyone in Section One, she learned the job to her cost; she could finally make a clean sweep of her memories - obviously painful -, and get used to the idea that, from then on, she will live only for her work... To such a point that she even could resist love... and also resist Operations's advances... so that she could use him just occasionally for her own pleasure. A result that has absolutely to be got with Michael and Nikita...


But while Madeline finally resigned herself to her fate and swore loyalty to Operations, to whom she reported everything, Michael, although being docile and disciplined, on the other hand will always remain profoundly ungovernable. His strength? Go it alone and stay secretive, for better or for worse.


If Michael and Madeline have opted for a similar attitude, in return, they differently base their own power. While Michael is charming you thanks to his strength and his brightness, to the beauty and the intrinsic life of his look, to the strange blend of placidness and gravity of his expression, to his pacifying or sometimes sharp way of «whispering» instead of speaking in a loud voice, Madeline, for her part, in addition to the dangerousness of her black glance, is disconcerting you thanks to her delicate mellow tones and to the perfidy of her engaging smile: a cleverly mixture of affability and Machiavellianism, of serenity and harshness, of threats and support..., everything constantly fluctuating between understanding and implacability, between tact and sly aggression. Now sprinkle «the whole package» with a veil of  melancholy, irony and bitterness... and you will get our Madeline!


A gorgeous Madeline/Alberta Watson, because as imperturbable and hard to be decrypted asMichael. Their complexity makes their analysis inescapable. And both their presence into Section One is indispensable.

 

But  also...


An extremely proud and haughty Madeline whose style and refined beauty has no other equal than the Michael's sensuality and catlike beauty!

 

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"The style management is on the way to professionnalization and nothing was left to chance,  starting with one's face, hairstyle and make-up" (quote)
 

Although being in sharp contrast with the stunning, blonde, wild and always colorful Nikita, the dark and foggy Madeline is equally amazing and very attractive. Despite of her austere role and her sartorial simplicity, it's impossible to deny the evidence: her feminity passes through the screen! So much that we would like to smell a scent of her perfume, of the flowers she surrounds herself with..., if only we could. Her great artless female presence, without any jewels, accessories or plunging neckline, makes her stand out, naturally, like a vanilla fragrance... Madeline is the perfect portrayal of beauty in the simplicity.
 

Woman of influence, high society woman and woman through and through, Madeline distinguishes herself as well by her intellectual refinement as by her class, her deportment and her propriety. No strong language, never raise her voice, no inappropriate gesture. An exterior appearance in perfect harmony with her inner balance.
 

Loved or hated, Madeline is a character who, nonetheless, remains an outstanding example of good taste, dignity and courage. A queen of the night who, as long as she lives and breathes, will respect the rules she established and dictated to others. To her dying day, she did her job and did it well.
 

Bye bye Madeline, we really enjoyed!


© Michèle Brunel  (Cet article est protégé par  ).

 

 

 

This translation, done all by myself, is a personal tribute to my second favourite character in the La Femme Nikita show and to the kindest actress I could virtually meet in my life.



 

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Published by Michèle - dans Spécial ALBERTA WATSON
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 19:07

 

 

 

«Aujourd'hui, 10 ans plus tard, sort un remake de Nikita, et A. Watson a demandé à apparaître comme guest star dans l'épisode final de la première saison. Ceci dans le but de retrouver les émotions des vieux jours de La Femme Nikita, comme elle l'avoue.


«C'était un peu bizarre... En réalité, je ne reviens pas en tant que Madeline, ou du moins on n'en est pas sûr, car le personnage ne s'appelle pas Madeline, mais il occupe une position très élevée. Donc c'était l'fun d'un certain côté, mais ensuite j'ai ressenti une grande nostalgie de la série originale, et j'ai commencé à penser à tous les plateaux qu'on a faits, que j'adorais, ainsi qu'au groupe. Bien sûr, s'adapter au changement et évoluer fait partie du métier d'acteur.»

 

 


Alberta

 

 

4 janvier 2010
 

«Résidant à Toronto, l'actrice - née Faith Susan Alberta Watson - continue de décrocher des rôles importants et des critiques élogieuses, après presque 30 ans dans le show business.» 

 

Elle a virtuellement pesé 159 kilos, été une prisonnière de guerre, un manchot derrière les barreaux, une prostituée de luxe, une tueuse impitoyable, un commandant impassible, la mère d'une rock-star transsexuelle et une maman perturbée. Elle a même été un hologramme.

 

Bien qu'Alberta Watson ait pu jouer une prisonnière (dans Women of Valor, aux côtés de Susan Sarandon), elle ne s'est pas pour autant laissé enfermer durant le reste de sa stupéfiante carrière au cinéma et à la télévision.

 

L'actrice - née Faith Susan Alberta Watson - qui a joué dans les séries télévisées à succès 24La Femme NikitaLaw and Order et The Border, et s'est gagné le surnom de «Reine des Indies» pour des films indépendants de haute gamme comme Spanking the Monkey, The Sweet Hereafter [VF: De beaux lendemains], Hedwig and the Angry Inch et Away From Her [VF: Loin d'elle], continue de décrocher des rôles importants et des critiques élogieuses, après presque 30 ans dans le show-business. Et tout cela sans avoir dû déménager de Toronto.

 

À 54 ans, la clé de son succès semble être de toujours aspirer à être une «actrice» et non pas une «star». Elle a visé juste. Ses choix de carrière lui ont permis de continuer à travailler alors que d'autres se heurtaient contre un mur; elle a su alterner personnages fascinants, originaux et exigeants, et rôles dans de grosses productions destinées à un large public.

 

Une combinaison qui lui a réussi au point de pouvoir s'offrir une belle vie, dans sa maison à Toronto et dans son magnifique chalet sur son île privée aux abords de la ville.

 

Quel  est  son  secret?

 

«Eh bien, je n'ai jamais vraiment ressemblé à la parfaite jeune débutante, dit-elle en riant. J'étais sombre et différente. Mais j'avais une telle passion que je pense que les gens du casting et les producteurs ont senti qu'ils devaient me prendre. Je suis chanceuse.»

 

Avec une carrière qui a débuté au cinéma à l'âge de 23 dans (ironie du sort) In Praise of Older Women [VF: En hommage aux femmes de trente ans], sa plus belle opportunité fut sans doute d'avoir été sélectionnée près de 20 ans plus tard pour la série télévisée en prime time qui lui offrit le rôle qu'on lui connaît certainement le plus, et une place dans le panthéon des personnages idolâtrés par toute une frange de fans. Dans la série culte La Femme Nikita (basée sur le film français), elle incarnait la froide et méticuleuse meurtrière Madeline, et le public, les femmes en particulier, a accroché.

 

«Ils ont aimé voir une femme forte, opérant au sommet de son art: une femme qui ne cédait ni n'abandonnait jamais», explique A. Watson«Madeline était extrêmement confiante et déterminée; deux des qualités les plus importantes, d'ailleurs, pour asseoir une carrière dans ce métier.»

 

Également des qualités importantes pour quelqu'un qui s'efforce de survivre à un cancer.

 

Comme dans un mauvais film, alors que notre héroïne prenait ses marques au début d'une deuxième saison de Nikita alors en plein succès, elle fut anéantie par la pire des nouvelles: un diagnostic de lymphome mettant sa vie en danger, qui nécessitait chirurgie, chimiothérapie et une foule d'effets secondaires dévastateurs qui la firent un certain temps douter de pouvoir y survivre.

 

Elle subit une chimiothérapie très dure – la plus forte de toutes. Si elle perdit ses cheveux (un déchirement pour quiconque d'entre nous – à plus forte raison pour l'actrice glamour d'une série télévisée!), elle ne perdit à aucun moment son bien-aimé, Ken Sedgwick, son partenaire depuis 14 ans, ni le cercle d'amis et de collègues qui se sont mobilisés pour lui apporter un soutien auquel elle attribue encore une valeur incommensurable. Les producteurs de Nikita la gardèrent – tout en lui donnant tout le temps et les perruques dont elle avait besoin pour continuer à travailler.

 

Et aujourd'hui, une douzaine d'années plus tard, elle continue à travailler - et vivre – et à aimer sa carrière. Elle poursuivit celle-ci avec le rôle en co-vedette de la femme-chef Erin Driscoll dans 24, ainsi qu'avec le film Away From Her (avec Julie Christie), avec le populaire drame en prime time de Radio-Canada [CBC] The Border (où elle joue un haut fonctionnaire sortie de l'alcool), et toute une série d'autres.

 

Plus récemment, A. Watson a été choisie pour prêter sa voix à Mary Rutherford et ses 159 kilos, dans le fascinant film d'animation de l'ONF The Spine (produit et réalisé par le vainqueur de l'Academy Award, Chris Landreth, primé à Toronto en juin dernier - on parle également déjà d'un Oscar pour The Spine).

 

«C'est un travail qui demande une approche très différente pour une actrice mûre», nous confie-t-elle. «Il y a des parts [rôles] en moins, et pour ceux qui sont là, eh bien, les producteurs veulent encore vous faire paraître des décennies plus jeunes. La pression sur les actrices pour qu'elles emploient des moyens radicaux et en arriver à cette apparence d'éternelle jeunesse, a eu des conséquences terribles, que nous avons tous pu voir, je pense. Tout ce que je peux faire, c'est continuer d'être là et faire de mon mieux.»

 

«Si j'ai appris quelque chose au long de ma carrière c'est que vous devez vous accrocher à la sagesse que vous avez acquise, et l'utiliser dans votre jeu. J'apporte aujourd'hui dans mon travail une authenticité et une expérience qui ne viennent qu'avec l'âge et le temps.»

 

«J'ai maintenant une carrière complètement différente de celle que j'avais à mes débuts, à 16 ans», ajoute-t-elle pensive. «Et je ne la voudrais d'aucune autre manière.»

 

«Et, oh oui», dit-elle avec sa façon de rire, «vous pouvez me citer pour ceci: il ne faut vraiment pas se faire trop de mouron – il faut juste avoir la foi.»

 

Nous pourrions tous nous abreuver de cette foi, «foi» comme Faith ... Susan ... Alberta ... Watson.

 

Source:

Traduction française de l'article de Jane Wilson

http://garygoddardagency.com/uploads/In-Praise-of-Alberta-Watson--TempoToronto-2010.pdf

[article transcrit en août 2010]

 
 
Traduction © Michèle Brunel


    

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